Syrie : honte, impuissance et indécence

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Axel de Tarlé, Xavier Yvon, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

On va commencer par trois mots : "Honte", "Impuissance" et "Indécence". Ils sont à la Une de Libération.

Pour les illustrer, un cliché d'Alep en ruine avec au milieu, un homme qui erre, hagard. "Alep, le martyre sans fin".
Le quotidien demande à Jean-Marc Ayrault "quelle option défend la France ?". Réponse de notre ministre des Affaires Étrangères : "Celle d'une trêve débouchant sur un cessez le feu durable qui permette l'accès à l'aide humanitaire et crée les conditions d'une reprise des négociations en faveur de paix". Des mots qui sonnent creux et qui se brisent sur les photos apocalyptiques, les photos de l'enfer qui illustrent les cinq pages que le quotidien consacre à la Syrie.

Le Figaro nous ramène en France.

Pour nous parler de nos hôpitaux "Malades de la violence". Selon un rapport, "le personnel hospitalier subit une agression verbale ou physique toutes les 30 minutes". Médecins et infirmiers, qui sont également de plus en plus souvent confrontés à des tensions communautaires, réclament des règles pour lutter contre ces dérives.

Sinon, vous trouverez également pas mal de politique à la Une.

Sous forme de sondage, dans Le Monde : "Sarkozy rattrape Juppé à droite, Macron bouscule le paysage politique".
La Croix titre "Pourquoi la droite oublie la règle des 3%".
L'Opinion nous parle du livre à forte odeur de "règlement de compte" que doit sortir Patrick Buisson dans la semaine". "Buisson/Sarkozy, derniers secrets".

L'Humanité s'intéresse au procès des syndicalistes d'Air France poursuivis pour avoir arraché la chemise de leur DRH.

Ce qu'Aujourd’hui en France résume par ce titre : "deux chemises arrachées et 15 prévenus".

Enfin il y a Direct matin qui publie un sondage.

"Que feriez-vous si vous gagniez au loto ?" 37% feraient plaisir à leurs proches, 20%changeraient de voiture et de maison, 14% arrêteraient de travailler, 9% feraient le tour du monde et enfin 11% ne diraient rien et cacheraient leur gain à leur entourage.


Axel de Tarlé pour l'économie

"Service publics : l'info, pas toujours au bout du fil", une enquête à lire le magazine 60 Millions de consommateurs

Que dit cette enquête ?

En matière de service public "Les usagers sont renvoyés trop rapidement et trop systématiquement vers internet"
Les enquêteurs de 60 millions de consommateur ont réalisés 1.400 appels notamment aux Allocations familiales, à Pôle emploi ou à l’Assurance Maladie.

Seul un tiers des testeurs ayant contacté l'assurance maladie a obtenu des informations sur les démarches à effectuer et dans plus de la moitié des cas, ils étaient renvoyés vers Internet.

De même pour les allocations familiales qui renvoient sur leur simulateur en ligne.

C’est un peu mieux pour Pôle emploi, qui ne renvoie ses interlocuteurs que 36% des fois sur Internet.

Internet est devenu le moyen de se débarrasser des gens qui cherchent des renseignements. L'enquête démontre d’ailleurs que les usagers ayant un fort accent étranger sont plus souvent orientées vers internet que les usagers "lambdas".
Le problème c’est que tout le monde n’est pas adepte du web. Il faut rappeler que 16% des Français n’ont pas Internet chez eux et que 21% des personnes qui ont Internet ne se sentent pas à l’aise avec son utilisation selon le baromètre du numérique du Credoc.

Le web : la meilleure et la pire des choses

Internet est fantastique pour obtenir rapidement en ligne, un acte de naissance ou un billet de train.
Mais il est également la pire des choses car tout y est dématérialisé, il n’y a plus de contact humain ce qui favorise la fracture de la société entre ceux qui sont à l'aise sur le web, et qui y ont accès facilement grâce notamment au haut débit et les autres.

