Angela Merkel tourne le dos aux États-Unis

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Le zoom éco est une chronique de l'émission Europe matin
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La chancelière allemande a clairement annoncé qu'elle ne comptait plus sur les États-Unis, elle s'appuie désormais sur Emmanuel Macron pour relancer l'Europe.

La Chancelière est décidée à relancer l'Europe en s'appuyant sur Emmanuel Macron.

Hier, soir, dans une brasserie à Munich Angela Merkel s'est lâchée.
L'époque "où l'on pouvait compter les uns sur les autres est quasiment révolue" a-t-elle dit en parlant des États-Unis.
Et d'ajouter : "Bien sûr, nous agirons en toute amitié, avec les États-Unis, mais aussi la Grande Bretagne, et d'autres voisins, y compris la Russie".
En clair : États-Unis, Grande Bretagne et Russie. Tous ces pays sont mis dans le même sac. Des simples voisins, avec qui il faut avoir de bonnes relations mais pas plus.

Et la Chancelière en tire toute les conséquences : "Nous Européens, dit-elle, devons prendre notre destin en main". "Nous devons lutter pour notre avenir, par nous-même".
Et pour cela, Angela Merkel compte beaucoup sur Emmanuel Macron, au sujet duquel, elle ne tarit pas d'éloge".

Concrètement, ça veut dire quoi relancer l'Europe ?

On sait qu'Emmanuel Macron propose la création d'un ministre européen des Finances commun, avec un budget commun.
Il est question également, d'une fiscalité commune pour les entreprises.
C'est l'idée proposée par Valery Giscard d'Estaing : après la monnaie commune, la fiscalité commune. D'ailleurs la semaine dernière. Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie, était à Berlin, justement pour relancer les travaux sur une harmonisation de la base fiscale (pour les entreprises) entre nos deux pays.

Est-ce ça va aboutir ? Ça fait des années que l'on parle de "Plus d'intégration" sans résultat.

Il y a une volonté commune forte. En France, et en Allemagne. "La jeune génération doit à nouveau croire dans l'Europe" a lancé Angela Merkel.
Et puis, c'est comme dans un couple, c'est toujours bon signe quand on se remet à faire des projets et à parler d'avenir, plutôt que ces sommets "de la dernière chance", convoqués dans l'urgence, pour sauver la Grèce ou l'Euro. Là, au moins, on parle d'avenir et c'est bon signe.