Une droite, deux projets

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Axel de Tarlé, Xavier Yvon, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

La Une, mieux, la "palme" du jour, est pour Libération qui titre "Moi, président", et met donc en Une, un "portrait croisé" de François Fillon et de Margareth Thatcher, qui donne vraiment un côté Mrs Doubtfire.
Un photomontage réalisé par Guillaume TC qui sert, donc, à illustrer "le programme ultraconservateur et ultralibéral de François Fillon".
Il y a neuf pages autour de celui qui "il y a quelques semaines, était vu comme quelqu'un qui ne sait pas cheffer".
"Il y a un mois, Fillon c'était Droopy et maintenant il ferait président" s'amuse le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll.

Plus feutré, Le Figaro évoque "L'homme qui revenait de loin" et constate, en Une, que "Le débat se crispe avant le second tour".

C'est encore François Fillon que vous retrouverez en Une de L'Humanité qui titre sur "l'inquiétant message de l'électorat de droite".

Ce qui est sûr, c'est que François Fillon assume ses convictions et pour une raison simple : "Le Pays est plus à droite qu'il ne l'a jamais été", dit-il, en une d'Aujourd’hui en France.

Bref, on a là "Une droite, deux projets" comme le résume La Croix.

"Un match des projets" qui fait aussi la une des Échos.

Et puis il y le grand perdant de dimanche, Nicolas Sarkozy, dont Aujourd’hui en France nous donne des nouvelles : "Il a pris une sacrée baffe", raconte un vieil ami.
Et maintenant ? "Il n'a rien de prévu" raconte un autre "copain". "Il va se bunkériser avec Carla que certains décrivent en mamma italienne à son chevet". Sa seule consolation : "savoir que Juppé va sans doute en baver : ça va être un chemin de croix, ce second tour" savoure un sarkozyste.

Sinon, quelques pages plus tard, vous trouverez un papier sur "la vente aux enchère du révolver avec lequel Verlaine a tiré sur Rimbaud" en 1873.


Axel de Tarlé pour l'économie

"Les Agriculteurs américains reviennent du tout-OGM", c’est à lire dans Les Échos.

L’OGM, l’Organisme Génétiquement Modifié, est largement interdit en Europe.
Les Américains, eux, en reviennent, pas pour des raisons de santé publique ou de bio-diversité Mais pour des questions de rentabilité.

En 20 ans, le coût des semences OGM de maïs par exemple a quadruplé alors que le prix du maïs, lui, n’a pas bougé.
L’avantage de l’OGM est donc remis en question car il n’y a plus de rendement.
Les chiffres montrent et le rendement européen est désormais comparable.
Le moindre recours au pesticide engendre une nature plus forte et par conséquent l’apparition de mauvaises herbes résistantes qu'il faut éliminer avec des pesticides.
On peut compter augmentation des mauvaises herbes de 21% en 20 ans.

Les agriculteurs américain en reviennent des OGM et se remettent à planter une semence classique.
Ce ne sont pas les seuls puisque l’Espagne expérimenté dans le maïs transgénique fait désormais sans.
Le Burkina Faso, entièrement converti aux OGM dans les années 2000, pour sa culture du coton fait désormais machine arrière tant les rendements sont décevants. Le pays préfère revenir aux cultures traditionnelles.


Eva Roque pour le programme télé

Un pas après l’autre à 23h20 sur France 2.

Au milieu des tours de Montfermeil en banlieue parisienne, il existe une école hors contrat, des préfabriqués dans un cour, pour des enfants de la maternelle au collège.
Des élèves de culture très différente comme tente de l’expliquer un jeune homme.

À la tête de cette école, un drôle de directeur aristo fauché, catholique et laïque, Alberic de Serrant qui impose uniforme, vouvoiement et levée de drapeaux tous les matins.
C’est surtout une école où on redouble et saute des classes sans psychodrames. Chacun travaille à son rythme.
On y apprend les fondamentaux et à devenir des citoyens avec par exemple la rédaction du jour "Pourquoi je suis Français ?".

Pas d’angélisme pour autant. Il y a des moments où il faut lever la voix. Naïma vient d’être exclue trois jours et elle a droit à une mise au point avant de retrouver sa classe.

Ce film, produit par Mélissa Theuriau, manque sans doute d’un regard critique.
Mais observer ces enfants évoluer, et leur famille avec puisque les parents sont très impliqués, pendant une année est réjouissant. À se demander si toutes les écoles ne devraient pas fonctionner sur un modèle similaire.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

"Rudy, 15 ans, exécuté" titre de la Provence après la découverte du cadavre d’un adolescent vendredi à Marseille. Il a été ligoté, abattu et en partie brûlé.
Dans la course de la primaire, une douche froide, celle de François Baroin qui avait surpris son monde en choisissant Nicolas Sarkozy. Aujourd’hui, dit l'Est Eclair, il assume son choix.
Les Restos du Cœur à la Une également. Début de la 32e campagne d'hiver et compte tenu du contexte économique, l'année s'annonce difficile assure la Presse de la Manche.

Sinon, dans la presse, contrôle de math !

À vos cahiers et à vos stylos ! Un dessin de Paul Pogba, de dos, en train de célébrer un but avec son fameux geste, le dab avec un bras tendu en arrière et l'autre replié main sous le menton. La position de chacun des bras a servi à tracer des triangles. Objectif maintenant, utiliser la réciproque du théorème de Pythagore pour dire si ces triangles sont des triangles rectangles. Cet exercice de math d'une classe de 4e, il a fait le buzz sur les réseaux sociaux. Le Parisien a retrouvé son auteur, Claire, 24 ans et profs à Aubervilliers. L'énoncé lui a été soufflé par deux copains. "D'habitude, je suis plus conventionnelle mais l'école du tableau noir, reconnait-elle, c'est fini". Elle rend les copies aujourd'hui entre 11 et 12 de moyenne. "Difficile de savoir si l'exercice a stimulé les élèves, en tout cas raconte Claire, ça les a fait rigoler". Et ce n'est peut-être pas la fin puisque quand Paul Pogba a commenté l'exercice sur les réseaux sociaux, la prof en a profité pour lui demander de venir les voir. Elle attend maintenant sa réponse...