Rentrée : le coup de mou tout à fait normal !

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
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Axel de Tarlé, Xavier Yvon, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

Les Unes de la presse nationale pour commencer :

Alors bien sûr, pour commencer, nous pourrions vous parler de "la bataille des primaires qui est lancée", comme le titre Le Figaro.
De "la gauche, encore dispersée, mais qui retrouve des couleurs », c'est la une de l'Humanité ou encore de Libération, qui, enquête à l'appui, l'affirme : "La droite, ça ne fait pas rêver", "si elle parvenait au pouvoir, "l'opposition ne ferait pas mieux que la gauche". Nous pourrions vous plonger dans L'Opinion qui nous explique, en long en large et en travers, "Comment les primaires chamboulent la vie politique". Mais ça, nous allons pouvoir le faire tous les matins dans les mois qui viennent.

Alors non ! Comme vous êtes nombreux à "reprendre" aujourd'hui, nous vous recommandons ce "papier médicament", en quelque sorte, dans Aujourd’hui en France titré "On reste serein, chiche ?". Vous vous sentez "fatigué" ? "Il n'y a rien de plus normal ! ", "L'être humain n'est pas une machine qu'il suffit de réenclencher pour passer illico en mode TGV. Mieux, votre coup de mou est la preuve que les vacances vous ont vraiment permis de décrocher. Vous êtes "débordés" ? Ce n'est pas grave ! "La rentrée ne doit pas être vécue comme un changement radical mais comme une remise en route crescendo".
Voilà, forts de ces conseils, si vous vous sentez vraiment très forts, vous pouvez lire l'interview de Bernard Cazeneuve qui fait la une de La Croix et réclame "un islam de France ancré dans les valeurs de la République".


Axel de Tarlé pour l'économie

"Alstom : Succès à l'export et inquiétudes en France", c’est à lire dans Les Échos

Les États-Unis ont commandé 28 TGV à Alstom pour assurer la ligne Boston-Washington (Via NYC) pour un montant de plus de deux milliards.
Une décision symbolique puisque cette ligne sera la première a dépassé les 300 km/h, la précédente étant limitée à 250 km/h.

C’est donc un véritable succès à l'export pour Alstom, depuis que la société s’est recentrée sur le transport en vendant sa branche énergie à General Electric.
Il faut notamment rappeler qu’Alstom a également décroché un contrat pour la livraison et la maintenance de 800 locomotives de fret en Inde, la rénovation du métro de Dubaï.
Alstom rencontre également un franc succès en Italie et en Belgique.
L’entreprise française a la maitrise du train, elle est capable de fournir des systèmes clés en main (comme la signalisation, le rail, la maintenance) ce qui génère des revenus récurrents.

Mais l’exigence de certains pays clients exigent une fabrication locale comme pour les 28 rames de TGV qui seront fabriquées aux USA.
Les usines Française dépendent des commandes de la SNCF et notamment l’usine de Belfort/Reishoffein qui espérait une commande de 44 locomotives.

Alstom qui rit à l'export, mais pleure en France.



Eva Roque pour le programme télé

Sorry, je me marie, du lundi au vendredi sur NRJ12 à 19h45.

C’est une nouvelle télé réalité façon un Dîner presque parfait, sauf que les quatre candidats ne jugent par leur façon de cuisiner, mais leur enterrement de vie de jeune fille. Elles sont donc quatre futures mariées, elles assistent à l’enterrement de chacun d’entre elles et notent mutuellement.

Direction Cannes pour la fête d’Hélène, 37 ans.
Avec Hélène, c’est "no limit" comme elle dit, un enterrement organisé par sa maman avec déguisement, chanson, danse sur la Croisette et cours de Pole Dance. De quoi inquiéter les autres concurrentes pour la suite de la soirée.

A la fin, on compte les points, on ajoute la note accordée par les futurs maris à qui la production a eu la gentillesse de montrer les images de la soirée et celle qui gagne remporte sa robe de mariée.

