Les maisons de campagne victimes du ras-le-bol fiscal

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Le zoom éco est une chronique de l'émission Europe matin
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Alors que chacun rêverait de s'offrir une résidence secondaire, les Français renoncent à acheter un second bien à cause des impôts.

Les maisons de campagne victimes, à leur tour, du "ras-le-bol" fiscal. Pourtant, on aurait tous envie de s'offrir une résidence secondaire.

Selon une enquête du réseau immobilier Orpi, 55% des Français envisage d'acheter une résidence secondaire mais très peu le font, à peine 10%.
Pourquoi ? Quand on interroge les Français, ce qui est cité en premier comme frein à l'achat, ce sont les impôts locaux, la taxe foncière et la taxe d'habitation. C'est ce qui dissuade d'acheter pour 59% des Français.
Les charges d’eau, de gaz, d’électricité, de chauffage ou d’assurance arrivent en seconde position.

On peut le comprendre, ces charges n'ont cessé d'augmenter. Ça se chiffre en milliers d'euros chaque année.
Pour une maison que l'on occupe à peine 42 jours par an, une maison de campagne est vide à 90% du temps, vous payez les impôts pleins pots.
Donc, oui, ça génère une incompréhension et un ras-le-bol fiscal qui d'ailleurs devraient faire réfléchir les élus. Si plus personne n'achète ces maisons de campagne, ça fera moins de recette pour les petites communes.

C'est paradoxal parce que le marché des résidences secondaires a l'air de bien se porter pourtant.

Oui, c'est vrai, il est plutôt à la hausse. Vous savez, c'est l'envie d'etre propriétaire et de se constituer un capital.
On voit même des jeunes méanges qui ne peuvent pas acheter dans les grandes villes où le mètre carré est devenu trop cher et qui donc se font plaisir en achetant à la campagne.
Mais, on voit bien que cette question des impôts locaux à payer est devenue maintenant prégnante au moment d'acheter. Ça peut vous dissuader de passer à l'acte.

D'ailleurs Emmanuel Macron Macron l'a très bien vu, avec sa promesse de campagne, qui a fait mouche, consistant à supprimer la taxe d'habitation pour 80% des ménages.