Sarkozy, candidat sous le signe de l'identité française

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Axel de Tarlé, Xavier Yvon, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

Marion calais pour la Presse quotidienne régionale

Trois unes dans la Presse quotidienne régionale, avec là encore beaucoup de Nicolas Sarkozy.

Comme dans l'Est Républicain avec ce titre : "Nicolas Sarkozy, en prose combat", un livre programme et un premier meeting dès jeudi.
Dans l'Alsace, une sale bestiole à la Une, il s’agit du moustique tigre, qui a été repéré dans le Haut-Rhin pour la troisième fois, où il est désormais considéré comme installé au même titre que le frelon asiatique.
Dans les Pyrénées Atlantiques, un acte de vandalisme qui va coûter cher. En fin de semaine dernière, 180 panneaux routiers ont été recouverts de peinture noire. La facture pourrait avoisiner le million d'euros pour le département.

L'histoire du jour ressemble à une invraisemblable erreur médicale, c'est dans La voix du Nord.

Ou comment un homme de 85 ans, en bonne santé selon sa famille termine à l'hôpital en réanimation, intubé, ventilé, perfusé avec des poumons qui ne fonctionnent plus.
L'histoire débute mi-août, au cours d'un repas, Roland avale de travers. À partir de là, l'octogénaire ne peut plus parler, il ne s'alimente plus et ne boit plus. Sa famille est persuadée qu'il a avalé son dentier mais personne, aucun médecin pendant six jours, ne voudra les entendre. À l’hôpital de Cambrai, d'abord le soir même, le médecin évoque une fausse route et un début d'Alzheimer, au centre hospitalier de Dunkerque ensuite, malgré les demandes de la famille, le personnel opte pour une radio des poumons plutôt que pour une radio de la gorge. Il faudra le retour de vacances du médecin de service pour que la radio soit effectuée. Le dentier est effectivement retrouvé dans les cordes vocales. Sauf qu'entre temps, l'homme a dépéri "on nous a dit que c'était la fin" soupire sa famille qui demande, dans la VDN, que l’hôpital de Dunkerque reconnaisse ses erreurs. Une enquête interne doit être lancée aujourd'hui.



Xavier Yvon pour l'actualité américaine

A la Une aux États-Unis : un livre très attendu sort aujourd'hui sur Donald Trump, il est l’œuvre de deux journalistes du Washington Post.
 
Il s'appelle "Trump Revealed" que l'on pourrait traduire par "Trump dévoilé". Les deux journalistes ont eu droit à une vingtaine d'heure d'entretiens avec Donald Trump "himself". Des discussions dans le bureau roccoco du milliardaire tout en haut de la tour à son nom à New York.

Le livre donne une idée de la manière dont Trump travaillerait s'il déménageait pour le bureau oval de la Maison Blanche. Pas d'ordinateur, le matin, la première activité, serait de passer en revue tout ce qui a été dit ou écrit sur lui, il ne lit pas de notes ou de rapports trop long, il préfère être briefé à l'oral, et rapidement. "Pas le temps", dit Trump, qui a avoué aux auteurs qu'il essayerait bien quand même de lire une biographie de président américain. Il a le choix, puisqu'il n'en a lu aucune.

Ce que montrent les auteurs dans ce livre, c'est que Trump ce n'est ni un homme d'affaires, ni un homme politique, c'est un homme-sandwich et une publicité vivante pour lui-même. Voici par exemple une phrase éloquente du livre : "Trump convoqua les journalistes pour une conférence de presse au Bar Trump, situé au rez-de-chaussée de la Tour Trump, à côté du Resto Gril Trump, à quelques pas du glacier Trump et du Magasin Trump, qui mettait en vitrine une nouvelle eau de toilette Donald Trump, le parfum".
Et sur quoi portait la conférence de presse ? Sur la création de l'Université Trump.

Le quotidien USA today estime que, sauf à être déjà fan, tout électeur trouvera dans ce livre matière à bien réfléchir avant de voter.

Et Donald Trump, comment réagit-il ?

Pas très bien. Donald Trump, qui pourtant, a joué le jeu des entretiens, a déjà contre-attaqué, avec son dernier tweet : "n'achetez pas ce bouquin ennuyeux" sauf qu'avec ses 11 millions d'abonnés, il risque plutôt d'en faire la pub.



Eva Roque pour la télévision

Nadia Comaneci, la gymnaste et le dictateur ce soir à 22h sur Arte

Vous pensiez que les JO c’était terminé, c’est mal nous connaître. L’histoire que vous allez découvrir dans ce documentaire, c’est d’abord celle d’une clameur entendue dans un gymnase de Montréal en 1976.
À 14 ans, Nadia Comaneci vient de finir son exercice aux barres asymétriques. La suite, c’est son entraîneur de l’époque, Bella, qui le raconte
Le 10 parfait que les informaticiens n’avaient jamais imaginé. La note n’entrait pas dans l’écran !
En revanche, Nadia Comaneci entrait dans la légende de la gymnastique et devenait surtout une héroïne pour toute la Roumanie dirigée par les Ceauscecu. Récupérée par le couple de dictateur, la gamine revient des JO pour recevoir une autre médaille. Écoutez sa voix…
"Cher camarade Ceauscecu, je suis très émue. Car aucune médaille ni autre titre ne vaut la distinction que vous accorde votre propre pays".

Ce qui aurait pu ressembler à un conte de fée, ne l’est pas du tout. La gymnaste est surveillée en permanence, ne mange pas à sa faim comme tous les autres Roumains. Elle est manipulée et instrumentalisé par le pouvoir.
Ce film est à la fois touchant, très documenté, et raconté comme une histoire pour enfant à partir de la biographie de Nadia Comenaci publiée en 2003. On y retrouve des entretiens avec notamment son entraîneur et d’anciennes gymnastes mais surtout des archives incroyables de la gymnaste depuis ses débuts.