Trump saura-t-il s'élever à la hauteur de la fonction de président ?

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Axel de Tarlé, Xavier Yvon, Eva Roque et Marguerite Lefebvre font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Attention aux pièges nous dit Le Parisien-Aujourd’hui en France.

Aux pièges des routes françaises ! L'association 40 millions d'automobilistes constate que faute de financement, les routes secondaires sont de moins en moins bien entretenues. Elle souligne que 47% des accidents comportent des facteurs liés aux infrastructures.

Alors d'où vient le problème ?

Et bien c'est le désengagement de l'État et le manque d'argent consacré par les maires et conseils départementaux à l'entretien de ces routes. Comme le disait le philosophe : c'était quand même bien mieux avant !

Le Parisien a demandé aux Français, via à un sondage, quels mots leur venaient après l'élection de Donald Trump.

Bon, ça a le mérite d'être clair. En tête, le mot "inquiétude", avec 70%. Puis "peur, "effroi", "déprime", "colère".
Sinon il y a aussi le mot "fierté", mais cité par seulement 2% des personnes interrogées.

Trump, il est aussi à la Une de Libération.

Qui se demande ce matin à quoi va ressembler l'Amérique, et le monde, si Trump tient toutes ses promesses.
Tenez, il y a le fameux mur, entre les États-Unis et le Mexique. On sait que Trump veut le faire payer aux Mexicains.
Mais savez-vous comment ? Comment il compte s'y prendre pour les forcer à payer ?
Et bien en menaçant de couper le robinet des fonds envoyés chaque jour par les travailleurs mexicains dans leurs familles restées au pays, une manne cruciale pour le Mexique. Ça s’appelle du chantage !

Trump encore à la Une du Figaro.

Tout le monde se pose la question : le milliardaire saura-t-il s'élever à la hauteur de la fonction de président ?
Est-il l'homme de tous les excès de la campagne, ou un pragmatique, qui va changer maintenant qu'il est élu ?
Un de ses proches explique : "Trump est comme un sportif, qui se bat avec tout ce qu'il a parce qu'il veut gagner, mais qui une fois sorti du ring va serrer la main de ses adversaires".
Le Figaro cite Trump : "Je serai très présidentiel, plus présidentiel qu'Abraham Lincoln".


Axel de Tarlé pour l'économie

Le fabuleux coup de Bourse d'un financier, qui a gagné 700 millions de dollars, grâce à la victoire de Donald Trump. C’est à lire sur LesEchos.fr.

Le financier connu à Wall Street, Carl Icahn, soutien de Donald Trump, était au QG de Donald Trump, mardi soir.
Quand sa victoire semblait quasiment acquise, il a vu que la Bourse s'effondrait et que "tout le monde paniquait sans raison".
À minuit, la Bourse était fermée mais, il y a toujours des échanges électroniques, hors séance officielle.
Et donc, lors de ces échanges, l'indice Standard and Poor's était en chute libre de 5%.

Il a quitté la soirée, avant les résultats définitifs et est allé miser un milliard de dollars en Bourse.
Sa fortune personnelle étant estimée à 16 milliards de dollars.

Il a donc acheté pour un milliard avec des mécanismes d'effet de levier pour maximiser les gains. Bingo, il a profité du rebond de 7% de Wall Street et empoché par la même occasion, un gain de 700 millions de dollars en une Nuit.

Pour vous donner une idée 700 millions, c'est l’équivalent d’une petite dizaine avions Airbus ou encore le viaduc de Millau qu’il pourrait donc le racheter.


Eva Roque pour le programme télé

Romy de tout son cœur à 20h55 sur France 3.

Comment faire un documentaire original sur Romy Schneider ? Comment lui rendre hommage en cernant au mieux sa personnalité sans céder à l’hagiographie ?

Pascal Forneri qui signe ce film a trouvé la formule : des images d’archives rares, des coulisses des plus beaux films de l’actrice, des témoins pertinents et la voix d’Isabelle Carré qui au gré des séquences lit le journal intime de Romy Schneider tenu depuis l’âge de 11 ans.

Le résultat, c’est la combinaison d’un portrait et d’un autoportrait.

Romy se raconte. Parfois de façon surprenante comme quand elle évoque sa rencontre avec Alain Delon.
Parler de Romy, c’est aussi parler de Claude Sautet, de Michel Piccoli, de Philippe Noiret ou Yves Montant.
Vingt ans de cinéma français porté par son immense talent de comédienne et par sa beauté qui jaillit à chaque image.
Elle, balaie d’un revers de la main les compliments sur sa beauté.

