Impossible d'interdir les OGM sans l'accord de l'Union européenne ? Vrai

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Le vrai-faux de l'info est une chronique de l'émission Europe matin
Partagez sur :

Florian Philippot a assuré dimanche qu'"on ne peut pas interdire les OGM si on est dans le cadre de l'Union Européenne, ce n'est pas nous qui décidons".

Selon le vice président du Front National, Florian Philippot, c'est l'Union européenne qui a la main mise sur la présence d'OGM dans nos assiettes. "On ne peut pas interdire les OGM si on est dans le cadre de l'Union Européenne, ce n'est pas nous qui décidons", déclarait-il dimanche dans le Grand rendez-vous sur Europe 1.

C'est vrai que la France n'a pas le pouvoir de bannir totalement la présence d'OGM sur son marché, mais tout est dans la nuance car il y a une différence entre les OGM que l'on cultive et ceux que l'on importe. En clair, pour la commercialisation des OGM : c'est vrai que si l’Union européenne a donné son feu vert à un produit, la décision vaut pour sur l'ensemble du marché européen. Du coup, effectivement 70 denrées alimentaires génétiquement modifiées sont importées sur le marche européen et donc en France. Il s'agit essentiellement de maïs, soja, colza ou de betterave sucrière.

Du coup, ces OGM atterrissent sans qu'on le sache dans notre assiette ?

Non pas vraiment, car la très grande majorité de ces produits OGM servent uniquement à l'alimentation du bétail. Ensuite, quand ces OGM sont utilisés dans des plats destinés à la consommation humaine, le consommateur le sait s'il regarde l'emballage. Car dès qu'il y a présence de plus de 0,9 % d'OGM, dans un produit cela figure sur l’étiquette, c'est une obligation européenne. Et précisons qu'actuellement seuls une trentaine de produits sont étiquetés comme contenant des OGM en Europe, c'est ce que relève l’association indépendante Infogm.

Enfin, dernière nuance, même si la France n'a pas le pouvoir d'interdire la présence d'OGM sur son territoire, elle a le pouvoir depuis avril 2015, comme les autres Etats membre, de pouvoir en interdire la culture. C'est le cas aujourd'hui, nous ne cultivons pas d'OGM en France. Contrairement à ce qui se passe en Espagne, au Portugal, ou en Slovaquie notamment, la culture du mais Monsanto 810, n'est pas autorisée chez nous.

C'est donc un vrai, mais très nuancé, pour Florian Philippot.