Remaniement : la marche continue sans Bayrou

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Valentine Desjeunes font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

La récurrence de l'actualité politique oblige les quotidiens à faire preuve d'un peu d'originalité.

C'est le cas de Libération dont on se demande, quand même, en regardant la Une, si la canicule n'a pas fait craquer certains créatifs.

On y voit Emmanuel Macron avec deux tranches d'orange à la place des yeux. Et ce titre : "Bayrou out : pas de quartiers". À part la couleur orange du Modem, on ne voit pas trop d'explications.

Plus sobre, Le Figaro : "Remaniement : la marche continue sans Bayrou".

Aujourd’hui en France nous révèle "Les dessous d'un déminage".

Hier, François Bayrou a affirmé qu'il avait proposé de quitter le gouvernement "le jour même de l'ouverture d'une enquête préliminaire, le 9 juin". Pourtant, avant hier encore, le futur ex-ministre confiait au journal qu'il était "absolument serein". Ajoutant même, bravache : "Si on n'est pas capable de supporter la pression on ne fait pas ce métier".
Visiblement, Emmanuel Macron, dans le secret de leurs conversations a su trouver les mots. Même si, l'air de rien, François Bayrou prévient : "le temps qui passe érode tout y compris les majorités".

Le remaniement qui fait aussi la Une de L'Opinion, des Échos et de 20 Minutes qui s'intéresse aux "Figures de l'ombre" comme Nicole Belloubet, Nathalie Loiseau ou encore Florence Parly.

La Croix s'inquiète un peu et titre "La transparence, jusqu'où ?"

Reconnaissant qu'il y a des marges de progrès éthiques en politiques", mais s'inquiétant "des excès possibles de la transparence".

Et puis Le Huffington Post a remarqué ça hier soir, au moment de l'annonce du gouvernement.

Sans s'en apercevoir Alexis Kohler, le secrétaire général de l'Élysée a un peu buggé hier soir. Laura Flessel reste bien ministre des Sports. C’est sans doute encore à mettre sur le compte de la canicule.

À ce sujet, signalons ce tweet signé Bastien Joseph : "François Hollande, rends la pluie !".

Aujourd’hui en France, de son côté, s'inquiète pour "les poissons". Car oui, "Même les poissons ont chaud".

Car la plupart des poissons sont "écothermes", c’est-à-dire qu’ils ne contrôlent pas leur température et sont donc dépendants de celle de leur environnement. Dans certaines rivière, "les services de l'État font même des lâchers d'eau fraiche". Les truites y sont, parait-il, très sensibles.
Et puis attention aussi à Bubulle, si vous êtes "aquariophiles", si vous avez un poisson rouge, il faut bien penser à rafraichir son eau.


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

Hier la Reine Elizabeth II a prononcé le discours inaugural du nouveau parlement britannique. Une intervention royale qui a provoqué une avalanche de réactions sur les réseaux sociaux.

C’est la tradition depuis la fin du 19e siècle, le ou la monarque lit le discours écrit par le gouvernement. Donc en l’occurrence, les propositions de Teresa May pour réaliser le Brexit dans les deux prochaines années. Mais quand vous regardez les titres de la presse britannique : c’est un accessoire qui a focalisé l’attention de tous. Exemple, le Telegraph : "Est-ce que la Reine essaye de nous dire quelque-chose du Brexit avec son chapeau ?". Ou encore le site BBC News : "Est-ce que la Reine porte un chapeau pro-européen ?".

Un chapeau à message subliminal ?

Il était bleu azur avec, sur le devant, bien visibles, des fleurs dont on perçoit surtout le centre jaune comme de gros boutons, on dirait des étoiles. Et donc le chapeau rappelle beaucoup, c’est vrai, le drapeau européen avec ses 12 étoiles jaunes. Les réseaux sociaux se sont emballés tout de suite pour le remarquer. Jusqu’à Guy Verhofstadt, le négociateur du Parlement européen pour le Brexit, qui a twitté "Clairement, l’Union européenne inspire toujours certains au Royaume-Uni".

Mais la Reine n’est pas censée s’exprimer sur les sujets politiques, elle est tenue à la neutralité ?

