Santé : Fillon clarifie son plan mais ne renonce à rien

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

On va chez le médecin avec Aujourd’hui en France.

Le journal fait sa Une sur "La nouvelle ordonnance du Dr Fillon".
Finie la distinction entre "gros risques" (remboursés par la sécu) et "petits risques" (remboursés par les complémentaires) qui avaient créé la polémique. "La formulation était ambiguë" reconnait aujourd'hui le candidat qui promet aujourd'hui "une meilleure prise en charge, voire une prise en charge à 100% aux français, sans qu'il ne leur en coûte davantage".
Ainsi, "les lunettes des enfants seront intégralement remboursées dès 2017", "les prothèses auditives et dentaires devraient l'être à la fin du quinquennat".
"Qui paiera quoi ?" s'interroge le journal ? Réponse du candidat : "Personne ne peut dire que la répartition des rôles entre l'assurance maladie et les complémentaires ne se pose pas". Quant au financement, "le chiffrage sera communiqué prochainement".
"À priori la pilule de la nouvelle formule du Dr Fillon sera moins amère que la précédente, mais il faut toujours se méfier des effets secondaires" conclut le journal.

Le sujet fait aussi la une du Figaro : "Santé, Fllon clarifie son plan mais ne renonce à rien".

L'Humanité de son côté s'inquiète de "la lente asphyxie des centres de protection maternelle et infantile".
En cause, "des départements qui ne cessent de tailler dans les budgets.

Quant à La Croix, elle s'intéresse à l'autre bout de la vie : "Fin de vie, oser en parler".
Une campagne du ministère de la Santé veut inciter les Français à rédiger des directives anticipées".

Direct Matin met Hamon et Mélenchon, plus éloignés que jamais à la Une et titre "L'impossible union à gauche ?".

Quand Libération affiche un Donald Trump plus inspiré que jamais.

Libé qui a compté et qui titre : "plus que 1.429 jours".
"Un seul mois de Donald Trump à la Maison Blanche aura suffi à donner le vertige à la planète. Expiration prévue en 2021, sauf s'il est réélu.
 
Et puis il y a ce papier dans Le Figaro, une chronique, plus exactement.

Elle est signée "Anthony Palou" et c'est titré "Trumping gag".
Ça commence comme ça : "Vers 6h45, Thomas Sotto convoque trois brillantes chroniqueuses qui font le point sur l'actualité du jour. Il y a là Eva Roque, Marion Calais et Sophie Larmoyer". Reste à savoir laquelle des trois écrit sous le pseudo "Anthony Palou" dans Le Figaro.


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

À la Une de la presse internationale et africaine en particulier : l’indéboulonnable Robert Mugabe, président du Zimbabwe qui fête aujourd’hui ses 93 ans. Il est le plus vieux chef d’État en exercice au monde !

93 ans, dont 30 à la tête du Zimbabwe et même 37 puisqu’à l’indépendance du pays en 1980, il en était le tout premier Premier ministre, une fonction qu’il a d’ailleurs supprimé en accédant à la tête de l’État.
Depuis la fin des années 80 c’est une tradition : le parti unique organise en grandes pompes l’anniversaire du Président-dictateur. C’est toujours plus grand à chaque fois. Cette année, les médias locaux évoquent 200.000 invités à la petite fête, dont le coût pourrait dépasser les deux millions de dollars ! Ça va se passer samedi à Matobo, dans le sud du pays. Un quotidien zimbabwéen, The Herald, évoque 150 vaches au menu du banquet et des agriculteurs ont été priés de "faire un don, volontairement" sans quoi on considèrerait "qu’ils n’apprécient pas ce que le président a fait pour eux", explique un député. C’est le concept original du "don volontaire mais un peu obligatoire quand même" propre à une dictature.

Et tout ça alors que la population subit une crise terrible ?

