Révélations sur les ordonnances de Macron

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
Partagez sur :

Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Comment ne pas voir ce matin ces policiers britanniques, casqués, armés et harnachés ?

Ils sont en file indienne, descendant d'un escalator, en Une de Libération.

Ils marchent, en rang serré, dans une rue de Londres, après l'attentat de samedi, en première page du Figaro.

"Ne jamais s'habituer", c'est le titre de l'édito du Figaro. La première phrase de Paul-Henri du Limbert : "Les guerres longues portent en elles quelque chose de redoutable, qui s'appelle la force de l'habitude".

"Londres en résistance", répond Libération qui fait remarquer dès sa Une que les élections législatives de jeudi sont maintenues.

Et Alexandra Schwarzbrod dit ceci dans son éditorial :"On sait que les djihadistes ont pour mission de ruiner tout ce qui s'apparente à un processus démocratique."

Le Parisien consacre sa Une, non pas à l'attentat de samedi soir, mais à ses "Révélations sur les ordonnances de Macron".

Le journal dévoile les documents de travail préparatoire à aux futures ordonnances sur le marché du travail. On savait que le président Macron avait trois réformes en tête : donner plus de place aux accords d'entreprise, plafonner les indemnités aux prudhommes et fusionner les instances représentatives du personnel.
Oui mais voilà, le Parisien explique qu'en réalité, ce sont huit réformes d'envergure qui sont prévues.
Réforme des règles qui entourent CDI et CDD, les règles concernant la durée du travail et notamment le travail de nuit, améliorer la formation des délégués syndicaux. Les huit points clés du projet sont donc à lire dans Le Parisien.

Beaucoup de sports ce matin dans vos journaux.

Du tennis, notamment, avec "Mladenovic qui enflamme ses fans", dit l'Équipe, après sa qualification pour les quarts de finale de Roland Garros.
Il faut d'ailleurs lire l'interview de l'ancien champion iranien Mansour Bahrami, 61 ans aujourd'hui, qui se souvient notamment d'un double dans les années 80 à Tokyo, après une nuit en boite de nuit terminée à 9 heures du matin : Borg-Leconte contre Bahrami-Gomez devant 12.000 spectateurs.
Bahrami raconte que seul Gomez n'était pas bourré. "Sur le premier point, Borg a servi, j'ai vu deux balles arriver, j'ai tapé la bonne".

Et puis il y a du rugby évidemment en Une de l'Équipe.

"Clermont patron, après sa victoire en finale du Top 14".


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

Vendredi, en Irlande, le parti de Centre-droit Fine Gail a choisi celui qui va être le prochain Premier ministre irlandais et son profil a intéressé les médias bien au-delà du pays : la presse internationale a souligné sa victoire.

Parce que Leo Varadkar, c’est son nom, c’est l’homme de toutes les "premières fois". On peut les passer en revue en regardant juste les titres de certains journaux. Le Financial Times : "Leo Varadkar va devenir le plus jeune Premier ministre d’Irlande". Effectivement ce médecin de formation a 38 ans, élu au parlement pour la première fois il y a 10 ans. Seconde particularité, soulignée par le quotidien indien Times of India : les "origines indiennes" du prochain Premier ministre. Son père, médecin venu de Bombay, travaillait dans un hôpital irlandais dans sa jeunesse, c’est là qu’il a rencontré sa mère, qui était infirmière. Et c’est donc la première fois que le chef du gouvernement sera issu d’une minorité ethnique. Enfin, titre du journal britannique The Independent : "L’Irlande s’apprête à installer le premier Premier ministre ouvertement gay". Leo Varadkar a rendu publique son homosexualité il y a deux ans, juste avant le referendum légalisant le mariage pour tous en Irlande. Et voilà, pour la première fois : jeune, issu de l’immigration, et gay.

D’où l’intérêt de la presse internationale. On se dit qu’un Premier ministre gay, dans la très catholique Irlande, ce n’est pas rien !

