Terrorisme : fin de campagne sous la menace

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Valentine Desjeunes font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer

Les "Menaces terroristes sur la présidentielle", c'est la Une du Figaro.

C'est aussi, clairement, le sujet de préoccupation numéro un de vos journaux ce matin.

Titre quasi identique pour CNewsMatin : "Des menaces sur la campagne".

Ou encore pour Libération : "Terrorisme : fin de campagne sous la menace".

Plus politique les Unes :

De L'Humanité : "Macron et Fillon, les deux faces d'un même libéralisme".

Du Monde : "Le Pen radicalise son discours sur l'immigration".

Ou de L'Opinion : "La campagne de toutes les intox".

Campagne "polluée par les rumeurs et autres fake news qui pèsent comme jamais sur la présidentielle". Et ce dilemme pour les candidats : y répondre ou pas ?.

Le Canard enchaîné résume la situation en un titre : "Un premier tour complètement flou".

Le Canard enchaîné qui revient sur "les délires, gags et drames d'une folle campagne" avec notamment quelques petites phrases qui resteront.
Ainsi, Jean Lassalle. Qui, fin mars, déclarait : "Je tiendrai tête à M. Trump car j'ai eu affaire aux ours et aux loups".
Le Canard enchaîné qui nous révèle aussi que" l'ancien directeur de la rédaction et toujours président du comité éditorial de l'hebdomadaire Marianne" serait devenu "une des plumes de François Fillon".
Ce journaliste qui "il y a peu se déchainait dans les débats, sur les télés et à la radio contre la France catho et réac". Et bien depuis quelques semaines, "son boulot consiste à muscler les discours du candidat de la droite".

Voilà qui nous emmène directement à l'hebdomadaire Le Un : "Les médias faussent-ils l'élection ?"

Le Un qui cite notamment Gustave Flaubert et son "dictionnaire des idées reçues" : "Idéologue : tous les journalistes le sont.
Journaux : ne pouvoir s'en passer. Mais tonner contre".

Sinon, 20 Minutes titre "En terrain miné".

Il ne s'agit plus de politique mais de foot. Avec la multiplication des incidents. Et "des footballeurs au cœur de la tourmente ces derniers jours".

Heureusement, il reste L'Équipe qui titre "Pour le plaisir".

Et qui pousse derrière Monaco qui peut, ce soir, se qualifier pour les demi- finales de la ligue des champions.
"Ce serait une première depuis sept ans".


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

À la Une de toute la presse britannique : l’annonce surprise de Theresa May, hier en fin de matinée, de la tenue d’élections anticipées le 8 juin prochain.

Elle s’en explique dans une interview au très populaire tabloïd The Sun. "On a besoin de cette élection pour mener à bien le Brexit, dit-elle, alors que des "rebelles" tentent de s’opposer à la volonté du peuple à chaque étape". Le quotidien Evening Standard souligne "qu’une victoire des Conservateurs donnerait à Mme May un mandat puissant pour formuler ses demandes aux autres leaders de l’Union européenne lors d’un sommet crucial prévu le 22 juin". Vous l’avez compris, personne ne doute de cette victoire de May le 8 juin prochain, son parti a 20 points d’avance dans les sondages.

Elle répète pourtant depuis sa nomination l’été dernier que la Grande-Bretagne ne convoquerait pas d’élections anticipées ?

Absolument, au nom de la stabilité dont le pays avait besoin et son porte-parole officiel l’affirmait encore le mois dernier. Mais elle a changé d’avis, Theresa May. Et selon beaucoup de commentateurs, pour de mauvaises raisons. La Première ministre d’Écosse (anti-Brexit), parle de "l’une des plus extraordinaires voltes faces de l’histoire politique récente", c’est même le titre de The Independent. Dans ce même quotidien, même le leader du parti europhobe Ukip, donc pro-Brexit celui-là, estime que cette décision n’est pas guidée par la volonté de faire du bien au pays, mais par celle d’affaiblir le parti travailliste de Jeremy Corbyn.

Ce serait ça le véritable but de ces élections : donner le coup de grâce aux Travaillistes déjà très affaiblis.

