L’oiseau des tempêtes de Serge Brussolo : un roman d'aventures

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Le livre du jour est une chronique de l'émission Europe nuit
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Chaque soir, Nicolas Carreau nous emmène à la découverte des plus belles nouveautés littéraires.

L’oiseau des tempêtes de Serge Brussolo aux éditions Fleuve

Un bon vieux roman d’aventures.

L’oiseau des tempêtes, chez Fleuve éditions c’est signé Serge Brussolo. Il n’est pas célébrissime, il est très discret. Et pourtant, c’est un de nos auteurs les plus prolifiques et les plus plébiscités. Il écrit depuis les années 80 des romans entre la science-fiction, le fantastique, le polar et le thriller. Il a même publié des livres pour enfants, notamment l’armure de vengeance qui se passait au Moyen-âge.

Qu’est-ce que raconte son dernier roman ?

Alors, l’histoire de L’oiseau des tempêtes se situe sous le règne de Louis XIV. L’héroïne c’est Marion, la fille adoptive du baron Artus de Bregannog. Ancien militaire, passé chez les mousquetaires, c’est un homme cruel et en sursis depuis qu’il a été envoyé en Amérique mater les rebelles indiens. Il a été touché par une flèche empoisonnée et depuis, il sait que le poison finira par monter au cerveau et le rendra complètement fou. Déjà parfois, "il se met à transpirer tandis que s’allume dans ses prunelles une flamme effrayante, comme si la porte des enfers s’entrebâillait soudain sur les mystères de son âme". Quand on le rencontre au début du roman, il est en train d’inspecter un chantier naval. Des ouvriers s’affairent sur une épave qu’il vient de racheter. Il veut devenir pirate. Le bateau est un vieux négrier espagnol baptisé Le lion d’écume. Or, sur ce navire, quelques temps plus tôt, a eu lieu un massacre. On ne sait pas exactement pourquoi. La rumeur raconte que c’est un sorcier présent à bord qui aurait envouté l’équipage et les esclaves pour qu’ils s’entretuent jusqu’au dernier.

Un sorcier ? C’est donc surnaturel, paranormal ?

Ce sont surtout des foutaises, des vieilles superstitions de marins pour Artus de Bregannog  et aussi une excuse pour que les ouvriers bayent aux corneilles plutôt que de travailler. Ils affirment en plus que ce bateau est hanté et maudit. D’ailleurs la figure de proue du navire a disparu. Elle représentait un énorme lion et certains ouvriers jurent que ce lion les a griffés ! Franchement, qu’est-ce qu’il ne faut pas inventer ? À moins que les bêtes fantastiques ne soient pas seulement des hallucinations. Ça, c’est Marion qui va devoir le découvrir dans son périple que l’on suit pendant tout le roman. Elle va devoir s’imposer face aux pirates et aux hommes en général.

L’oiseau des tempêtes de Serge Brussolo donc chez Fleuve éditions