Grèce : va-t-on enfin assister à la fin de la crise ?

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Le zoom éco est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Le ministre français de l'Économie, Bruno Le Maire, participe aujourd'hui à une réunion de l'EuroGroupe avec une proposition visant à mettre tout le monde d'accord.

Va-t-on, enfin, tourner la page de l'interminable feuilleton de la crise grecque ?

Le ministre français de l'Économie, Bruno Le Maire, participe aujourd'hui à une réunion de l'EuroGroupe avec une proposition visant à mettre tout le monde d'accord.

Aujourd'hui, le dossier grec est bloqué.
Avec d'une part les Allemands qui disent : "Les Grecs doivent rembourser toutes leurs dettes (plus de 300 milliards d'euros) jusqu'au dernier centime et selon le calendrier fixé".
Et de l'autre le FMI qui dit : "Ce plan de remboursement est totalement irréaliste. Il va enfoncer l'économie grecque encore un peu plus". Et donc, si rien ne change, le FMI dit qu'il se retirera du plan de sauvetage puisque la Grèce est toujours sous assistance.
Et justement, cette réunion d'aujourd'hui doit servir à débloquer une nouvelle tranche d'aide de sept milliards d'euros qui sont d'ailleurs intégralement destinés à nous rembourser. C'est ça le comble ! On prête de l'argent aux Grecs pour qu'ils nous remboursent et tiennent leurs échéances. Mais, pendant ce temps-là, le pays ne repart pas.

Et donc ? Quelle est la proposition française ?

La France propose que la Grèce rembourse mais à son rythme. Le taux de remboursement serait indexé sur la croissance.
Si la Croissance est forte, la Grèce rembourse beaucoup. Si la croissance est faible (ce qui est le cas en ce moment), la Grèce rembourse peu, voire pas du tout.

Cette proposition pourrait satisfaire tout le monde ?

Au moins, on aurait un accord de principe.
Mais, cette crise grecque qui n'en finit pas montre bien qu'il faut aller de l'avant dans l'intégration.
Dès lors que nous avons la même monnaie, il faut accepter davantage de contrôle et ne pas faire n'importe quoi. (Comme l'on fait les Grecs, il y 15 ans)
Mais, en retour, il faut aussi accepter une plus grande solidarité, ce que nous rechignons à faire aujourd'hui.