La fracture numérique est une fracture de plus.


Eva Roque pour le programme télé

Ofni l’info retournée à 22h45 sur W9.

Il s’appelle Bertrand Chameroy, il a 27 ans, il est Niçois et a débuté à la télévision à l’âge de 11 ans dans un épisode des Cordier, juge et flic sur TF1.
Pour visionner un extrait de Bertrand Chameroy dans Cordier, juge et flic, cliquez ici.

On l’a surtout connu comme chroniqueur dans Touche pas à mon poste avant qu’il ne décide en mars de quitter l’émission.
Le revoilà à la tête de son propre talk-show, en direct, tous les mardis soirs. Et histoire de se rassurer, Bertrand Chameroy est allé demander quelques conseils à Michel Drucker.
Pour visionner la vidéo avec Michel Drucker, cliquez ici.

L’intention de départ est de détourner l’actualité en reprenant des codes des chaînes infos. Les interviews des invités, Bernard de la Villardière et Fauve Hautot ce soir, devraient les sortir des plans promo. On découvrira également une mini-série parodique et des chroniqueurs (comédiens et journalistes) peu connus à l’exception de Gonzague Saint Bris.

Dans l’esprit, Bertrand Chameroy se rapproche plus de Yann Barthès que de son ancien patron, Cyril Hanouna. Il ne parlera pas de télé d’ailleurs.
En revanche, une fois encore, c’est auprès d’une animatrice, Alessandra Sublet, qu’il a tenté de comprendre comment lutter contre son trac
Pour visionner la vidéo avec Alessandra Sublet, cliquez ici.

À lui de trouver et d’imposer un ton, d’éviter des chroniques déjà vues. C’est à découvrir ce soir sur W9, une chaîne qui espère avoir trouvé en Bertrand Chameroy, sa nouvelle star.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

Le désengagement du département du Rhône dans le financement du musée des Confluences, c'est à la Une du Progrès. Plus d'un million d'euros cette année et rien l'an prochain, le département dit vouloir faire des économies.
Du surf et des vagues pour rééduquer les soldats blessés, c'est à la Une de Sud Ouest. Un retour au sport vécu comme un retour à la vie du côté d'Hendaye, au Pays Basque.
Deux compères un peu trop honnêtes dans le Maine Libre. Ils avaient commis un vol il y a 10 jours et ont tout rapporté quelques jours plus tard à la gendarmerie, confiant n'avoir pas dormi et mangé depuis le vol.

L'histoire du jour nous emmène à Bellenaves. Le club de foot là-bas n'est pas encore en ligue des Champions, mais ça pourrait venir.

Ce village de 1.000 habitants, au cœur de l'Allier entre Moulins et Clermont-Ferrand, n'avait plus de club de foot depuis sept ans mais ça c'était avant l'arrivée d'une dizaine de réfugiés entre février et juin dernier. Ils sont Syriens, Afghans ou Congolais et samedi, huit d'entre eux étaient sur la feuille de match pour le retour de l'AS Bellenaves à la compétition en 3e division de District. Ce n'était pas gagné raconte le président du club à Aujourd'hui en France "ils n'avaient pas de carte de séjour, pas d'assurance" mais une fois les démarches administratives réglées, les voilà sur le terrain avec des joueurs locaux. "On aurait pu, dit le président, faire une équipe de réfugiés mais le but est de les intégrer, alors ils étaient avec six joueurs du cru". Tant pis si l'AS Bellenaves a perdu samedi, c'était fantastique raconte Zabihullah, un afghan de 18 ans qui jouait chez les juniors à Kaboul. Un bonheur partagé par le président du club qui espère juste, que malgré la médiatisation de son équipe, ses joueurs resteront à Bellenaves parce qu'il y en deux ou trois très bons parmi eux. Manquerait plus qu'il se les fasse piquer.