Uber : très critiqué en interne, le patron fondateur contraint de céder sa place

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Le zoom éco est une chronique de l'émission Europe matin
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Très critiqué en interne, Travis Kalanick a annoncé qu'il allait prendre un congé sabbatique dont la durée n'est pas définie.

Le patron fondateur du géant américain Uber est contraint de lâcher les rênes du groupe qu'il a fondé en 2009. Il prend un congé pour une "durée indéterminée". On lui reproche des méthodes de management déplacées.

Les blagues sexistes, le harcèlement, sont monnaie courante chez Uber. Et on reproche au patron de tolérer, voire d'encourager ce type de comportements. Des relations trop intimes au travail, un budget alcool hors norme, lors des pots entre collègues, le non respect de la vie privée etc.

Comment-est-ce possible qu'à ce niveau-là, on ait encore une ambiance d'étudiants attardés ? 

Uber est valorisé 70 milliards de dollars, plus que Ford ou General Motors. Mais, le paradoxe, c'est que cette ambiance d'étudiant attardé (comme vous dites), c'est aussi ce qui fait la force de ces start-ups de la Sillicon Valley. Ce côté pirate, non respect des règles, implication à 100 % des salariés avec - bien sûr  - des travers insupportables qui éclatent aujourd'hui au grand jour et qui valent au patron d'Uber de devoir céder sa place pour une gestion plus professionnelle.

Ça veut dire qu'on va vers une normalisation des géants américains de l'Internet ?

Oui, normalisation dans les rapports sociaux. Il était temps. C'est connu. Uber maltraite ses chauffeurs dans le monde entier, ce qui est aujourd'hui un frein au développement de l'entreprise. Et puis, on attend aussi une normalisation en matière fiscale. Là aussi, les géants du Web se comportent en pirates et ne payent pas tous leurs impôts. Ça non plus, ce n'est plus acceptable.