Salon de l'agriculture : les candidats ont intérêt à bien onduler de la croupe

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
Partagez sur :

Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marguerite Lefebvre font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Si vous êtes d'une nature un peu angoissée, surtout ne lisez pas Libération !

Libé avec sa Une en forme d'avertissement sur les paquets de cigarette. Avec ce message : "Perturbateurs endocriniens : même se laver tue !" C'est aujourd'hui que la commission européenne va voter sur la définition qu'elle donnera à ces additifs chimiques omniprésents. "ONG et scientifiques espèrent une vision large, permettant de les encadrer au mieux. Tandis que les groupes d'intérêts autrement dit les lobbies cherchent à la restreindre".
Ce qui est sûr, c'est que ces cochonneries sont partout, dans vos tubes ou dans vos pots et le plus souvent votre déodorant, votre crème de jour, votre mascara.
"Ethymexhyl, Methoxycinamate, BHT, benzophenone 1 , Butylparaben…".
"Pour savoir la composition des produits, non seulement il faut avoir une très bonne vue, mais aussi être diplômé d'un doctorat en chimie" ironise un membre de l'association Génération Future.
Pour vous donner une idée, l'an dernier, l'UFC Que Choisir avait publié une liste de 185 cosmétiques contenant "des substances indésirables". Cette année, la liste concerne près de 400 produits ! Espérons donc, qu'à Bruxelles, aujourd’hui, les perturbateurs endocriniens ne gagnent pas.

Sinon, dans la liste des fléaux, vous trouverez la grippe aviaire.
Avec La Croix qui consacre sa une à "ces éleveurs combatifs, dans les Landes, qui ne baissent pas les bras".

Lui non plus ne baisse pas les bras, c’est François Fillon.
Dont Aujourd’hui en France nous apprend qu'il subira demain "l'épreuve du salon".

Le Salon de l'agriculture sur lequel revient aussi 20 Minutes.
Avec un papier dont le titre manque un peu de délicatesse : "Les candidats ont intérêt à bien onduler de la croupe".

Le Monde fait sa Une sur "la mise en garde de Marine Le Pen aux fonctionnaires".
La candidate frontiste qui a attaqué les juges et les médias mais aussi, et ça c'est nouveau, "menacé les fonctionnaires qui participeraient à de telles dérives".

Et puis Le Figaro fait sa Une sur "l'étau qui se resserre sur les français de Daech.

Bref, si tout cela vous déprime, il vous reste L’Équipe qui a décroché une interview de Roger Federer.
"Vingt titre en grand chelem, c'est un rêve".


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

Un coup d’œil à la presse américaine, qui évidemment s’interroge sur l’énorme "couac" de la remise de l’Oscar du meilleur film, annoncé d’abord pour La La Land avant que Moonlight ne récupère la statuette.

Comment cela a-t-il pu arriver ? C’est la question que tout le monde se pose !
Première réponse, avec ceux qui étaient en coulisse. Le Los Angeles Times raconte : "Oh mon Dieu, il a la mauvaise enveloppe !". C’est un machiniste qui répète ça derrière la scène, en courant dans tous les sens. Le quotidien californien décrit aussi le réalisateur du show, regardant fixement son écran pour essayer de comprendre, à côté de lui sur la table, le Champagne qu’ils viennent de déboucher pour fêter, un tout petit peu tôt, une soirée réussie.
Seconde réponse : les excuses du grand cabinet d’audit qui organise le vote et sa confidentialité depuis 83 ans et qui a refilé la mauvaise enveloppe.
"Envelopgate : comment le cafouillage Moonlight a-t-il pu se produire aux Oscars ?", interroge NBC News. Justement, la presse américaine nous explique comment ça marche. Chez PwC, deux personnes de confiance sont chargées des procédures. Elles sont bien connues : Brian Cullinan et Martha Ruiz. Ce sont eux qui comptent manuellement les 7.000 votes des membres de l’Académie.

Sont-ils les seuls à connaitre le palmarès ?

Absolument ! Un palmarès qu’ils mémorisent (il n’y a aucune trace informatique) et ce sont eux qui remplissent les enveloppes. Deux jeux d’enveloppes identiques : un pour chacun. Le dimanche, ils se rendent au théâtre par des chemins différents et gardés secrets. Une fois sur place ils s’installent en coulisses, un de chaque côté de la scène et donnent les enveloppes avec les noms des gagnants aux stars qui vont remettre les Oscars.

