Viry-Châtillon : "Inadmissible zone de non droit"

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Axel de Tarlé, Xavier Yvon, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

La presse ce matin c'est d'abord une colère.

Exprimée en Une d’Aujourd’hui en France qui titre "Inadmissible zone de non droit" après le drame de Viry-Châtillon et dénonce "l'insupportable loi de la cité".

20 Minutes plonge également "dans le chaudron de Viry-Châtillon" pour dénoncer le manque de moyens de la police. "Ça fait 10 ans que nous demandons 300 effectifs en plus alors que nous en sommes à 112 en moins depuis 2012" s'étrangle un syndicaliste policier.

Libération a choisi de mettre "Frankentrump" à la Une. Libé qui nous révèle aussi que "l'État pourrait devenir actionnaire majoritaire des chantiers de St Nazaire" dont le propriétaire (un groupe coréen) est à vendre.

Politique aussi, mais chez nous.

Avec Le Figaro: "Primaire, Juppé creuse l'écart sur Sarkozy".

Lui est très loin derrière. Jean Frédéric Poisson qui est crédité d'1 à 2% d'intentions de vote.
"Mais qui est donc ce type qui s'est incrusté sur la photo ?" se demande Libé. Ce "petit chose de la primaire".
"Ultraconservateur, il veut libérer la France de Mai 68". À l'Assemblée, il se bat contre les textes visant à faciliter l'accès à l'IVG. Il veut aussi abroger la loi sur le mariage pour tous. "Dieu lui est tombé dessus un "samedi 30 janvier 1982 à 9h15". C'était en cours. Le lycéen a été "happé par cette révélation". Ça n'a pas fait de lui un élève modèle. "Ado, il s'ennuie à l''école. Et se fait virer de huit collèges et lycées avant de découvrir la philo et de faire un doctorat". On apprend aussi qu'il a un coran sur sa table de chevet. Depuis deux ans, il apprend aussi l'arabe "Par honnêteté intellectuelle pour connaitre le sujet dont on parle".

Et puis il faut regarder la une de Direct Matin qui nous rappelle de ne surtout pas oublier trop vite "l'urgence en Haiti".


Axel de Tarlé pour l'économie

"Renault prépare une low-cost électrique", c'est à lire en Une des Échos.

Le problème de la Zoé, la voiture électrique de Renault, c'est son prix de 24.000 euros Zoé malgré une aide de 6.300 euros, il faut tout de même compter la location de la batterie qui peut aller de 70 à 150 euros par mois.
La Tesla, quand à elle, est encore plus cher à 70.000 euros.
Le tarif des ces voitures électriques est un frein pour ce marché qui ne décolle pas.

Il a donc été confié au père de la Logan, Gérard Detourbet, le soin de concevoir une voiture électrique à bas coût. Il travaille à partir de la Kwid, ultra low cost, vendue en Inde, en version électrique.
 
Le problème de l'électrique c'est la batterie.

La batterie est lourde parce qu'un kilo est égal à un kilomètre d'autonomie. Sachant que la Zoé pèse 1,5 tonne, une tonne pour une clio et jusqu'à 2,5 tonnes pour une Tesla (Modèle X). Mais plus les voitures sont lourdes, plus elles ont besoin d'énergie et donc de beaucoup de batterie. C'est un peu le serpent qui se mord la queue.
L'autre point négatif, c'est qu'elles coûtent cher, 30% du total de la voiture et c'est notamment pour cela que la location est proposée.

La clé pour ces problèmes de batterie pourrait passer par la batterie sèche ou d'autres systèmes qui sont actuellement développés en Chine, le pays de l’électrique.
Mais Renault est un groupe qui, à force de se mondialiser, a tendance à oublier son pays d'origine.
Il serait plus intelligent de promouvoir la voiture Électrique en Chine de la même façon que Dacia avec la Logan en Roumanie.


Eva Roque pour le programme télé

Anne (Rouge)manoff à 20h55 sur France 4.

Pantalon noir et haut rouge évidemment, Anne Roumanoff débarquait sur la scène du Casino de Paris en 2014 avec un maximum d’énergie.
Une heure et demie ultra rythmée et un spectacle où il est question d’elle, de sa fille, de régime, de la crise et des smartphones.

Évidemment, et les spectateurs attendent ce moment, l’humoriste propose sa séquence Radio Bistrot, celle que le public a découvert dans Vivement dimanche prochain présenté par Michel Drucker.
Nous sommes en 2014, et Anne Roumanoff parle déjà des primaires à droite.

J’avoue avoir été bluffée par l’absence de temps mort durant tout le spectacle qui mériterait peut-être d’un peu plus d’improvisation.

Une préférence pour les sketches les plus écrits, ceux qui racontent la société comme celui sur La Stagiaire, ou encore cet ultime texte où Anne Roumanoff parvient à allier humour et sensibilité pour parler de ses origines, russes et marocaines.
Et rappeler que c’est vraiment bien d’être Français.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes pour la presse quotidienne régionale.

Dans la Montagne, violente agression en gare de Clermont-Ferrand dimanche au petit matin. Un agent SNCF roué de coups, et laissé pour mort. Aujourd'hui son état est stable. Son ou ses agresseurs ont ensuite mis la gare à sac en détruisant vitres, portes et autres distributeurs.
Coup de chaud sur l'huile d'olive dans la Provence avec une production en baisse à cause de la sécheresse. Du coup, les prix vont rester élevés.
Et puis, le petit coucou de l'hiver à la Une aussi ce matin. Premières chutes de neige dans Vosges Matin, c'était dimanche à Saint Maurice sur Moselle. Un petit centimètre qui n'a pas tenu.

L'histoire du jour c'est la fashion police. La police de la mode qui sévit dans un lycée des Yvelines.

Au lycée Condorcet, à Limay, tenue correcte exigée. Depuis la rentrée, casquettes et autres couvre-chefs sont interdits et surtout jogging purement et simplement banni. Le pantalon de sport, c'est niet ! Apparemment le règlement est appliqué à la lettre. Une élève raconte ainsi au Parisien qu'une de ses copines a été collée pour s'être présentée en survêtement alors qu'elle avait cours de sport le matin même. Car c'est ça la sanction, un mercredi après-midi de colle pour celle ou celui qui se présenterait en jogging. Pourquoi ? La proviseure ne souhaite pas s'exprimer mais la direction académique a été saisie après la lettre envoyée par une mère de famille qui dénonce un texte liberticide. Un règlement qui pourrait évoluer très prochainement selon le Parisien.