À travers son destin, Pascal Forneri raconte également la difficulté à mener une vie privée et une vie publique, la complexité du métier d’acteur, la façon dont le parcours d’une comédienne aussi populaire s’inscrit dans l’histoire du cinéma.
En 1982, quelques mois après le décès accidentel de son fils David, Romy Schneider est face à vous, Michel Drucker. Et alors que vous lui demandez si c’est vrai qu’elle a choisi de faire moins de films pour se consacrer à sa vie privée, voilà ce qu’elle répond.


Marguerite Lefebvre pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la Presse quotidienne régionale

"On tremble" titre Nice Matin. Le quotidien revient sur les séismes ressentis dernièrement sur la Côte d'Azur. C'était hier et avant-hier. Ils ont secoué toute la région de Gap. Il s'agit selon le quotidien d'un essaim sismique, d'autres secousses sont à prévoir.

Pour être élu mieux vaut avoir de l'argent. L'Est Eclair a épluché les comptes de campagne des candidats aux dernières régionales dans la région Grand-Est. Le constat est sans appel, ceux qui ont eu le plus de voix sont ceux qui ont le plus dépensé pendant la campagne.

Et puis Paris Normandie présente ce matin le match France-Suède en foot. Ce sera ce soir au Stade de France : le Stade des émotions titre le quotidien. Il a un an, c'est ici que le premier kamikaze s'était fait exploser le soir du 13 novembre.

L'Histoire du jour en région : une histoire assez surréaliste

Oui une histoire racontée dans le Parisien ce matin.

Depuis 10 jours, à l'université de Cergy dans le Val d'Oise, les professeurs et les étudiants sont obligés de terminer leurs cours dans le noir. À partir de 19 heures, toutes les lumières s'éteignent.
Et donc pour les cours qui se terminent à 20h. La seule solution, c'est d'utiliser la lumière des téléphones portables ou des ordinateurs, pas franchement l'idéal.
"La première fois c'était amusant, on est parti en fou rire" raconte cet étudiant.

Sauf que cela dure depuis 10 jours et il y a 10 jours, c'était le changement d'heure. Voilà la raison de ce couac. Personne n'a pensé à mettre à jour la commande automatique des éclairages, à décaler d'une heure l'arrêt des lumières. Résultat on fait cours dans le noir.

La direction de l'université a assuré qu'elle allait s'occuper du problème.


Xavier Yvon pour la presse américaine

Donald Trump à la Maison-Blanche ça devient un peu plus réel encore après sa visite à Barack Obama hier. C’est dur à accepter pour une partie des Américains, alors le New York Times leur donne des conseils.

La page opinion du journal s’est transformée en "guide de survie à la présidence Trump", ça s’adresse évidemment à cette moitié de l’électorat qui n’a pas voté pour le milliardaire et qui se retrouve totalement sidérée et déboussolée.

1er conseil : n’émigrez pas au Canada, (son site internet pour l’immigration a planté, saturé de visites la nuit de l’élection). Les canadiens vont vous saouler avec leur super génial très beau Premier ministre.

Non suivez plutôt les "10 étapes pour soigner le trauma Trump".

D’abord : une nuit de beuverie, puis se dire que Donald Trump n’est pas un idéologue, mais un pragmatique. Se dire aussi qu’il va nommer des gens compétents pour l’épauler. Surtout ne pas penser que la moitié de l’Amérique est raciste, une élection c’est avant tout un choix entre la continuité ou le changement. Pour se donner du baume au cœur, regarder les résultats des autres scrutins notamment les referendum : dans certains États, il y a désormais des contrôles sur les armes, une augmentation du salaire minimum ou de la marijuana légalisée (ce qui pourrait se révéler utile dans les années qui viennent, écrit le journaliste).

Dans un autre article on peut lire ce conseil : si vous êtes terrifiés à l’idée de voir Donald Trump avec les codes nucléaires, rappelez-vous qu’il a des aides de camp responsables. En 1974, quand Richard Nixon buvait trop à cause de l’affaire du Watergate, son ministre de la défense avait discrètement ordonné aux militaires de ne pas obéir à un ordre d’attaque nucléaire sans vérification.

Et puis pour les New Yorkais, il y a la thérapie du post-it depuis l’élection, ils peuvent écrire leurs pensées sur ces bouts de papier mis à disposition, et les coller dans un couloir du métro, qui est déjà bien rempli.

Et quant à Xavier Yvon, il n’a pas encore trouvé le guide de survie pour correspondant sous une présidence Trump. Il a un peu de temps d’ici la prestation de serment le 20 janvier.