Football : Silvio Berlusconi vend le Milan Ac à des Chinois

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Le zoom éco est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Alors que son président gveut organiser la coupe du monde de 2030, la Chine rachète le club du football de Silvio Berlusconi, le Milan Ac.

Silvio Berlusconi vend son club de foot mythique le Milan AC, qui a remporté cinq victoires en Ligue des Champions, à un groupe chinois.
La Chine qui veut devenir une grande nation du Foot et même gagner la coupe du monde.

L'homme d'affaire chinois, Yong Hong Li, rachète le Milan AC pour 740 millions d'euros.
"Je vends avec Tristesse" dit Silvio Berlusconi. Mais, il explique que "le foot moderne implique des investissements et des ressources qu'une famille seule, ne peut plus assumer".
Au passage, c'est révélateur de l'affaiblissement du capitalisme familial italien. On l'a vu avec le rachat du géant du lunettes Luxxotica (groupe familial) par le français Essilor.
Les Chinois arrivent donc, à Milan, avec leur carnet de chèques. Ils promettent de faire venir des grandes stars. On a même parlé de Benzema.
Les Chinois qui ont aussi racheté, l'autre club de Milan, l'Inter de Milan.
Ils ont également des parts dans l'Atletico-Madrid et Manchester City.

Pourquoi les Chinois s’intéressent-ils tant au foot ? C'est un sport très peu suivi en Chine.

Oui, mais le président chinois, Xi Jiping adore !
Il veut organiser la coupe du monde en 2030 et la gagner.
Pourquoi ? L'objectif, c'est de rendre la Chine aimable et sympathique. Et pour cela rien de tel que de conquérir un sport qui passionne le monde entier.
C'est la stratégie du Qatar. Grâce au foot, le Qatar a acquis une visibilité internationale, qui pourrait lui servir d'assurance vie en cas de guerre ou de trouble géopolitique.
On appelle ça le soft Power par opposition au Hard Power (les militaires).
L'Amérique se rend aimable grâce à ses films et à Hollywood. La Chine, elle, aura le foot.

Le foot, qui est censé n'être qu'un sport, est au centre d'une bataille géopolitique où l'on s'affronte à coup de milliards.
La Chine va-t-elle tout rafler ?

On verra si cette politique d'État ou si cette démarche planifiée, aboutit.
Il ne suffit pas de sortir le chéquier, il faut aussi qu'émergent de grands joueurs en Chine.
C'est henry Kissinger, le grand stratège américain, qui disait au sujet du foot communiste :"Trop de planification détruit la créativité, indispensable pour briller au foot".