Non, le Hindustan Times rappelle que L’Irlande n’a dépénalisé l’homosexualité qu’en 1993, autorisé le divorce en 96 seulement et que la loi sur l’avortement est parmi les plus dures en Europe. D’ailleurs, Varadkar a dit qu’il proposerait de l’assouplir. Mais finalement, on remarque que les médias irlandais et son parti, le Fine Gail, n’ont pas du tout évoqué l’homosexualité du futur Premier ministre.

Ça n’était pas un sujet ?

Exactement, et les groupes militants LGBT s’en sont félicité d’ailleurs : "c’est le signe que l’Irlande a changé, et que les gays sont perçus comme des personnes incroyablement ordinaires". The Irish Times remarque tout de même que le fait que Varadkar, un jeune actif urbain, ait attendu d’avoir 35 ans pour dire ouvertement son homosexualité, révèle un conservatisme bien ancré. Et globalement, en Irlande, on s’est plutôt intéressé à ses idées : Varadkar s’est présenté comme le champion de "ceux qui se lèvent tôt", gagnant le surnom de candidat "Thatchérien".


Eva Roque pour le programme télé

Papa ou maman à 21 heures sur M6.

Il s’agit d’une comédie délirante sortie en 2015. L’histoire de la famille Leroy : le père, la mère et les trois enfants.
Et ça ne commence pas très bien.
Reste la question épineuse de "qui va garder les enfants ?" lors d’une réunion devant la juge.
Parce que c’est là que ça se corse. Ni papa ni maman ne veut gérer les rejetons. Alors ils vont inventer n’importe quoi pour convaincre leurs enfants d’aller chez l’autre.

C’est un film totalement immoral et irrévérencieux mais hilarant.
On en arrive parfois à être gêné tellement ces parents deviennent fous dans leur entreprise de démolition.
Il n’empêche que sous couvert de comédie, c’est bien les travers de la vie conjugale qui sont décrits.
Avec dans le rôle du couple, Marina Foïs et Laurent Lafitte qui est excellent.
La suite de ce premier volet est sortie en décembre au cinéma et elle est tout aussi réjouissante.
Un moyen de passer une très bonne soirée devant votre télé.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Les Unes de la presse quotidienne régionale.

Deux journaux, deux ambiances ce matin ! "Que c'est bon" s'exclame la Montagne après le titre de Clermont. Avec un Aurélien Rougerie tout sourire à la Une. Quand Mathieu Bastareaud retient ses larmes à la Une de Var Matin. C'est le "retour sur terre" pour le quotidien de Toulon.
Un nouvel outil dans la lutte contre les comportements dangereux sur les routes. En Aquitaine, "les PV tombent du ciel" écrit Sud Ouest. Expérimentation par la CRS autoroutière de drônes pour verbaliser les dépassements dangereux et le non-respect des distances de sécurité.
Un anniversaire dans la Presse de la Manche, le 73e du débarquement. Immense succès hier avec les parachutages en Normandie et la parade d'anciens véhicules à Sainte-Mère-Eglise.
 
L'histoire du jour, c'est celle des temps de contrôle à l'aéroport Saint Exupéry.

Des temps de contrôle qui s'envolent assure le Progrès. À tel point, que le mois dernier, en moins d'une semaine, plusieurs dizaines de passagers ont raté leur avion. 18 mai d'abord : un vol Vueling à destination de Barcelone quitte Lyon laissant 30 à 50 de ses voyageurs à l'aéroport. La semaine suivante, week-end de l'Ascension, 74 passagers de la même compagnie restent cloués au sol. Des passagers qui pointent des dysfonctionnements au sein de la compagnie. Mais surtout au niveau des contrôles, bagages cabine et papiers d'identité : "en 1h40, dit une de ces voyageurs abandonnés, nous n'avons même pas pu atteindre la fouille". La préfecture, qui avait renforcé les effectifs pour le week-end de l'Ascension, évoque un mauvais concours de circonstances. L'aéroport reconnait que dans le transport aérien, un retard peut impacter toute la chaine. En attendant, Fanny (à qui l'on avait assuré que les avions attendraient) a raté son week-end sur les ramblas sans certitude qu'elle sera remboursée.