Qui sera le meilleur d'entre eux ?

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Axel de Tarlé, Xavier Yvon, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Un conseil si vous n'aimez pas la politique : pensez à prendre un bon bouquin et n'achetez pas les journaux ce matin.

Ou si, prenez L'Humanité qui fait sa une sur Jack London. "L'étoile rouge de la littérature". "100 ans après sa disparition, il entre dans la prestigieuse collection de la pléiade".

Pour le reste, "tout tout tout", vous saurez tout sur "le grand rendez-vous de la droite et du centre", comme le titre Le Figaro.

"Jeux de rôles, fiches, footings et autres "recettes", le journal s'est penché sur la préparation des candidats. Ainsi Nicolas Sarkozy "s'est préparé mentalement en faisant des footings" : "j'ai plus d'énergie après qu'avant" dit-il. Bruno Le Maire a eu "une vraie mise en condition, filmée avec les doublures de ses six adversaires" Mais il n'a pas prévu d'attaquer. "Les électeurs ont envie de débat, pas de bordel", confie un de ses proches.

Alain Juppé "au centre du débat" comme le titre Le Monde fait aussi la une d'Aujourd’hui en France: "Je préfère perdre en disant la vérité".

"Qui sera le meilleur d'entre eux ?" s'interroge 20 Minutes reprenant la célèbre formule, pour qualifier celui que Le Un appelle "le mal aimé de la droite devenu son favori".

Même Les Échos font leur Une sur la primaire en proposant à leurs lecteurs "le Match des programmes".

Bon, sinon, vous pouvez aussi vous plonger dans Libération qui fait dans la "contre programmation" en quelque sorte.

Pas de candidat à la primaire en Une, donc mais François Hollande, en ombre chinoise. Et cette affirmation qui n'en est pas une : "Il ira, sauf si...".


Axel de Tarlé pour l'économie

"Le Diesel n'a plus la cote avec les députés", c’est à lire dans le Parisien.

Une Mission parlementaire recommande de supprimer les avantages fiscaux dont bénéficie le diesel.

Cet avantage spécifique bénéficie notamment aux entreprises puisqu’elles ne paient quasiment pas de TVA sur le diesel, elle leur est remboursée à 80%.
Sur l'essence, en revanche, les entreprises payent la TVA plein pot.
Le résultat est sans appel, 80% des véhicules d'entreprises roulent au diesel. Cet avantage est important car les voitures d’entreprise représentent la moitié du marché automobile qui est détenu à seulement 50% par les particuliers.

La mission parlementaire, présidée par Delphine Bato, ancienne ministre de l'environnement, propose la suppression pure et simple de cet avantage fiscal sur cinq ans, ce qui pourrait bien être fatal au Diesel.

C'est ce qui inquiète les syndicats et notamment Force Ouvrière qui rappelle que le diesel représente 18.000 emplois en France.
La plus grande usine de moteur Diesel dans le monde se situant dans l’usine PSA de Tremery en Moselle.

On assiste donc ce matin à un match entre Delphine Bato et le délegué FO de PSA.
Les intérêts divergent avec d’un côté l’emploi et de l’autre les particules fines.
Le représentant FO n’hésite d’ailleurs pas à lancer un pic "les écolos, je les vois à vélo, avec leur chapeau de paille, mais beaucoup de gens ont besoin de prendre leur voiture tous les jours".


Eva Roque pour le programme télé

Les primaires à 21 heures sur TF1 et sur les chaînes parlementaires

Ce soir, les sept candidats de droite s’affrontent donc ans le premier débat de la primaire.
Rencontre polie entre membres de la même famille, ou règlement de compte façon Tontons Flingueurs ?
À entendre les dernières amabilités, la seconde possibilité est la plus probable.

Quelques conseillers ont avoué que "les attaques et autres petites phrases, c’est toujours plus facile quand on n’est pas face à l’autre". Ce soir, tout le monde sera sur le plateau pour un débat très encadré.
À chaque question, les candidats ont une minute et une seule pour répondre. Et 30 secondes pour répondre à une éventuelle invective d’un adversaire.
Soit 2h20 de débat, 15 minutes par personne.

Est-ce que la soirée a été organisée avec leur aval ?