Le taux de chômage est estimé à 94% et la part de la population vivant sous le seuil de pauvreté est estimée à plus de 80%. Après des années d’hyper inflation ces dernières années, une nouvelle monnaie a été créée mais le pays fait face à une pénurie de cash. Pour tenter de renflouer les caisses de l’État, le mois dernier le gouvernement a même vendu 35 éléphants à la Chine.

C’est le bilan de Robert Mugabe, qui pourtant n’a pas l’intention de prendre sa retraite !

Ah non, il vient de doucher les espoirs de ceux qui espéraient peut-être, enfin, lui succéder au sein du parti Zanu PF. Dans une interview donnée à la chaine de télé ZBC à l’occasion de son anniversaire, Mugabe a dit qu’il n’y avait personne pour le remplacer, "pas de successeur acceptable, aussi acceptable" que lui. Il sera donc le candidat du parti l’an prochain pour un nouveau mandat. Son épouse, Grace, de 41 ans sa cadette, l’avait affirmé publiquement vendredi dernier : son leader de mari est "irremplaçable". D’ailleurs s’il mourrait, a dit Grace Mugabe, les gens seraient même "prêts à voter pour son cadavre juste pour montrer à quel point ils aiment leur président !".


Eva Roque pour le programme télé

Le business du sang à 20h50 sur Arte

Cette enquête débute en Suisse avec une révélation : 80% du plasma récolté lors des dons du sang est revendu à l’industrie pharmaceutique chargée de fabriquer des médicaments onéreux destinés notamment à des traitements pour des maladie immunologiques.
Des multinationales qui n’hésitent pas à se fournir à l’étranger et notamment aux États-Unis où le don est rémunéré, comme dans cette banlieue pauvre de Cleveland où un laboratoire suisse s’est implanté.
Imaginez une salle remplie de fauteuils, occupés 12 heures par jour, sept jours sur sept.
Ici, on peut donner deux fois par semaine son plasma contre deux fois par mois en France. Les plus démunis viennent donc ici.

Avec la crise économique, les dons ont explosé. Ces rémunérations sont devenus un moyen pour les dealers de se faire un peu d’argent pour s’acheter leur dose. Quant aux contrôles sanitaires, ils sont inexistants.
L’équipe de journalistes a montré ces images à Jean-Jacques Huard, un hématologue français.

Attention, les contrôles sur les dons, rémunérés ou pas, sont très stricts. Les traitements à base de plasma sont donc sûrs. Cette enquête, au-delà du risque sanitaire, met en avant surtout une question morale : est-ce que le sang des pauvres peut venir gonfler les profits des multinationales ?


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

L'inefficacité de Bloctel à la Une de la Nouvelle République. La plateforme d'opposition au démarchage téléphonique jugée peu efficace. C'est ainsi que dans l'Indre, de nombreux consommateurs continuent d'être littéralement harcelés sur leurs lignes.
Après 40 ans de mandats, locaux, régionaux, nationaux, Jean-Marc Ayrault annonce ce matin à Ouest France qu'il en a fini de la politique. Le ministre des Affaires étrangères ne briguera pas d'autres mandats après la présidentielle.
Paris nous voilà ! Titre à la Une de l'Union. À quatre jours de l'ouverture du Salon de l'Agriculture, les éleveurs préparent leurs plus belles bêtes.

L'histoire du jour nous emmène dans l'ex jungle de Calais.

À l'enchevêtrement de tôles, de tentes et de constructions sommaires, pourrait succéder la nature selon Nord Littoral. Depuis l'évacuation d'octobre dernier, la zone a été en partie nettoyée. Et aujourd'hui, la réflexion est lancée pour construire l'avenir du site situé à proximité du port et de la mer. D'ailleurs, le Conservatoire du Littoral a présenté un projet de réhabilitation, prévoyant notamment de valoriser les zones humides pour permettre à différentes espèces de la faune et de la flore de s'installer. La mairie, elle, sur l'espace dont elle est propriétaire souhaiterait l'implantation d'un centre équestre. Ce qui semble dominer en tout cas, c'est l'idée de rouvrir les lieux au public et de permettre aux habitants de Calais de se réapproprier la zone.