Réforme du droit du travail : Emmanuel Macron veut aller plus loin !

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Le zoom éco est une chronique de l'émission Europe matin
Partagez sur :

D'après Le Parisien, Emmanuel Macron travaillerait finalement sur huit ordonnances concernant la réforme du droit du travail.

Emmanuel Macron veut visiblement aller plus loin que prévu dans la réforme du droit du travail.

D'après Le Parisien, le gouvernement travaille sur huit ordonnances.

Dans cette réforme du marché du travail, on a beaucoup parlé jusqu'à présent du plafonnement des indemnités aux Prud’homme parce que c'était simple et concret. En revanche, on a moins parlé de l'inversion de la hiérarchie des normes qui est un concept plus compliqué.

Ça veut dire quoi "inversion des normes" ?

C'est l'idée qu'une entreprise puisse faire ses propres règles, sans respecter obligatoirement les règles du secteur ou de la branche.

A-t-on des détails sur ce que pourrait être ces "accords d'entreprises" ?

Ça devient très concret avec ces huit ordonnances.
Par exemple, les horaires de nuit. Théoriquement, c'est de 21 heures à six heures du matin.
Un chef d'entreprise pourra négocier un raccourcissement de ces horaires de nuit, qui ne commenceraient pas exemple qu'à minuit et non plus dès 21 heures.
Autre exemple, le contrat de travail. Aujourd'hui, le licenciement est très encadré.
Là aussi, un accord d'entreprise pourrait introduire une clause spécifique. Exemple, si l'entreprise perd tel ou tel client, alors un patron pourrait licencier.
Idem pour les salaires qui ne seraient plus automatiquement indexés sur les accords de branches.

Mais, ça risque de susciter un tollé !

Oui, il faut suivre maintenant la réaction des syndicats, des salariés et des Français.
Mais, c'est là un test capital pour Emmanuel Macron.
Tout d'abord économiquement. Il veut ainsi déverrouiller le marché de l'emploi pour gagner la bataille du chômage.
Mais c’est également un test politique. Emmanuel Macron veut montrer qu'il est capable de réformer le pays. Ce qui enverrait un signal très fort partout en Europe. La France peut se réformer, aller de l'avant, et donc, elle est prête à ouvrir un nouveau chapitre de l'aventure européenne.