Les séries françaises ont le vent en poupe

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Le zoom éco est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Les séries "made in France" n'ont pas à rougir de la concurrence américaine, et se payent même le luxe s'exporter Outre-Atlantique.

A l'occasion du MIP-TV (le marché international des programmes Télé qui vient d'ouvrir à Cannes). Vous nous parlez ce matin du succès des séries Françaises, qui prennent leur revanche sur les séries américaines (qui ont longtemps trusté les meilleures audiences).

Effectivement, l'an dernier, les meilleures audiences à la télé, s'appelaient : Le secret d'Elise, Sam et surtout : Section de Recherche. Les séries françaises sont loin devant, les séries américaines (Experts, et autres Mentalist). Parce qu'effectivement, les Séries françaises paraissent aujourd'hui plus haut de gamme.

Elles créent même l’événement (Ce que les annonceurs apprécient ). Par exemple, dans deux semaines, on va avoir le retour sur France 2, de la série "10 %" (sur le milieu des acteurs), une série qui avait très bien marché l'an dernier.

 Et ces séries françaises parviennent-elles à se vendre à l'étranger ? Arrive-t-on à les exporter ?

 Oui, elles s'exportent. Dans les pays francophone bien sûr. Mais pas que ! Si vous prenez la série 10 % par exemple dont on vient de parler, la plateforme américaine Netflix vient d'acheter les droits pour 54 pays. Car, c'est ce qui est nouveau, et qui porte les séries françaises, c'est qu'avec la multiplication des écrans, des chaines de télévisions, des plateformes internet, il faut des programmes, des contenus.

Donc, les chaines françaises acceptent de financer des séries, tout en sachant qu'ensuite, ces séries auront une deuxième vie, sur d'autres supports. Donc, des recettes supplémentaires 

Financièrement, ça coûte bien plus cher de produire une série française, que d'acheter une série américaine toute prête ?

 

Bien sûr. C'est 3 ou 4 fois plus cher. Et le soucis, c'est que les chaînes de télé ont moins d'argent. Vous savez une bonne partie de l'argent de la pub, part maintenant chez Google et Facebook.

Donc, pour s'en sortir, les chaines font de la co-production. Comme Versailles, par exemple, la série de Canal +. C'est une co-production européenne, qui est même tournée en anglais, mais qui du coup, s'est vendue dans 135 pays, y compris aux Etats-Unis. Donc, vous voyez, maintenant, ce sont Les Américains qui se mettent aux séries françaises !