Logiciel truqueur : après Volkswagen, Chrysler et Fiat accusés de tricher

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Le zoom éco est une chronique de l'émission Europe matin
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Après Volkswagen, Chrysler est accusé par les autorités américaines, d'avoir installé un logiciel "truqueur" sur ses voitures.

Après Volkswagen, Chrysler est accusé par les autorités américaines, d'avoir installé un logiciel "truqueur" sur ses voitures.
Mais, cette affaire a des répercussion jusqu'en Italie où l'action Fiat, s'est écroulée de 17%, hier, à la Bourse de Milan.

Qu’est-ce que cette affaire ?

C'est Chrysler qui triche mais, c'est Fiat qui trinque.
L'explication est toute simple, Fiat a racheté Chrysler après la crise de 2008, ce qui s'est révélé sur le coup être une très bonne affaire.
Mais, les mariages, c'est pour le meilleur et pour le pire et le pire c’est en ce moment.

L'agence de protection de l'environnement américaine, celle qui avait débusqué la tricherie chez Volkswagen, a annoncé hier, de la même façon, qu'elle avait identifié un logiciel truqueur sur 104.000 véhicules diesels de chez Chrysler.
Si on prend la jurisprudence Volkswagen, 45.000 dollars d'amende par voiture truquée. Faites la multiplication, ça nous fait une amende potentielle de 4,5 milliards de dollars, d'où la chute de l'action Fiat

En même temps, on a l'impression que tout le monde triche !

Vous avez raison. D'ailleurs, puisqu'on parle de Fiat.
En France et en Allemagne, figurez-vous qu'on a découvert une supercherie qui ne manque pas de sel. Sur certaine Fiat 500, le dispositif anti pollution ne fonctionnerait que 22 minutes avant de s’arrêter.

Pourquoi 22 minutes ?

Parce que les tests en laboratoires ne durent que 20 minutes. Donc, Fiat s'assure que ses voitures sont impeccables le temps des tests. Et ensuite, on peut degazer.
Alors, bien Sur, Fiat conteste ces allégations de même que Chrysler aux États-Unis, nie avoir triché.
Mais on a effectivement l'impression, et c'est plus qu'une impression, que tout le monde triche.

Et qu'est ce qu'on fait, concrètement ? rien ?

Si aux États-Unis, il y a des amendes qui pleuvent et notamment 19 milliards pour Volkswagen.
Mais en Europe, c'est vrai pas grand chose.
Et, d'ailleurs, cela doit nous interroger sur notre modèle. En Europe, on est champion pour mettre des normes dans tous les sens mais personne ne les respecte.
Alors qu'aux États-Unis, on laisse les industriels bien plus libres mais attention, si vous trichez, la sanction sera lourde.
Finalement, c'est plus efficace car c'est bien la pression américaine, et non pas les normes européennes, qui ont convaincu les constructeurs automobiles d'arrêter les diesels, pour la voiture propre.