Oui et à l’unanimité pour le choix des sujets, économie et sociale, identité et sécurité, mais il a eu de grosses discussions pour la forme. Il a fallu deux réunions préparatoires dont la dernière jeudi dernier entre conseillers.
Après négociation, pas de caméra pour filmer l’arrivée des candidats. Vous ne saurez pas qui a un chauffeur et qui conduit tout seul comme un grand.
Pas de caméra non plus pour filmer au-dessus des pupitres. Vous ne saurez pas qui a le plus de fiches sous les yeux.
Et tirage au sort de rigueur pour l’emplacement sur le plateau, l’ordre de prise de parole, et l’apparition dans la bande-annonce.

Quant aux 130 places dans le public, elles sont attribuées aux candidats. 12 chacun. Les deux premiers rangs seront "neutres" : des figurants occuperont cet espace.

Petite rappel : le premier débat des primaires de la gauche en 2011 avait réuni cinq millions de téléspectateurs sur France 2 et à droite, on espère faire mieux.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

L'Écho de la Haute-Vienne se désespère de la situation des agriculteurs frappés par la pauvreté et le désespoir. Selon la MSA, un tiers d'entre eux touche moins de 400 euros par mois.
Inquiétude dans la Marseillaise pour Airbus Helicopters. L'annulation d'un contrat avec la Pologne fait craindre le pire au sein du groupe, qui est le premier employeur privé des Bouches-du-Rhône.
Dans l'Est Républicain, un repas étoilé au CHU de Besançon. Le chef Hugues Droz a cuisiné pour les patients.
Et puis, dans Nice Matin, joli titre : "chœur serré". Un chœur comme celui des enfants de l'opéra de Nice qui chanteront la Marseillaise demain pour l'hommage national aux victimes de l'attentat du 14 juillet.

L'histoire du jour c'est circulez, y a rien à manger, c’est à la Une de La Charente Libre.

Oui, parce que cette année, Angoulême a décidé de dire non à toutes les demandes d'installations de food-trucks sur la voie publique. "on veut protéger nos restaurateurs" dit la mairie. C'est sûr que le sujet est sensible. Jérôme, dans son foodtruck, raconte par exemple avoir été secoué à plusieurs reprises. Même quand il s'est installé devant le Quick près de l'hôtel de ville. Pourtant, dit-il, moi aussi je paie des cotisations et le RSI. Et si la mairie promet d'organiser l'an prochain une soirée spéciale foodtruck, en attendant, certains ont dû se résoudre à vendre leur camion pour s'installer en dur. D'autres, se sont tournés vers des entreprises pour s'installer sur leurs terrains puisque l'interdiction concerne seulement les voies publiques. Le cinéma, par exemple, qui n'a pas de restaurants à proximité leur propose de s'installer sur le parking, sans rien payer. Pratique pour la clientèle... Les entreprises privées, elles ont bien compris leur intérêt.


Xavier Yvon pour la presse américaine

Cette campagne électorale n’est décidément pas pour les enfants, pour preuve ces nouvelles révélations du New York Times : deux femmes accusent Donald Trump d’attouchements sexuels.

Deux femmes choquées devant leur télé dimanche soir quand elles ont entendu Donald Trump assurer qu’il n’avait jamais agressé sexuellement une femme, qu’il n’avait jamais fait ce qu’on l’entendu dire dans cette vidéo révélée la semaine dernière. Il s’était vanter d’embrasser des femmes sans leur consentement, et les attraper par leur sexe, en utilisant un mot bien plus cru.

Deux femmes choquées parce qu’elles disent avoir précisément subi ce genre d’attitude de la part du milliardaire, elles ont donc contacté le New York Times.

Pour Jessica Leeds, c’était dans un avion en 1978, assise en 1e classe à coté de Donald Trump "il a relevé l’accoudoir et a commencé à me toucher les seins, puis il a passé la main dans ma jupe", "c’était comme une pieuvre" raconte cette femme d’affaire aujourd’hui agée de 74 ans. Elle finit par s’enfuir au bout de l’appareil.
La seconde, Rachel Crooks, dit avoir croisé Donald Trump à la sortie d’un ascenseur de son building à Manhattan en 2005. Elle se présente, lui tend la main, il la retient, lui embrasse les joues, puis la bouche, "ce n’était pas un accident" affirme-t-elle.

Ces accusations sont démenties en bloc par Donald Trump qui va d’ailleurs poursuivre le New York Times. Il a hurlé au téléphone sur la journaliste qui lui demandait sa version des faits, en la traitant de "répugnante". Le milliardaire accuse le New York Times de vouloir l’assassiner politiquement.

Et c’est vrai que Donald Trump a désespérément besoin de convaincre plus de femmes pour garder un espoir de gagner. Il n’a que 28% d’intention de vote dans l’électorat féminin contre 61% pour Clinton.