Vent de Révolte contre Donald Trump

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
Partagez sur :

Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Avec ces deux photos en Une du Parisien.

Sur la plus grande, une lycéenne en pleurs, une ambulance et des policiers armés en arrière-plan.
Peur au lycée, titre le Parisien, après les événements de Grasse hier.
Et justement, sur l’autre photo en première page, plus petite mais effrayante : un ado avec un masque à gaz, un masque de clown terrifiant sur le visage et un revolver sur la tempe. Une photo retrouvée sur la page Facebook du jeune homme qui a attaqué son lycée hier.
"Fasciné par les armes", dit Libération, au pied de sa Une.

Libé qui fait son plus gros titre sur ce "Vent de Révolte contre Donald Trump".

Le journal raconte qu'il y avait déjà une forte mobilisation des opposants à Trump depuis son élection, notamment du fait des décrets anti-immigration qu'il a signés. Mais là, ces opposants, viennent de découvrir le premier projet de budget de l'ère Trump et ils sont révoltés : moins d'argent pour les plus pauvres, la santé, l'environnement ou la culture et plus pour la sécurité et la défense.

"La télé commande" c'est ce que vous lirez en Page Une de L'Opinion.

Le journal rappelle que les cinq principaux candidats à la présidentielle vont se retrouver lundi soir sur TF1 pour un débat d'avant premier tour inédit. "La France entre dans une nouvelle démocratie cathodique".
Il faut regarder le dessin en Une : Nicolas Sarkozy, François Hollande et Jacques Chirac, assis sur un canapé, en train de regarder le débat à la télé. Question de Jacques Chirac : "Une petite Corona, quelqu'un?"

C'est aujourd'hui la journée du sommeil et le Parisien donne quelques conseils pour bien dormir à deux dans le même lit.

Pour éviter les ronflements, vous pouvez coudre dans le pyjama, à hauteur des omoplates, une balle de tennis. Ça empêche de se mettre sur le dos.


Sophie larmoyer pour la presse internationale

Alors que Williams et Kate arrivent en visite en France aujourd’hui, la presse s’intéresse à la Reine Elizabeth et en particulier à ce qui arrivera forcément un jour : sa disparition !

Elle a 91 ans ! Et il y a un formidable article publié hier par le Guardian, une longue enquête signée Sam Knight. Il nous rappelle que la Reine a survécu à 12 présidents américains, et qu’elle représente la stabilité et l’ordre dans un royaume en plein bouleversements. Ses sujets sont donc dans le déni que son règne puisse prendre fin. Voilà pourquoi le Palais a un plan. "Opération London Bridge (c’est le nom de code pour évoquer le terrible événement) : le plan secret pour les jours qui suivront la mort de la Reine", c’est le titre de cet article, qui nous raconte par le détail les deux grands événements, finalement, qui arriveront ce jour-là : "Ses yeux se fermeront et Charles sera Roi", écrit Sam Knight.

Tout cela est-il minutieusement planifié ?

À la minute près, c’est ça qui est fou ! Tout se déroule sur 10 jours. Dans le protocole "London Bridge" il est écrit "jour J" pour le jour décès (tous les cas de figure sont prévus, qu’elle soit à l’étranger, à Londres ou dans l’une de ses résidences). Le soir même, Charles s’adresse à la Nation puis à J+1, à 11 heures il est proclamé Roi. J+2 etc, jusqu’à J+9, jour des funérailles. Le Guardian nous explique que les premiers plans London Bridge, actualisés depuis, remontent aux années 60. Que la BBC, depuis 30 ans, répète régulièrement le dimanche matin, en imaginant des scenarii fictifs. Ce rituel, très précis, dépasse tout ce que les Britanniques ont connu par le passé car la plupart des Britanniques n’ont connu aucun autre monarque. Les trois derniers Premiers ministres de la Reine sont nés après son accession au trône.

Le rituel est à la hauteur de la place qu’occupe la reine dans la vie des Britanniques ?

