Trump creuse le fossé entre l'Amérique et l'Europe

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

C'est un "Merci Trump", qui détonne et qui étonne, que vous retrouverez en Une de Libération.

C'est évidemment ironique. Pour Libé, "la virulence du président américain pourrait paradoxalement inciter le couple franco-allemand à accélérer afin de sortir enfin l'Union européenne de sa crise".

Le Figaro ne dit pas autre chose avec ce titre, toujours en Une.

"Trump creuse le fossé entre l'Amérique et l'Europe". "Entre Trump et l'Europe, c'est le grand froid" écrit le journal.

Ce matin, vous aurez donc droits aux aventures de Donald et l'Europe mais aussi aux aventures de Donald et du climat.

"Un Trump flou sur le climat" s'inquiète CNewsMatin.

Plus prosaïquement, Aujourd’hui en France nous emmène déjà presque en vacances.

Avec ce titre presqu'en forme de carte postale : "Tout savoir sur la météo de votre été".
Conclusion : "l'été sera chaud". Les études de Météo France sont de plus en plus précises et de plus en plus fiables. Elles prédisent un été qui "sans être caniculaire, sera plus chaud que d'habitude".

Dans 20 Minutes, on dirait du Cabrol : "L'été sera ptêt ben plutôt chaud prédit Météo France".

Et puis bien sûr, il y a les acharnés de la politique.

Le Monde, qui semble un peu obnubilé par "L'affaire Ferrand", titre "L'affaire Ferrand, 1ère épreuve du quinquennat d'Emmanuel Macron".

En Une de l'Opinion, la photo de Jean Christophe Cambadelis en dit plus long que tous les éditoriaux pour raconter l'état du PS :

"Bérézina : le PS face à la déroute annoncée" titre le quotidien qui explique que "lors des alternances, le PS pouvait traditionnellement compter sur des circonscriptions imperdables. Or la refondation politique engagée par Emmanuel Macron dynamite ces "circos en or".


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

La presse israélienne parle de cette question épineuse que Donald Trump doit décider aujourd’hui : l’ambassade américaine sera-t-elle déménagée de Tel Aviv vers Jérusalem comme il l’avait promis pendant sa campagne ou pas ?

La presse israélienne rappelle ce que le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer a dit mardi lors de son point-presse, c’est même le titre d’un article du quotidien de gauche Haaretz : "Date limite ce soir : Trump n’a toujours pas tranché sur le déménagement de l’ambassade américaine". Les médias rappellent aussi que le président s’est bien gardé d’aborder la question la semaine dernière, lors de sa visite en Israël.

Mais pourquoi cette "date limite" ?

Tout tourne autour du statut de la ville de Jérusalem, la voilà la vraie question épineuse. Le journal The Times of Israel nous rappelle qu’il y a 50 ans dans quelques jours, pendant la guerre des six jours, Israël a annexé la Ville Sainte. Juste après sa création, l’État d’Israël avait déjà déclaré fait de Jérusalem-Ouest sa capitale, en 49. Ce que la communauté internationale n’a jamais reconnu. De plus les Palestiniens revendiquent Jérusalem-Est comme la future capitale de leur futur État. Et dans ce contexte compliqué, en 95, le Congrès américain a adopté une loi, le Jerusalem Embassy Act, appelant les États-Unis à transférer l’ambassade dans la Ville Sainte.

Mais pourquoi l’ambassade est-elle toujours à Tel Aviv alors ?

Parce qu’il y a une clause qui prévoit de pouvoir renoncer au déménagement pour une durée de six mois, au nom "d’intérêts de sécurité nationale". Et donc depuis 95, Clinton, Bush puis Obama, deux fois par an ont activé cette clause. C’est au tour de Trump de signer le report du déménagement ou pas !

Va-t-il le faire ou pas ?

