Viol conjugal, le silence et la honte

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Axel de Tarlé, Xavier Yvon, Eva Roque et Marguerite Lefebvre font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Ce matin, il faut lire L'Humanité qui a enquêté, à l'occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, avec une Une "choc" : "Viol conjugal, le silence et la honte".

L'Huma dénonce "ce crime silencieux" alors que plus d’un tiers des viols sont commis au sein du couple.
"Tiraillées entre leur souffrance et les injonctions "morales" de nos sociétés, les victimes se murent souvent dans le silence. Description cruelle mais nécessaire de la réalité du viol qui se cache derrière "le devoir conjugal".

Sinon, il y a la primaire. Ce matin, vos journaux sont moins inspirés par le sujet même s'il continue de "truster" pas mal de Unes.

Au rayon "classique", vous trouverez La croix : "Juppé, Fillon, projet contre projet".

Aujourd’hui en France : "Les questions qui fâchent".

Ou encore Direct matin : "Quel visage pour la droite".

Au rayon "content", il y a Le Figaro : ."Après la polémique, l'apaisement".
Le quotidien qui se réjouit d'avoir, hier soir, "deux rivaux qui ont fait preuve de retenue, tout en rappelant leurs divergences".

Les supporters marseillais noteront que la devise de l'OM a été (librement) adaptée par 20 Minutes : "Droite au but".

Et puis il y a Libération qui, toujours à propos de la primaire, met Vladimir Poutine à la Une et s'interroge : Est-il le "Faiseur de Roi ?".

Le président russe qui a publiquement affiché sa préférence pour François Fillon. Du coup, Libé constate que "du Brexit à l'élection de Trump en passant par la surprise Fillon, les planètes semblent alignées pour le président russe qui apparait comme le nouvel homme fort à l'échelle mondiale".
"Poutine à la conquête de l'Ouest", écrit le quotidien en pages intérieures.


Axel de Tarlé pour l'économie

"Les films français s'exportent toujours plus", c’est à lire dans le Figaro.

Les chiffres du Centre national du Cinéma  sur le bilan 2015 à l’export ont été publiés.

L’export des films français a progressé de 27% en 10 ans avec 111 millions d’entrées contre 72 millions en France.

Quels pays sont concernés ?

En premier lieu, il s’agit de la Chine avec 15 millions d’entrées contre 14 millions pour l’Amérique du Nord, neuf millions pour le Mexique, 5,5 millions pour l’Italie et seulement cinq millions pour l’Allemagne.  

Quels sont les films français qui plaisent à l'étranger  ?

Les films français ont un "je ne sais quoi" dont raffolent les étrangers.

Ce ne sont pas les films d'auteurs, trop intimistes, ou d'art et d'essais, mais plutôt les grosses productions qui séduisent.

À la première place, il s’agit du film de Luc Besson, Taken, qui enregistre 44 millions d’entrées à l’étranger. Tourné avec des acteurs anglosaxon dont Liam Neeson, l’intrigue se passe à Los Angeles mais fait travailler filière française.

Sur la seconde place du podium, c’est Le petit prince de Mark Osborne. Un film animation qui a enregistré 15 millions d’entrées à l’étranger.

La troisième place est encore pour Luc Besson avec Le transporteur qui a été visionné par 13 millions de personnes hors France.

Loin Derrière, on retrouve La famille Bélier à 3,6 millions et le film Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu ? à 2,8 millions.


Eva Roque pour le programme télé

Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu ? à 21 heures dimanche sur TF1.

Dimanche, TF1 réalisera certainement une des meilleures audiences de l’année avec cette comédie vue par 12,3 millions de spectateurs en 2014.

L’histoire est celle de Marie et Claude Verneuil, des bourgeois, parents de quatre filles.
L’une est mariée à un musulman, l’autre à un juif, la troisième à un Chinois et voilà la dernière qui annonce son union avec un noir.
Pour le père, trop c’est trop ! L’homme a d’ailleurs tendance à multiplier les remarques racistes.

Dans le rôle des parents Christian Clavier et l’exceptionnelle Chantal Lauby.
Philippe de Chauveron, le réalisateur, parvient à parler du racisme ordinaire avec humour, un peu à la façon de Muriel Robin et son sketch sur le Noir.

Ce film dégage un message de tolérance et un côté "bon enfant".
En le revoyant, on comprend que ce film séduise car il fait du bien. C’est rythmé, drôle, et bien joué.
Une comédie parfaite pour un dimanche soir.


Marguerite Lefebvre pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale

"Je suis déterminé". Ce sont les mots de Manuel Valls ce matin à la Une de Paris Normandie. Le quotidien publie une longue interview du Premier ministre qui  affiche sa volonté de redonner de la fierté et de l'espoir et de ne pas abandonner la gauche.

La forteresse de Noël à la Une des Dernières nouvelles d'Alsace. La forteresse c'est le marché de Noël de Strasbourg qui ouvre ses portes aujourd'hui. Contrôles d'identité, fouille, circulation interdite... Un dispositif sans précédent pour assurer la sécurité des visiteurs.

Et puis cette photo assez extraordinaire dans La Provence. On y voit les huit alphajet de la patrouille de France voler en formation. Jusque-là tout va bien sauf que si on regarde attentivement, il y a un intru. Il porte des ailes et vole à quelques mètres à peine des avions. Mais il s'agit bien d'un homme, un jetman avec des ailes sur le dos et un moteur. Hier trois hommes ont réussi cet exploit de voler à près de 300 kilomètres heures avec la patrouille de France. C'était une première mondiale.

L'Histoire du jour c'est un atelier curieux à la prison de Grasse

Oui et c'est Nice Matin qui nous raconte cette histoire. Dans la prison de Grasse, comme dans toutes les autres prisons, on propose aux détenus de travailler pour garder un contact avec la vie active et gagner un peu d'argent.

L'activité la plus répandue c'est un travail d'emballage. C'est ce que font depuis lundi, cinq nouveaux détenus mais ils n'emballent pas n'importe quoi, ils emballent des sex-toys qui sont donc apportés tous les jours dans la prison.

L'histoire aurait pu s'arrêter là sauf que quatre des cinq détenus sont en fait des délinquants sexuels. Un scandale pour le syndicat Force Ouvrière qui a décidé de monter au créneau et de demander une nouvelle affectation, moins indécente, pour tous ces détenus.