Si Eva Roque vous parle de ce programme, ce n’est par pour sa qualité, mais parce qu’il est symptomatique de ce que l’on voit de plus en plus sur la plupart des chaînes : des programmes low cost qui remplissent les grilles avec des concepts triturés dans tous les sens, qui reposent toujours sur une même mécanique : des anonymes mis en compétition, qui adorent se critiquer.

C’est à regarder comme un divertissement de fin de journée, en se disant qu’on peut faire autre chose en même temps.



Marion Calais pour la Presse quotidienne régionale

Trois unes dans la Presse quotidienne régionale

Le sourire et l'optimisme de Najat Vallaud-Belkacem à la Une du Courrier Picard. Entretien avec la ministre de l'Education avant la rentrée qu'elle juge "apaisée".
Pas d'apaisement à Nantes en revanche où samedi soir, un rassemblement a dégénéré dans le centre-ville. "Septembre sera chaud" estime Presse Océan.
Plus léger, le Journal de Saône-et-Loire détaille les perles des touristes. Notre préférée : quatre supporters islandais qui ne trouvaient pas leur hôtel à Mâcon et pour cause, ils avaient réservé à Macon, sans accent circonflexe, une ville située près d'Atlanta aux États-Unis.

L'histoire du jour nous emmène au Palais de Justice de Marseille où les nuits sont parfois agitées, Ça fait la une de La Provence.

Qui en page intérieure évoque les travaux forcés inventés par la justice marseillaise. Avec une audience interminable, débutée à 14 heures vendredi, elle s'est achevée à 4h45 du matin samedi. Au total, 20 dossiers, 32 prévenus à juger et des scènes ahurissantes : un policier qui s'endort sur son banc, une jeune avocate commis d'office qui peine à trouver ses mots au petit matin pour assurer la défense de son client.

Et c'était sans compter en plus, les lumières qui s'éteignent à une heure du matin avec des magistrats qui ont du regagner leurs bureaux dans le noir, une panne informatique qui a contraint le tribunal à rédiger les mandats de dépôt à la main. Pour la Provence, ceux qui ont été jugés à cette audience là peuvent s'interroger : "ont-ils été jugés correctement ?".


Xavier Yvon pour la presse américaine

Une histoire de campagne dans la presse aux États-Unis, avec Xavier Yvon. Ce matin, cette enquête à la Une du New York Times sur les pratiques discriminantes de Donald Trump dans son empire immobilier.

Ce même Donald Trump qui a traité Hillary Clinton de "raciste" il y a quelques jours, ce Donald Trump qui demande aux Noirs et aux Latinos de voter pour lui avec cet argument choc : "qu’est-ce que vous avez à perdre ?".

Et bien le Donald Trump, promoteur immobilier, lui, a été accusé par la justice américaine de "pratiques discriminatoires". C’était dans les années 70, les noirs qui candidataient pour des appartements dans ses grands projets immobiliers étaient systématiquement refusés. Cette femme par exemple, qui entend parler d’un appartement louer dans l’immeuble d’un ami blanc, un building Trump à Cincinnati. Quand elle se présente, on lui dit qu’il n’y pas de logement vacant.

Il y avait même, raconte le journal, des instructions pour que les agents immobiliers de l’empire Trump marquent d’un grand "C" les dossiers des candidats noirs, C pour personne de "couleur". Impossible de prouver que les ordres venaient directement de Donald Trump, qui a toujours nié toute discrimination mais le New York Times raconte une scène où son père, Fred Trump, donne une directive très claire à un de ses employés.

Les procédures judiciaires ont pris fin avec un accord à l’amiable prévoyant l’accès des Noirs aux appartements Trump. Là encore, discrimination, les familles afro-américaines se retrouvaient confinées entre elle dans les plus mauvais logements.
Ces pratiques ont pris fin en fait avec l’évolution de la démographie à New York notamment. La classe moyenne blanche a décliné et il est devenu compliqué de renoncer à des locataires noirs.

Voila en tout cas une histoire qui ne va pas aider Donald Trump à devenir, lui, le prochain locataire de la Maison-Blanche.

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