C’est donc certainement l’un des deux qui s’est trompé ?

Sans doute. C’est la fin de la cérémonie, dernier Oscar, on peut imaginer un peu de relâchement. Imaginez que l’enveloppe précédente, sacrant Emma Stone meilleure actrice, ait été remise à droite de la scène. Dernier prix, pour le meilleur film : Warren Beatty arrive par la gauche et hop : on lui refile la seconde enveloppe de l’Oscar d’Emma Stone. C’est peut-être aussi simple que ça.
Et quand on voit sur les photos, dans le cafouillage sur scène, la mine ravagée des deux responsables de PwC, on ne va pas s’inventer une théorie du complot : l’un de ces deux-là a fait une grosse bourde. D’ailleurs CNN précise que tous les tweets de la soirée de l’un d’eux, Brian Cullinan, ont été effacés avec des photos prises en coulisses et des actrices qui sortaient de scène avec leurs Oscars. Il n’était peut-être pas totalement concentré le garçon.


Eva Roque pour le programme télé

Le divan à 23h25 sur France 3.

Un divan rouge et un journaliste-psy en la personne de Marc-Olivier Fogiel. Le patient du jour n’est autre que Bernard Tapie.
Autant vous dire que l’entretien tourne rapidement au rapport de force. À se demander pourquoi Bernard Tapie a accepté l’invitation. La réponse récurrente aux questions est "Non" ou "Je ne sais pas" comme au moment où on lui demande comment il a vécu son incarcération.

Mais Marc-Olivier Fogiel ne lâche rien. Il évite d’aller sur les dossiers juridiques comme tente de l’emmener Tapie et s’en tient au personnel. En 2015, par exemple, quand l’homme d’affaires avoue avoir eu des idées suicidaires.

Et puis Tapie lâche un peu. Il évoque avec émotion son enfance heureuse mais pauvre et surtout l’amour de ses parents. Des gens pudiques qui ne se disaient jamais "je t’aime". Et puis un jour, lors d’un apéritif, son père lève son verre.

Au-delà des confidences, ce numéro du Divan est particulièrement réussi parce qu’on voit l’invité changer au cours de l’émission.
Tapie reste Tapie. Cabot, sûr de lui et provocateur, mais se dessine aussi un autre homme, plus intéressant et plus sensible.
Que l’on aime ou que l’on déteste le personnage, il demeure fascinant.

L’émission est programmée tardivement, mais avec le replay, vous aurez le droit à une séance de rattrapage.


Marguerite Lefebvre pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

Inauguration en grande pompe ! C'est le Jour J pour la LGV, le premier jour J nous dit Sud Ouest. Aujourd'hui, François Hollande inaugure cette ligne de train qui rapprochera encore un peu plus Bordeaux de Paris. Les voyageurs, eux, devront attendre début juillet.

À la ferme mais pas au Salon, c'est la Une du Courrier Picard. Comme l'an dernier Jean-Luc Mélenchon a séché le Salon de l'agriculture, symbole selon lui d'une agriculture trop productiviste. À la place, il s'est rendu dans une ferme bio de l'Oise.

Et puis, un espoir dans la Provence ce matin. Un espoir fou même, c'est la Une du quotidien. Une nouvelle étape pourrait être franchie dans la lutte contre le Sida. Un biologiste marseillais teste en ce moment un vaccin qui a déjà fait disparaitre des cellules infectées sur certains patients. C'est une avancée qui demande désormais à être confirmée.

L'histoire du jour nous emmène dans les vignes nantaises.

Non ils en ont marre les viticulteurs de Nantes, marre des pilleurs qui rachètent des parcelles de vignes dans la région, pour les déplanter et les replanter en Charente afin d'avoir l'appellation Cognac.

La pratique est de plus en plus répandue nous dit Presse Océan. C'est une pratique légale sauf qu'il y a manière et manière de faire ça.

Dans la région nantaise, les vignes ont été arrachées avec des pelleteuses puis brûlées avec des pneus et de l'huile de vidange. "C'est tout bonnement inacceptable" pour Olivier Martin, de la fédération des vins de Nantes. Sauf que pour l'instant, les vignerons nantais ne peuvent rien faire pour lutter contre ces comportements.

Aujourd'hui, ils lancent un appel. "Si ces transferts de vignes ne sont pas interdits, c'est toute notre appellation qui risque de disparaitre".