Absolument, elle reste au-dessus de la mêlée et ne vote même pas. C’est bien pour ça que le chapeau bleu à points jaunes fait tant jaser ! Jusqu’ici, des indiscrétions la disait plutôt pro-Brexit mais certains sont convaincus que la Reine a fait exprès. Le Guardian s’amuse de l’ambiguïté de ce chapeau "glorieux" mais reste très prudent sur la portée de ce symbole : "Quand c’est le job de quelqu’un de rester silencieux mais que cette personne représente tellement de choses (la tradition, la continuité, le pouvoir), on se jette sur le moindre petit sémaphore sans tenir compte de sa véracité".

Autre interprétation, plus "second degré", de The Independent.

Le discours au Parlement devait avoir lieu lundi mais il a été décalé à mercredi à cause des difficultés de Teresa May à trouver sa majorité. Or depuis mardi a lieu le Royal Ascot, le rendez-vous hippique de la famille royale, incontournable pour la Reine. Allait-elle rater certaines courses ? Grave question ! D’où ce titre du quotidien The Independent : "Si vous forcez la Reine à rater Ascot, ne vous étonnez pas qu’elle débarque avec un chapeau pro-européen géant", sous-entendu, c’est sa petite vengeance.


Eva Roque pour le programme télé

Marc va pécho sur YouTube.

Il s’agit d’une nouvelle web série. C’est l’histoire de Marc, 40 ou 50 ans, divorcé. Il vit dans une chambre de bonne depuis sa séparation et vient de s’inscrire sur un site de rencontre. Ce n’est pas gagné mais il peut compter sur l’aide de son seul ami, Ben, mais quand même.
Première étape : la photo de profil…

Il finit par établir le contact avec "Fleur sauvage mais pas trop", le pseudo de la dame. Il a vaguement menti sur son âge, sur son signe astrologique, reste la question du boulot. Il refuse de lui dire qu’il est au chômage mais Ben a toujours une solution.
Chaque question devient une galère, notamment quand la jeune femme lui demande ses hobbies par exemple.
Et puis y’a la prise de rendez-vous et Marc a un peu peur et ne veut plus trop y aller.

Est-ce que ça va marcher ? La réponse se niche dans le huitième et dernier épisode de cette websérie qui repose sur la prestation des comédiens : Anthony Lemaître et Jean Fornerod dans le rôle du râleur. Ça mériterait de soigner encore un peu plus les dialogues, mais ça fonctionne très bien.


Valentine Desjeunes pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

Et la canicule est partout à la Une de vos journaux en région. "Chaleur records battus" à la Une de La Voix du nord. À la station du Touquet hier, il faisait encore plus de 34 degrés à 18 heures, du jamais vu depuis 1976.
Dans Presse Ocean, les "agents en jupe de la Tan font le buzz", les conducteurs du tram nantais, interdits de bermuda malgré les fortes chaleurs, ont trouvé la parade puisqu’ils sont venu travailler en jupe. Cette histoire insolite a été relayée par les medias internationaux.
Si vous en avez assez des monuments historiques à visiter pendant les vacances, pourquoi ne pas aller visiter des entreprises? "Des vacances en vogue" nous dit Le Berry Républicain. Depuis 1996, les sociétés du Cher ouvrent leurs portes aux touristes. cette saison, elles sont 46 à participer à l'opération.

L'histoire du jour c'est un titre qui pourrait faire sourire, sauf qu'il cache un vrai drame.

"Tuée par l’explosion de son siphon à chantilly". L'histoire est relatée par L’Est Républicain.
La victime est une icône du fitness et une bloggeuse reconnue Rebecca Burger. Quand elle a pris en main son siphon à chantilly, il a littéralement explosé. Elle a été percutée au thorax au niveau du cœur par la capsule de gaz ou le culot de ce siphon. La jeune femme de 33 ans est finalement décédée à l'hôpital de Mulhouse très certainement d'une hémorragie interne. Une enquête a été ouverte. Le site 60 millions de consommateurs a rappelé, dès hier, la dangerosité de ces appareils avec de nombreux accidents relevés ces dernières années. D'après le magazine, entre 2009 et 2013, une quinzaine de marques ont mis en vente des produits défectueux. À la suite d'un défaut de conception, la tête en plastique se révèle beaucoup trop fragile pour résister à une mise sous pression. Le siphon peut alors exploser et blesser les utilisateurs. c'et visiblement ce qu’il s'est passé dimanche dans le Haut-Rhin.