Haut Domaine de Dan O’Brien

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Le livre du jour est une chronique de l'émission Europe nuit
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Chaque soir, Nicolas Carreau nous emmène à la découverte des plus belles nouveautés littéraires.

Haut Domaine de Dan O’Brien aux éditions Le Diable Vauvert. Le roman du jour nous emmène dans les grands espaces américains.

Avec Dan O’Brien, l’auteur de Haut Domaine, publié au Diable Vauvert. Ce n’est pas un écrivain comme les autres, c’est un type fascinant. Il n’a pas loin de 70 ans, il a toujours écrit sur la nature et les grands espaces. Mais il est aussi propriétaire d’un ranch dans le Dakota du sud, au milieu de nulle part, où il élève des bisons.

Que raconte son dernier livre ?

C’est un recueil de nouvelles contenant 10 histoires avec un point commun. L’une d’entre elles, "Haut Domaine", qui donne son titre au recueil, raconte l’histoire de Willy Herbeck, par exemple, une vraie tête de lard, propriétaire d’un grand terrain de plusieurs hectares. Un jour, un agent de l’État vient lui annoncer qu’il va acheter son terrain 10.000 dollars pour construire dessus un tronçon d’autoroute. C’est ça ou il sera exproprié. C’est un bon prix, mais pour Willy, c’est hors de question. Il va tenir un siège pour protéger son territoire. Dans la nouvelle L’hiver du chat, on change d’ambiance, c’est un jeune garçon qui vit seul avec son père et qui doit protéger des oiseaux rares d’élevage contre un chat qui ne rêve que d’une chose : les manger !

Leur point commun c’est le territoire ?

Exactement. C’est un grand poème sur la terre. Sur les "étendues paumées de céréales et de pâtures" comme l’écrit Dan O’Brien quand il parle du Nebraska.

Entendu sur Europe 1
"Pauvre terre, dit-il. Au centre d’un continent. Aussi loin que possible de l’océan, où la pluie commence en été et la chaleur empiète sur l’hiver. Un territoire immense dans lequel les hommes se sentent petits. Pas de clôtures, les vaches se mélangent. Et chaque année, aussi sûr que l’herbe verdit, on rassemble le bétail". - Dan O'Brien

Voilà. Et sur ces grandes terres, Dan O’Brien nous raconte des tranches de vie, rythmées par les saisons, avec un phrasé de cowboy. C’est superbe. Le seul problème de ce livre, c’est que ça donne envie de tout quitter pour s’installer dans les grandes plaines. On le lit comme on prend une grande inspiration d’air pur.
 
Haut domaine au Diable Vauvert pour respirer un peu.