Nicolas Dupont-Aignan : "J'estime que l’industrie pharmaceutique n’a pas à imposer la vaccination de nos enfants"

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Le vrai-faux de l'info est une chronique de l'émission Europe matin
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Plutôt faux, car les vaccins représentent moins de 3% du marché des médicaments.

Le Vrai Faux de l’info avec le festival qui a suivi l’annonce de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, jeudi matin de rendre obligatoires pour les enfants onze vaccins.

Onze vaccins, Agnès Buzyn l’a confirmé, seront obligatoires le 1er janvier contre trois actuellement. Le sujet est extrêmement polémique, la défiance des Français s’étant renforcée depuis le fiasco du vaccin contre la grippe aviaire et on entend un nombre considérable de mythes, d’imprécisions... repris, sans filtres notamment par Nicolas Dupont-Aignan. "J'estime que l’industrie pharmaceutique n’a pas à imposer la vaccination de nos enfants, de nos bébés par des vaccins qui ne sont pas rendus obligatoires par l’État", a-t-il affirmé.

Les laboratoires se feraient de l’argent avec des vaccins pas indispensables. Vrai ou Faux ?

Alors, c’est vrai que le marché des vaccins est florissant dans le monde. Mais ce n’est qu’une infime fraction du marché des médicaments : moins de 3% du total. Et on ne parle que de onze vaccins, or il en existe près de 300. Les administrer à tous les bébés nés en France cette année coûtera autour de 100 millions d'euros, soit une goutte d’eau par rapport au chiffre d’affaires du secteur, qui est de 50 milliards d'euros.

Ensuite, il faut comprendre que ce n'est pas parce ces vaccins n’étaient que recommandés hier, qu’ils étaient moins importants que les autres. Cela tient en fait à l’Histoire : pour forcer la vaccination contre la variole au début du siècle, ou la poliomyélite, on a fait des lois. Mais ensuite, les gens avaient compris l'intérêt des vaccins, ce n'était plus nécessaire. Le taux de couverture a très vite été optimal. Il faut que ce taux atteigne 95% pour que la population soit protégée. Aujourd'hui, on oscille entre 70% et 85% donc la population n'est pas protégée. C’est parce qu'elle ne l'est plus depuis quelques années que cette obligation survient. 

Autre inquiétude, les adjuvants à l’aluminium des vaccins qui seraient dangereux. Vrai ou Faux ?

Plus qu’une tablette de chocolat, qui contient 10 milligrammes d’aluminium, soit douze fois plus qu’une dose de vaccin ? En l’état des connaissances, c’est faux. Des centaines d’études ont été conduites dans le monde, une seule, a conclu à un possible risque d’effets secondaires et c'est intéressant car elle vient de chercheurs français. C’est pour ça qu’on en parle seulement dans notre pays.

Elle fait le lien, entre ces adjuvants et une nouvelle maladie que ces chercheurs ont découverte : une lésion musculaire, jusqu'alors inconnue, et qui engendre des douleurs, des maux de tête. Cette équipe regroupe, à elle seule, 95% des observations mondiales faites sur cette maladie dont on a retrouvé 445 cas en vingt ans, quasiment tous en France. Alors que dans le même temps, 160 millions de doses de vaccins avec de l'aluminium ont été injectées dans notre pays et on n’a recensé aucun nouveau cas depuis cinq ans.

Est-ce que cela veut dire qu’il n’y a vraiment aucun risque ?

L’état des connaissances n'est jamais figé, en médecine. C’est pour cela qu’aucun médecin ne parlera de risque zéro, mais de rapport bénéfice-risque ; combien rapporte à la société, ce risque qu’on consent à prendre ? Par exemple, la rougeole, dont le vaccin va devenir obligatoire, est une maladie extrêmement contagieuse. En France, on en meurt encore, dix décès en dix ans, mais qui entraîne aussi des complications dans 30% des cas, parfois graves, des pneumonies, des séquelles neurologiques…

Lors de l’épidémie de 2010-2011, l’hôpital de Grenoble a calculé combien avaient coûté les hospitalisations de ces gens non-vaccinés : 1,7 million d'euros pour 460 patients. Les vacciner aurait coûté 6.900 euros. Les rapports sont du même ordre pour la coqueluche, ou même l’hépatite, dont le vaccin, n’est pas lié à des cas de sclérose en plaque.