The Times of Israël pense qu’il signera la clause "au moins cette fois", puisqu’il ambitionne de remettre en route le processus de paix. L’ambassade américaine à Jérusalem mettrait le feu aux poudre dans le monde arabe.
Haaretz, de son côté, explique qu’il y a deux camps qui jouent des coudes dans l’entourage de Trump depuis son élection : les partisans du déménagement, emmenés par Steve Bannon, le conseiller spécial du président issu de l’extrême-droite, et le nouvel ambassadeur américain David Friedman. Et puis ceux qui estiment que ce serait contre-productif pour la paix, notamment ses ministres aux Affaires étrangères, Tillerson, et Mattis à la Défense.
Et puis le Jerusalem Post glisse cette petite info : les prédécesseurs de Trump n’ayant pas fait la même promesse de campagne, il est arrivé que la clause soit activée le 2 juin, en 2014 et même le 3 juin en 2015.


Eva Roque pour le programme télé

Zidane, l’intouchable dans Complément d’Enquête à 22h55 sur France 2.

Rarement un documentaire n’aura aussi bien porté son nom. Il est bel et bien intouchable Zinedine Zidane. Faire une interview avec lui ? Impossible ou presque. Vous allez quand même entendre sa voix, mais une seule fois.

Pas question ici de dresser un portrait flatteur. Bien au contraire, il s’agit plutôt d’évoquer les sujets qui fâchent : l’argent, les sponsors, et le dopage lorsqu’il jouait à la Juventus de Turin.
Lors du procès en 1996, les joueurs et notamment Zidane avouent prendre des vitamines, des antidépresseurs, et autres médicaments. Et puis, il y a une perquisition.
Sauf que ces médicaments deviennent des produits dopants comme l’explique cette pharmacologue.

Zidane ne sera jamais accusé de dopage, ni aucun joueur de l’équipe de France de Foot en 1998.
Ce n’est qu’une partie du volet dopage que vous découvrirez ce soir. Un portrait qui n’est pas à charge mais qui cherche seulement à démontrer que derrière le génie de Zidane, il y a des zones d’ombre.
Une enquête rigoureuse et passionnante suivie d’un plateau avec Dany Cohn-Bendit qui évoquera sa passion du ballon rond.

Et juste avant ce documentaire, il sera aussi question de foot.

Avec la finale de la ligue des champions : PSG contre Olympique Lyonnais, et il s’agit là de football féminin.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale

Des regrets et une explication dans l'Union. Le suspect principal des dégradations sur la tombe du général de Gaulle a mis les faits sur le compte de l'alcool. Après un déjeuner arrosé samedi midi. Il a dit regretter son acte et risque aujourd'hui cinq ans de prison.
Une question et un appel à la solidarité à la Une des Dernières Nouvelles d'Alsace. "Qui veut loger un jeune migrant ?". Le conseil départemental cherche des familles pour soulager les associations face à l'arrivée croissante de mineurs isolés, un dispositif inspiré de l'Allemagne qui comporte un défraiement de 373 euros par mois.
Fausse disparition mais vrai frayeur à la Une de Var Matin. Hier, la grand-mère d'une petite fille de quatre ans prévient la gendarmerie qu'elle ne trouve plus l'enfant. Huit patrouilles de différents services se déplacent. Et finalement, les gendarmes retrouvent la fillette dans l'appartement de sa mamie cachée sous une couverture sous laquelle elle s'était endormie.

L'histoire du jour, c'est celle d'un violon qui adoucit le quotidien.

Et qui met un peu de beurre dans les épinards pour une mère célibataire de Montauban. Il y a trois ans, raconte la Dépêche du Midi, pour faire un cadeau à son fils, elle met en gage au Crédit Municipal de Toulouse un violon hérité de ses grands-parents. Elle en ressort avec 60 euros. Et comme la quadragénaire n'est jamais venue récupérer l'instrument, l'an dernier, il est mis aux enchères. Mais même en mauvais état, il suscite la convoitise car les connaisseurs identifient là un violon fabriqué au 19e siècle par une famille de luthiers des Vosges. Conséquence : les enchères s'envolent jusqu'à 6.450 euros. Il faut donc retrouver la propriétaire. Ça a pris un an au Crédit Municipal qui lui a finalement verser l'argent, moins les 60 euros et quelques intérêts. Ça fait quand même un chèque de plus de 6.380 euros grâce auquel, la maman toujours en difficulté a pu mettre un peu d'ordre dans sa situation et envisager des vacances cet été en famille.