Vague de froid et premier tour de la primaire de la gauche : pour qui sonne le gla-gla ?

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour débuter.

On commence avec la Une du Canard Enchaîné et son art de mélanger deux sujets. Ça donne cette question, en Une : "Vague de froid et 1er tour de la primaire de la gauche : Pour qui sonne le gla-gla ?".

On sourit aussi en découvrant le dessin de Riss en une de Charlie Hebdo.

Donald Trump, la mèche plus jaune, le regard plus inspiré que jamais est face à un machine à café.
Choix 1 : Expresso. Choix 2 : "chocolat chaud". Choix 3 : "Café sans sucre". Choix 4 : Bombe H.
On voit bien qu'il hésite, magnanime, Charlie titre "Laissons-lui sa chance".

Beaucoup moins drôle, la Une du Figaro : "Terrorisme : ces "revenants" qui menacent la France".

Plus de 700 français dont 250 "combattants", ayant appris à tirer à la kalachnikov, à poser des bombes, à tuer et commettre parfois l'indicible" se trouvent en Syrie et en Irak. Et plus de 200 seraient de retour, donc, sur le territoire national" nous dit Loic Garnier, le chef de l'Unité de coordination de la lutte antiterroriste particulièrement inquiet pour les mineurs : "Dépourvus de tout discernement, il n'ont plus la notion du bien et du mal. En Syrie ou en Irak, ils vivent dans une société où ils glorifient des valeurs que nous bannissons et inversement". "Le fait de cotoyer des cadavres, d'assister à des scènes de décapitation a été banalisé".

Sinon, Aujourd’hui en France a recueilli le témoignage du père du jeune homme qui a tenté de gifler Manuel Valls hier.

"Comme beaucoup de jeunes de sa génération, mon fils ne se reconnait pas vraiment dans la société actuelle", dit-il... "C'est un geste de rébellion, pas de haine, mon fils n'est pas un garçon méchant", précise le papa qui ajoute "Maintenant il va devoir assumer".

Direct Matin a choisi de rendre hommage à l'Abbé Pierre "Irremplaçable Abbé Pierre".

Enfin alors que La croix s'inquiète d'"Un monde chahuté" par Donald Trump, Xi JinPing ou Theresa May.

Les Échos se demandent "Pourquoi Londres a fait le choix d'un Brexit dur".


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

À la Une de la presse polonaise ces jours-ci, l’arrivée, en Pologne, des premiers soldats américains dans le cadre du déploiement militaire le plus important, en Europe de l’Est, depuis la fin de la guerre froide !

La "brigade de fer" vient tout droit du Colorado, elle compte quelque 3.500 soldats, escortés de 87 chars lourds Abrams et 144 véhicules blindés Bradley, ce n’est pas rien.
Voilà qui "change sérieusement la situation sécuritaire de la Pologne", se félicite le quotidien Rzeczpospolita, qui rappelle que depuis son adhésion à l’Otan il y a 17 ans, la Pologne était une sorte de "membre de seconde catégorie de l’Alliance" car "un accord entre la Russie et l’Otan, datant de 97, stipulait que les troupes de l’alliance ne stationneraient pas chez les nouveaux membres”.

Ce qui a changé la donne, c’est l’annexion de la Crimée et l’implication de Moscou en Ukraine ?

Exactement. Ce déploiement militaire américain, décidé au dernier sommet de l’Otan en Juillet à Varsovie, a pour objectif de rassurer. Le quotidien économique Dziennik Gazeta Prawna, souligne que le pays "n’avait pas eu un si grand nombre de soldats étrangers sur le territoire depuis le 17 septembre 1993, quand le dernier soldat russe a quitté la Pologne". En lisant ça, "septembre 93", on réalise que c’est encore frais dans l’esprit des Polonais et des autres pays frontaliers avec la Russie.

Oui d’ailleurs, les troupes américaines ne resteront pas seulement en Pologne.

