Nissan : Carlos Ghosn passe la main à un Japonais

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Le zoom éco est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Alors que beaucoup s'inquiètent de voir les Japonais prendre le contrôle de l'alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn s'emploie à renforcer cet ensemble pour qu'il devienne indissociable.

Carlos Ghosn passe la main chez Nissan. C'est désormais un Japonais qui sera aux commandes.

Cette passation de pouvoir est cruciale car, à terme, le risque est de voir les Japonais prendre le contrôle de l'alliance Renault-Nissan.

Le risque, c'est de voir Renault dirigé depuis Tokyo et de voir Renault, relégué au rang de simple filiale française du géant Japonais.
Alors qu'aujourd'hui, c'est l'inverse, c'est Nissan, qui est une filiale de Renault. Ce qui est devenu très bizarre, car Nissan est maintenant quasiment deux fois plus gros que Renault et il va le devenir encore plus car Nissan est en train de racheter Mitsubishi.
La question que tout le monde se pose est de savoir combien de temps encore, les petits français vont-ils pouvoir dominer le géant japonais ?

Les Français pourraient-ils perdre la main ?

Tant que Carlos Ghosn est là, il n’y a pas de problème car il est un véritable héros au Japon. C'est lui qui a sauvé Nissan de la faillite en 1999.
Mais, la question, c'est pour l'après Carlos Ghosn. Or, ce moment arrive ! À 62 ans, Carlos Ghosn vient de passer la main au Japon et en France, son mandat se termine l'année prochaine même s’il sera peut-être renouvelé.

Que peut-on faire pour s'assurer que Renault reste bien en France ?

La meilleure carte à jouer pour les Français, c'est de se rendre indispensable.
De ce point de vue, les derniers résultats de Renault sont encourageants.
Avec sa filiale Dacia, les Français sont devenus les Roi du Low Cost et c'est un atout planétaire.
En Inde, par exemple, C'est Renault et non pas Nissan qui fabrique la Kwid, la voiture à 3.500 euros qui fait un tabac en Inde. C’est un premier bon point !
premier bon point.

Et puis, deuxième façon de se rendre indispensable, s'insérer au cœur de la vie du japonais. Et c'est le cas ! La collaboration est de plus en plus Intense.
Si vous prenez l'usine Renault de Flins en banlieue parisienne par exemple, on n'y fabrique plus des Renault mais des Nissan.

C'est ce à quoi va travailler maintenant Carlos Ghosn, à renforcer l'alliance et le mariage, pour que demain, on ne parle plus du camp français ou du camp japonais. Mais d'un ensemble indissociable : Renault-Nissan. Qui, avec près de 10 millions de voitures vendues, a réussi à se hisser dans le Top 3 des plus gros constructeurs mondiaux aux cotés de Toyota et de Volkswagen.