C’est l’avis de beaucoup de commentateurs, certains très féroces pour Theresa May. L’éditorialiste de The Independent l’accuse de "jouer à faire de la politique avec une cruauté absolue et intéressée". "Avec une brutalité à peine déguisée et un cynisme flagrant, écrit-il, la Première ministre a l’intention de détruire les Travaillistes comme parti de gouvernement viable, pour longtemps voire pour toujours". Il la traite notamment de "menteuse en série insouciante". Même tonalité dans l’édito du Guardian, journal de gauche, qui n’hésite pas à comparer Theresa May au président turc, Erdogan, avide de plus de pouvoir on en a beaucoup parlé ces derniers jours. Elle se plaint de division au parlement de Westminster ? Mais "elles sont nécessaires", réplique la plume du Guardian, "surtout quand il s’agit de quelque-chose d’aussi capital que les termes du Brexit", des termes toujours inconnus "Cette élection ne doit pas lui signer un chèque en blanc", conclut cet édito.


Eva Roque pour le programme télé

Dix pour cent (Saison 2) à 20h55 sur France 2.

Quel bonheur de retrouver les personnages de cette série et le quotidien de l’agence artistique ASK.
Comme lors de la première saison, dans chaque épisode, on retrouve des invités. Ça débute ce soir avec Fabrice Luchini, mais aussi Virginie Efira et Ramzy Bedia. Ensemble à la ville, leur couple bat de l’aile après un écart de Virginie Efira. Ramzy annule la promotion du film qu’ils viennent de tourner ensemble.
Et comme lors de la première saison, une des forces de la série, c’est les situations cocasses et les dialogues. Gaby, un des agents a une relation avec la standardiste de l’agence Sofia qui rêve de devenir actrice. Très amoureux, Gaby lui fait passer tous les castings.
Et pour finir un petit extrait d’une conversation entre Gaby incarné donc par le super Grégory Montel et Andréa, super Camille Cottin.

Cette saison 2 était très attendue.
Elle est très réussie. Les dialogues sont toujours soignés. Les personnages récurrents ont gagné en épaisseur. Et on n’a pas du tout envie de les quitter à la fin de chaque épisode.

Si vous avez raté la première saison, elle est rediffusée après les deux épisodes du soir et elle est également disponible sur Netflix.


Valentine Desjeunes pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale

Et c'est un grand Willkomen à la Une de Monaco Matin.
Bienvenue aux allemands de Dortmund qui se déplacent sur la pelouse de Monaco. Ce soir, il sera question de football bien sûr, ce sont les quarts de finale retour de la ligue des champions. Il sera aussi et surtout question de fraternité sur le terrain et dans les tribunes entre deux clubs désormais très liés après l'attaque du bus des allemands au match aller.

Après l'attentat déjoué hier à Marseille, "Un nordiste parmi les interpellés" à la Une de la Voix du Nord.
Mahiedine Merabet est originaire de Roubaix et il a laissé des traces dans la région.
Déjà interpellé pour trafic de drogue en 2013, il avait été incarcéré à la prison de Séquedin dans le Nord. C'est dans cette maison d'arrêt qu'il a fait connaissance avec Clément Baur, l'autre homme arrêté hier, avec qui il s'est radicalisé.

Enfin, dans le Journal du centre, beaucoup plus léger, Nevers tricote l'écharpe du record.
Une association qui œuvre dans le domaine pédiatrique s'est lancé le défi de tricoter la plus longue écharpe du monde: longue de 68 kilomètres, soit la distance entre Nevers et Clamecy.

L'histoire du jour nous appelle à la patience.

Et il vaut mieux car, comme nous l'apprend le Parisien, les Franciliens ont passé l'an dernier, tenez-vous bien, 90 heures dans les bouchons: l'équivalent de presque deux semaines de travail.
Imaginez le temps perdu ! Et le quotidien nous donne les détails.
En cause pêle-mêle: les inondations du printemps dernier (c'était d'ailleurs la pire semaine de l'année), les grèves, les travaux ou encore la baisse du prix de l'essence qui incite les gens à prendre leur voiture.
Comme d'habitude, l'axe le plus perturbé reste l'autoroute du sud, l'autoroute A6a: 32 minutes de perdues chaque jour pour un trajet de 25 kilomètres.
Si vous circulez le jeudi, n'en parlons pas, c'est statistique: c'est le jour le plus embouteillé de la semaine: en moyenne 254 kilomètres de bouchons. Mais attention au mercredi quand même, qui enregistre cette année la plus forte progression.