Les femmes sous-représentées dans les Conseils d'administration

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Le zoom éco est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Depuis le 1er janvier, la loi impose 40 % de femmes dans les Conseils d'Administrations des entreprises cotées en Bourse. Un objectif qui n'est pas atteint. 

On parle beaucoup de parité en politique. En économie, ça traîne un peu. Malgré la loi, les femmes sont encore insuffisamment représentées dans les conseils d'administrations.

Depuis, le 1er janvier, la loi impose 40 % de femmes dans les conseils d'administrations des entreprises cotées en Bourse.  L'afeca - l'association des femmes experts comptables - montre qu'on est toujours en dessous.

Alors, ça dépend. Si on regarde, les très grandes entreprises, le CAC 40. On est à 44 % de femmes administrateurs. Donc, Au-dessus de la barre des 40 %. Et c'est même mieux qu'à la nouvelle Assemblée nationale, où l'on ne compte que 39 % de femmes.

En revanche, si on regarde, parmi les petites entreprises cotées, là, on n'est qu'à 28 % de femmes administrateurs.

Néanmoins, voyons les choses de façon positive.  Oui, la Loi permet de faire bouger les choses. Si vous regardez, par exemple, dans les Comité exécutif, (de direction). Là, il n'y a pas de loi. On compte moins de 15 % de femmes.

Et puis, à la loi, s'ajoute, la pression sociale, médiatique. C'est pour cela que les grandes entreprises, très soucieuses de leur image ont avancé. D'ailleurs, à chaque renouvellement d'administrateurs, elles favorisent systématiquement les femmes. Vous avez Même un groupe comme Engie, qui a dû mettre le Holà, car le groupe allait dépasser la barre des 60 % de femmes dans son conseil d'administration ! 

Et est ce que cela change la façon dont sont dirigées les entreprises ?

Oui, de nombreuses études montrent que les entreprises où les femmes sont surreprésentées affichent une meilleure rentabilité, une meilleure performance boursière. 

Alors, on ne va pas se raconter d'histoire, ce n'est pas parce que les femmes sont plus géniales que les hommes. Non, c'est simplement qu'elles apportent une diversité, bénéfique à l'entreprise.  Diversité d'opinions, d'expérience, de management, avec dit-on moins d’ego dans la façon de diriger. Mais, le fond de l'affaire, c'est surtout de mettre fin à ce scandale qui consiste à ostraciser la moitié de l'humanité.