Trump persiste et signe !

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Ça commence comme un James Bond, ce matin.

Avec la une du Figaro : "L'ombre russe plane sur la présidence Trump", ça aurait aussi bien pu être Bons baisers de Russie.

"L'inflexible Mister Trump" comme le titre Direct Matin, omniprésent dans vos journaux, ce matin.

Trump qui au cours de "sa conférence de presse surréaliste" comme la qualifie Libération, "a affirmé son style sans complexe". Bref, Trump "persiste et signe".

Ce qu'en retiennent Les Échos ce matin, c'est qu'il promet "des créations d'emplois sans précédent" : "Je serai le plus grand créateur d'emplois que Dieu ait jamais créé" a-t-il lancé, en toute simplicité.

Sinon, chez nous, Libération poursuit sa tournée des candidats à la primaire.

Cette fois, c'est Vincent Peillon qui s'explique, sur sept pages. Celui qui se présente comme "le représentant du cœur de la gauche", se pose en rassembleur : "Amenons Mélenchon et Macron autour de la table et travaillons".

Sur le sujet, Le Monde se la joue "guide pratique" : "Primaire à gauche : ce qui sépare les candidats".

À quelques heures du 1er débat télé, 20 Minutes en a déjà presque marre : "Avec trois débats en sept jours, la surchauffe guette la gauche".

"Faut-il vraiment fermer nos frontières ?" Question posée en Une par Aujourd’hui en France qui constate que le protectionnisme est au cœur de la campagne.

Alors le quotidien s'est inspiré de Géraldine Woessner et propose un Vrai-Faux des promesses sur le sujet.
Conclusion : elles sont parfois tonitruantes mais souvent difficiles à tenir ! Ce que Ranson résume dans un dessin à la fois drôle et cruel : "Le patriotisme économique, ce serait d'acheter des sneakers Made in France" dit un homme. Son interlocuteur lui répond alors : "Mais on ne trouve pas d'enfants pour en fabriquer en France".

Sinon il y a l'Humanité qui s'indigne : "Lagarde relaxée, les huit de Goodyear condamnés".

Et puis il y a l'Équipe qui préfère une nouvelle fois mettre à la Une un match du PSG plutôt que la première victoire des Bleus au Mondial de hand. Du coup on la lira demain, L'Équipe.


Sophie larmoyer pour la presse Internationale

Sophie Larmoyer a regardé les médias russes, pour voir comment ils évoquent cette toute 1e conférence de presse de Donald Trump qui a été dominée par l'affaire des documents prétendument compromettants que la Russie détiendrait à son sujet.

Les journaux russes ont mis en valeur, évidemment, les bonnes dispositions de Donald Trump envers la Russie. Le quotidien Kommersant, par exemple, sur son site, retient en titre cette phrase du président américain élu : "J’espère que nous deviendrons amis avec Vladimir Poutine, les chances sont bonnes !".
Un autre quotidien, Izvestia, en choisit une autre, dans la même veine pour parler des Russes : "Pas de bouton reset : soit on va bien s’entendre, soit non". Les deux auteurs de l’article soulignent la "pression monstrueuse" exercée par ceux qui ne veulent pas d’amélioration des relations avec la Russie.

Que disent les médias russes de ce rapport confidentiel, publié hier par CNN et Buzzfeed, avec des allégations non vérifiées sur les relations de Donald Trump avec la Russie ?

Ce matin le quotidien Moskovskiy Komsomolets, qui est le plus grand tirage en Russie, titre en Une : "Trump mis dos au mur : la Russie est devenu l’épouvantail n°1 aux États-Unis". Puis le journal développe : "On tape sur Trump à coup de Kompromat (c’est à dire de dossiers compromettants). Ils n'essaient même pas d'avoir des preuves" de leurs allégations. Le quotidien prédit qu’à la fin, Trump gagnera : il trouvera la "contre-attaque efficace".

De ce rapport, il a été beaucoup question aussi dans l’émission 60 minutes, de la chaine d’État Rossiya 1 ?

Oui, avec un ton un peu équivalent à Fox News aux États-Unis : on raille, on se moque. Imaginez un grand plateau, avec des invités debout, deux présentateurs stars au milieu, les meilleurs propagandistes de la place. Ils ironisent sur les dernières "révélations" : le FSB piloterait soi-disant Trump. "Quel cauchemar !", dit le journaliste, avec un petit sourire en coin. Un invité, ancien directeur des services secrets russes, explique à quel point tout cela est "absurde : tout est fait légalement ici, il faut l’autorisation d’un tribunal pour filmer quelqu’un donc les Russes n’ont rien sur Trump", dit l’ancien espion. CQFD, et ça dure une heure, comme ça.


Eva Roque pour le programme télé

Envoyé spécial à 20h55 sur France 2.

Parmi les sujets, vous allez découvrir une jeune femme de 35 ans, chef d’entreprise, mère de trois enfants et sans doute une des femmes les plus influentes des États-Unis.
Ivanka Trump, fille de Donald et First lady officieuse, car son engagement auprès de son père a totalement éclipsé sa belle-mère Melania.
Avec son mari, l’homme d’affaire Jared Kutchner, ils ont été déterminants dans l’élection de Trump.
Elle, capable de rassurer les femmes et les démocrates.
Lui, juif orthodoxe pratiquant, a su infléchir le discours de Trump sur le Moyen-Orient.

La semaine prochaine, le bureau d’Ivanka sera à la Maison-Blanche. Et pas sûr que la jeune femme mette fin à ses activités de chef d’entreprise car comme son père, elle a tendance à mélanger business, famille et politique.
Lors de la première interview du clan Trump après l’élection, Ivanka prétendait que les affaires n’avaient plus d’importance pour elle.

Une forme de népotisme moderne très bien démontré dans ce reportage qui permet aussi de comprendre comment fonctionne le président Trump et comment il compte diriger le pays.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale

Var Matin redoute aujourd'hui "un hiver meurtrier". La grippe pourrait faire 1.300 morts en Paca d'ici le mois de mars. Le quotidien s'appuie sur les chiffres de l'épidémie 2015. L'autorité régionale de santé fait en effet état de chiffres similaires entre les deux épisodes.
Le visage fermé des ex-Goodyear à la Une du Courrier Picard. Une relaxe et sept condamnations avec sursis en appel pour la séquestration de deux dirigeants en 2014. Les salariés iront en Cassation.
Un sourire en revanche dans l'Yonne Républicaine, celui de Jean-Pierre Papin, choisi comme nouveau directeur sportif de l'AJ Auxerre. Il devrait prendre ses fonctions en début de semaine prochaine.

L'histoire du jour, c'est une histoire de chameaux.

Ou plutôt de "camélidés" en langage de gendarme. Parce que c'est la gendarmerie qui sur Facebook a raconté cette histoire de chameaux. 4h30 du matin hier, le groupe Nuit de Surveillance et d'intervention de la compagnie de Toulouse Mirail est appelé pour "divagation de camélidés". En clair, des chameaux qui se baladent dans la rue. Trois bestioles, qui se sont échappées de leur enclos, sont découvertes à 500 mètres d'un cirque. Le temps de réveiller leurs propriétaires, raconte Aujourd'hui en France, les chameaux ont pris la fuite et galopent sur la route de Toulouse. L'histoire ne dit pas comment les gendarmes ont réussi à les arrêter et à les attraper. Parce ça peut aller jusqu'à 25 km/h en pointe quand même un chameau. Ils ont quand même pris le temps de poser devant les camélidés ! Malheureusement, ils n'en ont attrapé que deux. Le 3ème a été renversé par un camion de livraison dans une zone non éclairée.