Terrorisme : la menace jour après jour

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Comme une incongruité oh combien utile, dans Direct Matin qui a choisi de mettre en Une, un soldat armé qui protège la pyramide du Louvre et ses nombreux touristes : "La menace jour après jour" titre le gratuit qui nous raconte comment, en deux ans, le pays a dû s'adapter au terrorisme.

Vous lirez beaucoup de politique dans vos quotidiens.

Chez nous d'abord, c'est Manuel Valls qui focalise l'attention : "Je ne crois pas être favori" dit-il en une d'Aujourd’hui en France.

Variante en Une du Figaro qui pose une question : "Manuel Valls peut-il perdre ?" et apporte un début de réponse via un sondage qui pour la première fois donne l'ancien Premier ministre battu au second tour face à Arnaud Montebourg et à égalité face à Benoit Hamon. Un sondage qui fera surement réagir Arnaud Montebourg, invité des lundis de la primaire à partir de 8h15.

Ça c'est pour la politique "en ville", la politique "ailleurs" fait la Une de Libération :

"À la veille de son discours d'adieu et à quelques jours de l'investiture de Trump, le président américain a peu de temps pour renforcer son bilan".

Au lendemain de l'attentat qui a couté la vie à quatre soldats israéliens à Jérusalem, La Croix s'interroge : "Quelle paix pour le Proche Orient ?".

Et puis il y a 20 Minutes et sa Une : "Génération Erasmus".

Puisque "le programme européen d'échange, popularisé par le film l'auberge espagnole, de klapich, fête ses 30 ans".
30 années durant lesquels "Erasmus a permis à plus de cinq millions de personnes de vivre à l'étranger".
"C'est le plus grand succès européen", s'enthousiasme, dans Le Figaro, Sandro Gozi, le secrétaire d'État italien aux affaires européennes et lui-même ancien Erasmus. Pour lui, "alors que la désintégration de l'Europe est en cours, Erasmus est la véritable réponse à la montée des populismes, son plus formidable antidote".
Encore un chiffre, "plus de trois millions d'étudiants de l'union qui se croisent chaque année", ça fait combien de bébés ? Réponse dans Direct Matin : "les couples formés pendant les échanges, ont donné naissance à un million de "bébé Erasmus".


Sophie Larmoyer pour l'international

À la Une de la presse israélienne, cet attentat qui a frappé hier dans un quartier de Jérusalem : un camion a foncé dans un groupe de jeunes militaires, faisant quatre morts et 17 blessés.

Les sites de plusieurs journaux, comme celui du Jérusalem Post, diffusent  une petite vidéo noir et blanc d’une caméra de surveillance. On y voit ce groupe de jeunes soldats tout juste sortis de leur bus qui était là en excursion, happé par un petit camion de chantier qui fonce dans le groupe. C’est la panique, le camion recule avant de s’immobiliser. Ça dure 30 terribles secondes, l’assaillant est finalement tué.

À propos de l’assaillant, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, a indiqué que "tous les signes" indiquaient qu’il était "un partisan de l’État islamique".

Oui Netanyahu fait aussi un parallèle aussi avec les attentats de Nice et de Berlin. Cette phrase, tous les médias l’ont reprise, certains pour titrer leurs articles. C’est  une manière, pour Netanyahu, d’exclure que cet attentat terroriste puisse prendre sa source dans le conflit israélo-palestinien et à cause de sa politique. Or hier, l’attaque a eu lieu aux confins d’un quartier juif de colonisation et de Jabal Moukaber, un quartier arabe de Jérusalem-Est d’où venait justement le Palestinien auteur de l’attentat.

Il y a par ailleurs un début de polémique dans la presse israélienne, car un témoin a estimé que les soldats, sur place, avaient hésité à répliquer avec leurs armes.

Ils auraient eu peur d’être condamnés, disent certains. C’est une mauvaise polémique, qui se nourrit du débat qui divise la société israélienne en ce moment sur le "cas Azaria". C’est le nom d’un jeune soldat qui a été jugé coupable, la semaine dernière par un tribunal militaire, d’avoir délibérément tué un assaillant palestinien qui était au sol et ne présentait plus de danger. Un jugement qui a choqué la droite alors dans la presse, après l’attentat d’hier, vous avez par exemple Haaretz, grand quotidien de gauche, qui titre ainsi son édito : "L’armée devrait enquêter sur la fuite de soldats face à l’attaque du camion,  mais ne lui faites pas de reproche sur Azaria".


Eva Roque pour le programme télé

L’aventure, c’est l’aventure à 20h55 sur Arte.

Cinq acteurs pour une comédie culte de Claude Lelouch : Lino Ventura, Jacques Brel, Charles Denner, Charles Gérard et Aldo Maccione.
Cinq malfrats qui ont en marre des braquages de banque. Ils veulent du fric, c’est la seule chose qui compte.
Et voilà comment un jour, à la télé, Michel Drucker annonce ça.

L’enlèvement d’une star de la chanson, ça rapporte. Et ça fait de la pub à Johnny, complice de ce kidnapping.
Les voyous vont ensuite multiplier les coups improbables se retrouvant mêler à une guérilla marxiste en Amérique du sud. Alors que la politique, ils s’en moquent totalement.
Des dialogues à la Audiard, pour ce quintet incroyable, pour le côté politiquement incorrect de la comédie, et pour la scène où les cinq hommes défilent sur une plage devant des femmes en roulant des mécaniques, on ne peut que vous conseiller ce film.
Un film de 1972 qui n’a pas pris une ride et qui pourrait vous mettre de bonne humeur pour le reste de la semaine.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

Paroles contre paroles dans Le Progrès ce matin après la mort de 13 résidents d'un EHPAD de Lyon, la direction dit avoir été surpris par une épidémie exceptionnelle. La mère d'une résidente dénonce une hygiène qui laisse à désirer.
La Bretagne secouée par deux séismes en 24 heures s'exclame ce matin Le Télégramme. Des secousses de 3.7 et 2.7 ressenties dans le Morbihan, les Côtes d'Armor et le Finistère.
Vu aussi ce matin, la lettre de ces lycéens de Montauban au président de la République. Ils demandent, explique La Dépêche du Midi, l'inscription du mot chocolatine dans le dictionnaire. Avec notamment cet argument : ce n'est pas du pain, comme voudrait le faire croire le pain au chocolat, mais du feuilleté.

L'histoire du jour c'est une histoire de fourrures.

Presque un dialogue à distance entre une association de défense des animaux dans Le Parisien et la créatrice de nounours en fourrure véritable qui défend dans Var Matin ses créations.
D'un côté donc, l'association de défense des animaux OneVoice, photos à l'appui dans Le Parisien, dénonce les conditions d'élevage terribles des animaux à fourrure dans six fermes infiltrées. Des visons notamment, entassés les uns sur les autres et élevés au milieu de leurs excréments.
Et de l'autre, il y a donc "Histoire de bêtes". Cette marque qui fait polémique depuis quelques jours car elle propose des peluches et autres porte-clés en fourrure véritable, pour 800 à 1.800 euros. "Des peluches d'exception, dit le slogan, avec un supplément d'âme et de douceur". Sous le feu des critiques, elle assure avoir recours à des élevages éthiques.