Rythmes scolaires : ce n'est pas un jeu d'enfant !

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

On rentre dans le vif, dans le dur, dans le concret ce matin.

Avec, par exemple, 20 Minutes qui fait sa Une sur "les rythmes scolaires".

"C'est pas un jeu d'enfant". Emmanuel Macron prévoit de laisser à chaque commune le soin de décider de l'organisation des activités périscolaires de ses écoles. Une carte blanche qui pourrait poser bien des problèmes. Et on comprend bien qu'in fine c'est l'argent qui pourrait faire la différence. "Les villes les plus pauvres y renonçant", s'inquiètent déjà les syndicats d'enseignants.

En listant "les points de frictions qui ne devraient pas manquer au sein du nouveau gouvernement", Libération annonce déjà des "Clash en stock à l'Élysée".

Le Figaro nous raconte comment "Macron impose des règles strictes à ses ministres".

Basées sur trois mots : "Solidarité", "Confidentialité" et "Collégialité".

Quand L'Humanité s'inquiète du "Projet Macron pour étouffer le parlement".

Il veut "raccourcir le temps législatif, évite les navettes". C'est, dit L'Huma, "Une véritable confiscation du pouvoir parlementaire".

L'Opinion : "Législatives : la bataille est lancée" !

Et puis il y a "Macron", en Une de dans L'Équipe.

Macron, c'est aussi une marque de vêtements pour les sportifs qui, curieusement depuis quelques temps, a décidé de faire beaucoup de pub. Il y a des homonymies bien utiles parfois.


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

On découvre avec vous une interview surprise dans le quotidien néerlandais De Telegraaf, celle du Roi des Pays-Bas qui fait des révélations sur un pan de sa vie resté secret.

Une double-vie, disons-le ! Figurez-vous que le Roi Willem-Alexander joue les pilotes de lignes pour KLM, totalement incognito et ça depuis 21 ans, environ deux fois par mois.
Vous imaginez ? "Mesdames et messieurs, c’est votre co-pilote qui vous parle, il fait beau, notre va durer une heure, etc" Et en fait c’est le Roi qui vous parle ! Évidemment, il ne donnait jamais son nom. Il pense que certains passagers, parfois, reconnaissaient sa voix. En revanche, il n’a jamais été démasqué à l’aéroport d’Amsterdam, avec son uniforme et sa casquette KLM.

Mais il sait y faire le Roi ? Il est pilote ?

Ah oui quand même, ancien pilote de chasse, quand il était jeune. Les Hollandais savaient que de temps en temps, il était "pilote invité" sur certains vols, pour préserver la validité de sa licence. Mais personne ne se doutait de cette récurrence : deux fois par mois sur des vols commerciaux depuis 21 ans. Et il n’a pas arrêté quand il est monté sur le trône en 2013, après que sa mère la Reine Béatrix a abdiqué. Ce sont surtout des destinations européennes : Grande-Bretagne, Allemagne ou Norvège, et il est toujours co-pilote. Mais là en ce moment il est en formation, parce que KLM met au rebus ses appareils Fokker 70 et adopte des Boeing 737 : le roi de Hollande doit se mettre à la page.

Mais c’est sympathique de se dire qu’il a fait ça dans l’anonymat depuis tant d’années ! Qu’est ce qui l’a motivé ?

"Voler est juste fantastique", dit le roi Willem-Alexander, il adore ça. Et puis, et c’est le titre de cette interview donnée à De Telegraaf : "Les problèmes ne vous suivent pas là-haut". Il a 50 ans, trois filles, il est à la tête de 17 millions de sujets mais, explique-t-il : "un avion, des passagers, un équipage, vous en avez la responsabilité. Vous ne pouvez pas emmener vos problèmes terrestres dans le ciel. Donc vous pouvez vous désengager complètement et vous concentrer sur autre-chose. Et ça, pour moi, c’est ce qu’il y a de plus relaxant dans le fait de voler". Ce roi est réputé proche des gens, il est très populaire comme l’était sa mère. Il y a trois semaines par exemple, pour ses 50 ans, il a invité au Palais 150 personnes nées un 27 avril comme lui. Et c’est vrai que le fait de savoir qu’il a besoin, de temps en temps, de mettre la tête dans les nuages, le rend fort sympathique, ce roi des Pays-Bas.


Eva Roque pour le programme télé

La télé de Luchini à 21 heures sur C8.

Prenez les meilleurs moments de Fabrice Luchini à la télé et en radio. Ajoutez-y quelques commentaires de la part des animateurs qui le connaissent bien et l’ont reçu plusieurs fois et vous obtenez ce programme à l’image du comédien : démentiel.
Quand il parle de sexe, de théâtre, de télé ou de politique, c’est démentiel.
Exemple en 2013 au 20 heures de France 2, il est face à David Pujadas.

Il adore la télé, et la politique. Écoutez plutôt, c’était sur Europe 1 l’an dernier. Il commence par évoquer Hollande.

Il fait le show, il est exubérant, mais il y a quelque chose de touchant chez lui, une sincérité doublée d’une érudition qui force le respect.
Et puis, il a le sens de la répartie, Fabrice Luchini.

En regardant le documentaire, on regrette au départ qu’il n’y ait pas d’interview de Luchini sur ses passages dans les médias.
Mais au fond, ces moments de folie cathodique se suffisent à elle-même et nous suffisent pour passer une excellente soirée.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

Questions après sa nomination au gouvernement : qui va remplacer Gérard Collomb à la mairie et à la métropole de Lyon ? Le progrès s'interroge. Alors que l'intéressé, qui veut avoir son mot à dire, n'entend pas quitter ses fonctions locales avant les législatives.
L'espoir dans la presse en région alors que se joue ce soir la dernière journée de la Ligue 2 : "et maintenant ça peut le faire" titre le Courrier Picard qui espère voir Amiens accéder à l'élite. Alors que Libération Champagne assure que Troyes vise la montée directe face à Sochaux ce soir.
L'invitation de La Dépêche du Midi ce matin : "Venez passer la nuit au musée" titre le journal. Samedi soir, portes ouvertes à Toulouse et en Haute-Garonne pour découvrir l'art sous un autre jour.
 
L'histoire du jour nous emmène à Cannes pour la dernière séance.

En tout cas, celle du chef projectionniste du Palais des Festivals. Cette 70e édition, ce sera sa dernière. 34 ans passés dans les entrailles du palais sur la Croisette. Eric Falcon se souvient dans l'édition locale de 20 minutes de cette fois où Clint Eastwood est venu prendre un verre en 2008 pour l'anniversaire d'un collègue. "En règle générale, les américains sont très cools" dit celui qui, à 63 ans, a vu passer toute une génération de monstres sacrés du cinéma. Il a vu aussi le milieu évoluer. "Les projections, confie-t-il, ont perdu un peu de magie avec l'arrivée du numérique". Les disques durs ont remplacé les pellicules. Mais l'important, dit le projectionniste, c'est les films et ceux qui les font. Et au passage, Eric Falcon fait passer un petit message : "j'aimerais bien croiser le président du jury de cette 70e édition". Pedro Almodovar est prévenu !