Emploi : la promesse de Bernard Arnault à Donald Trump

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Le zoom éco est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Le patron de LVMH a promis la création de "beaucoup d'emplois" aux États-Unis au nouveau président américain.

Un grand patron français, reçu par Donald Trump.
Bernard Arnault a rencontré hier le nouveau président américain. Le patron de LVMH a promis la création de "beaucoup d'emplois" aux États-Unis.
 
Finalement, ça marche ce "volontarisme politique" de Donald Trump ?

Non. En l'occurence avec LVMH, c'est de la Communication.
Car que veut Donald Trump ? Il veut de ré-industrialiser l'Amérique. Il veut faire revenir aux États-Unis les usines qui sont parties au Mexique.
Sauf que ca ne concerne absolument pas le géant français du Luxe. Jamais, Bernard Arnault n'a sous traité au Mexique ou au Vietnam, la fabrication de sacs Louis Vuitton, de Champagne Moet et Chandon, ou des vétements Christian Dior, qui resteront fabriqués en France.

En l'espace d'une semaine, Donald Trump peut se targuer de succès en matière d'emplois notamment dans le secteur automobile.
Après Chrysler et Ford, Totoyta vient d'annoncer 10 Milliards de dollars d'investissements aux États-Unis.

Là encore, c'est de la communication.
Toyota dit qu'il va investir 10 milliards en cinq ans aux États-Unis alors que sur les cinq dernières années, l’entreprise avait investi 10 milliards.
De même, Ford a annoncé la semaine dernière 700 emplois dans le Michigan alors que ses effectifs à travers le monde représentent 200.000 salariés. C’est dérisoire !

En fait, malheureusement, tout cela est une pièce de théâtre où les Politiques font de grandes déclarations et les Industriels font semblant d'y répondre.

Mais, Donald Trump pose quand même une vraie question : "comment faire revenir les usines aux États-Unis ou dans les pays développés ?"

Bien sûr, mais comme, on s'en doute, c'est un processus long. Il ne suffit pas de claquer les doigts pour les faire revenir.
Mais, la bonne nouvelle, c'est que ce processus de ré-industrialisatation est à l'œuvre et ça n'a rien à voir avec Donald Trump.
Vous avez d'un coté, les salaires qui augmentent fortement en Chine donc, ça vaut moins le coup de délocaliser.
Et à l'inverse, la robotique permet d'abaisser les coûts de production dans les vieux pays industriels, ce qui fait revenir les usines même si elles sont robotisées et emploient très peu d’ouvriers.
Mais, vous le voyez, l'histoire s'inverse et Donald Trump n'y est pas pour grand chose, même si c'est vrai, il veut encourager ce mouvement.