Non, elles feront des rotations aussi dans les trois pays Baltes, la Roumanie, la Bulgarie et la Hongrie, ce que déplore l’auteur de l’article de Gazeta Prawna, qui est un magistrat : "À peine 14 chars seront en permanence en Pologne”, regrette-il, en appelant les dirigeants polonais à ne pas être naïfs : "les alliés sont là aujourd’hui, mais demain peut-être pas". "Personne ne protégera nos frontières si nous-mêmes nous ne bâtissons pas une armée efficace", conclut Gazeta Prawna.

Ce déploiement exaspère Moscou, qui estime qu’il constitue une "menace", dernier petit cadeau d’Obama avant de se retirer.


Eva Roque pour le programme télé

Pigeons et dragons sur Arte Creative.

Il s’agit d’une nouvelle série animée déjantée produite pour le site internet d’Arte.

Vous allez faire la connaissance de Francis, Maurice et Godeffroy, trois chevaliers totalement nuls, prétentieux, lâches, voire brutaux.
Ils n’ont qu’une idée : entrer dans la légende en faisant du buzz sur le réseau social de l’époque, les pigeons.
C’est le ménestrel du royaume qui leur annonce la bonne nouvelle.

Des aventures avec tout plein de méchants.
Et ces méchants, ils ont été créés par 1.500 internautes en amont du tournage. Sur un site dédié, ils ont décrit comment ils imaginaient ces personnages et une trentaine d’ennemis sont ainsi nés.
Parfois, ils ont même des voix connues comme celle d’Oxmo Puccino ou de Joyce Jonathan.

Tout est propice à l’humour évidemment mais, et c’est en partie pour ça que la série est réussie, il y a toujours du fond.
L’objectif est de dénoncer nos petites vanités du quotidien : cette envie de devenir célèbre, la bienveillance pas toujours valorisée, les faux semblants, le règne de l’apparence…
Les 30 épisodes ne sont pas de qualité égale mais c’est réjouissant de voir ce type de production sur le web.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

Et on commence en comptant les alsaciens, ils sont 1.872.949 million. La population alsacienne continue de croitre se réjouissent les Dernières Nouvelles d'Alsace. En revanche, les derniers chiffres du recensement de l'Insee attestent une baisse du nombre d'habitants en Lorraine.
Face à la neige et au froid, des paysans solidaires aident au déneigement des routes dans plusieurs communes. Une tradition plus qu'un geste lucratif explique l'Est Républicain.
Les vitraux de l'Aube en quête de reconnaissance. L'idée d'une candidature au patrimoine mondial de l'Unesco a été lancée hier devant le conseil départemental alors que le département, souligne l'Est Eclair, compte 9.000 m² de verrière dans 200 églises.

L'histoire du jour c'est celle d'une victime du froid ou plus exactement de l'administration.

Qui est passé à travers tous les radars des services sociaux s'inquiète l'Ardennais ce matin. À 74 ans, Ahmed, ancien ouvrier, vient de passer trois mois sans électricité, ni chauffage. Le courant a été coupé le 26 septembre dernier, en cause des impayés de 247 euros. "Si le client ne fait rien, explique EDF, l'acte ultime, c'est la coupure". Sauf qu'Ahmed assure que ses propositions de règlements en deux ou trois fois n'ont pas été acceptées. Et s'il a fini par payer la semaine dernière, il a fallu l'intervention du maire de sa commune pour que le courant soit rétabli. Un maire tenace qui s'est heurté à la froideur de l'administration : "personne chez EDF n'a voulu me prendre en ligne" explique-t-il. Alors, il a fini par lancer un appel sur les réseaux sociaux qui a payé. Le courant chez Ahmed a été rétabli mais son histoire interpelle : "personne n'était au courant de sa situation" regrette le maire. Même le pole solidarité d'EDF où l'on assure aujourd'hui que le nécessaire sera fait très vite pour mettre le septuagénaire en contact avec les réseaux sociaux.