Oui, et aussi à la hauteur des enjeux de sa succession. D’ailleurs l’auteur raconte que les réunions du groupe "London Bridge", ces dernières années, se concentrent plutôt sur l’accession de Charles au trône. Sera-t-il encore à la tête du Commonwealth, c’est pas sûr, ce rôle n’est pas héréditaire. Bref, on comprend à quel point ces 10 jours, qui suivront la mort de la reine, portent ces questions de l’identité du Royaume-Uni, en pleine période de Brexit. L’article est truffé de petits détails incroyables et pittoresques. C’est un récit passionnant, dont on peut raconter la fin : à J+9, les portes du cloitre du château de Windsor se refermeront, et à l’abri des caméras de télévision, "dans la chapelle, l’ascenseur du caveau royal descendra et Charles lâchera une pleine poignée de terre rouge prise dans un bol en argent".

On peut retrouver cette longue enquête sur le site du quotidien britannique The Guardian, en cliquant ici.


Eva Roque pour le programme télé

Agathe Koltès à 20h55 sur France 3 samedi

Direction Vannes pour des nouveaux épisodes de cette série française portée par Philippine Leroy-Beaulieu. Elle est commandant de police et débarque dans un commissariat dirigé par sa fille. Cette semaine, c’est une enquête sur le meurtre d’un marin.

Agathe Koltès, c’est une série policière classique mais qui possède des atouts régulièrement mis en avant sur France 3.
Il faut d’abord un lieu, pour le côté patrimonial. Et là, ce coin de la Bretagne ajoute un charme à la fiction.
Et surtout, il faut des personnages attachants. Féminins si possible.
Les relations quelque peu conflictuelles entre la mère et la fille rajoutent du piment. Surtout quand dans l’enquête, les soupçons se portent sur une mère et sa fille.

La série a été développée après le succès d’audience des deux premiers épisodes diffusés il y a 10 mois et qui avaient réuni 3,2 millions de téléspectateurs.
Si l’audience est encore là, une saison 2 pourra alors être envisagée.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.
 
La fusillade de Grasse dans Nice Matin et le quotidien de s'interroger sur la sécurité des établissements. Aucune fouille à l'entrée du lycée Tocqueville. Le président du Conseil Départemental, Eric Ciotti se dit favorable à des mesures plus coercitives pour mieux protéger les enfants.
Dans la course à l'Élysée, dernier jour pour les parrainages. La Voix du Nord donne la parole à ces petits maires qui ont choisi de petits candidats. "Intéressant d'entendre un autre discours" dit l'un. "Les grands candidats ne proposent rien" dit un autre.
Lui dit avoir été tabassé au meeting de François Fillon à Besançon. Il ne s'était pas levé pour la Marseillaise. Max, 19 ans témoigne dans l'Est Républicain. Il a porté plainte, sans pouvoir dire qui est à l'origine des coups.

L'histoire du jour nous emmène à Saint-Tropez, c’est à lire dans d’Aujourd’hui en France.

Et voilà un détenu en cavale qui n'a pas froid aux yeux. Il s'est fait la belle des Baumettes, à Marseille, en juillet dernier, et plutôt que de se planquer, il s'est relancé dans l'escroquerie du côté du Var, de la Madrague précisément, le refuge de Brigitte Bardot. Elle y avait besoin d'un bricoleur pour des travaux d'entretien. Lui, serrurier de formation, y a vu une opportunité. Et pas seulement pour bricoler puisqu'à l'insu de la star, il a pris des photos. 45 images et 15 vidéo qu'il a tenté de vendre à des magazines people qui ont tous refusé. Le faux serrurier a finalement été rattrapé par la patrouille mi-décembre pour une autre escroquerie, cette fois ciblant la gérante d'un site de vidéos porno. Le comble c'est qu'à Paris, où il a été arrêté, il se faisait passer pour le fils de Brigitte Bardot !