PS : un parti à réconcilier

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
Partagez sur :

Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale


Un drapeau américain habillé de barbelés habille la une de Libération ce matin, qui titre "Trump : peut-on l'arrêter ?" "En barricadant son pays avec des décisions extrêmes qui divisent violemment les Américains et suscitent les critiques internationales, le nouveau président entraîne les Etats-Unis aux frontières de la démocratie", s'alarme Libé. Cette nuit, Donald Trump a - déjà -  limogé sa ministre de la Justice pour cause de désaccord.

Les gratuits regardent à gauche

Chez nous, il est beaucoup question de cette "Présidentielle et de ses nombreuses inconnues", comme le titre La Croix. Les gratuits regardent à gauche : "Une gauche à réconcilier", en une de Direct Matin. "Éparpillés façon PS", enchaîne 20 Minutes. En une de l'Opinion, Kak a dessiné François Hollande qui met son bilan aux enchères. Dans la salle, il ne reste plus que Benoit Hamon, qui ne bronche pas."1 fois... 2 fois... Non ? Toujours personne ?", se désespère le chef de l'Etat. "Au PS, la fuite vers Macron a commencé", poursuit Le Figaro qui nous raconte aussi l'histoire secrète du rapprochement entre le candidat d'En Marche et Ségolène Royal. "Entre eux, ça commence à devenir vraiment sérieux", s'amuse le journal. Une relation qui a débuté en septembre 2014. Macron vient alors de devenir ministre de l'Economie et "ils se méfiaient un peu l'un de l'autre". Il la trouvait "un peu exotique". Elle le prenait un peu de haut : "Il a du talent ce petit." Pendant 2 ans, ils vont se voir régulièrement. "Emmanuel passait une tête à peu près tous les 10 jours ", se souvient-on au cabinet de la ministre.

Et puis il y a le clin d'œil - en forme de bon anniversaire - de L'Humanité au centre Pompidou qui a droit à la une du journal ce matin : "Beaubourg, 40 ans après, l'audace de l'art toujours dans les tuyaux" !  


Sophie Larmoyer pour l'international


La presse européenne qui rapporte un incident qui a eu lieu ce week-end entre la Grèce et la Turquie. Un incident militaire ?

Le site du journal Iefimerida publie une petite vidéo du chef d’Etat-major de la marine grecque, qui affirmait hier que ses troupes étaient “prêtes à affronter toute provocation”, “tout comme l’armée de terre et l’armée de l’air”.

Un autre site, Greek Reporter, rappelle ce qui s’est passé dimanche matin : un navire de guerre turc est venu naviguer dans les eaux territoriales grecques en Mer Egée, près 2 petites îles qui s'appellent Imia. L’incident s’est vite résolu : un bateau grec a demandé aux Turcs de partir, ce qu’ils ont fait au bout de quelques minutes.

Si tout est rentré dans l’ordre, où est le problème ?

Le problème, ce sont les photos publiées par les militaires turcs dès dimanche, juste après l’incident. Une jolie propagande : le chef des armées turques y est soigneusement mis en scène à bord du navire lance-missiles. En fond d’image : Imia, qui sont en fait deux minuscules bouts de terre, deux rochers inhabités. Mais c’est un lieu très symbolique, et la date l’est aussi. Car Imia représente les luttes de souveraineté que se livrent la Grèce et la Turquie en Mer Egée. Et il y a tout juste 21 ans, fin janvier 96, les deux pays ont joué à se montrer leurs muscles, à poser leurs drapeaux sur les îlots. Ils ont fait venir des forces spéciales, un hélicoptère grec s’est même écrasé, et ça a bien failli dégénérer en conflit armé. Il a fallu l’intervention de l’envoyé spécial de Bill Clinton pour calmer le jeu. Donc la présence, ce dimanche, du chef des armées turc à bord d’un navire de guerre, et sciemment devant des photographes, n’était pas anodine.

Mais pourquoi faire monter la tension comme ça ? Il y a une raison ?

Forcément. Le site d’information Euractiv, consacré à l’actualité européenne, rappelle que jeudi dernier, la Cour Suprême grecque a décidé de ne pas extrader vers Ankara 8 militaires turcs qui avaient fait défection au lendemain du coup d’Etat manqué de juillet dernier contre le régime turc. Ils ont demandé l’asile en Grèce. Erdogan est furieux de ne pas les récupérer et menace notamment d’annuler l’accord de réadmission des réfugiés passé avec l’Union européenne. 


Eva Roque pour le programme télé


L’épopée des gueules noires à 20h55 sur France 2.

C’était en 2004. La dernière mine de charbon en France fermait ses portes. Fin d’une industrie qui depuis le XIXème siècle fut le symbole de l’industrialisation, la naissance aussi d’une classe ouvrière et d’un autre monde comme le raconte Aimable, ancien mineur

Rarement un documentaire n’avait aussi bien retracé cette histoire et rendu hommage à ces mineurs décrits par Zola dans Germinal. Un film construit comme la série de films historiques Apocalypse avec un supplément d’âme, grâce aux témoignages de ces anciens. Daniel, par exemple, qui raconte en souriant sa première descente. Il avait 14 ans, il n’était qu’un galibot comme on dit.

Tous disent ne rien regretter de cette vie. Parce que malgré toutes les difficultés, les accidents, la pénibilité du travail, ils étaient animés au fond de la mine par une solidarité qu’ils retrouvaient à l’air libre, dans les estaminets, les corons, ces villes construites pour eux.

Ce documentaire est remarquable car il raconte plus d’un siècle de lutte syndicale, de progrès techniques, revient sur la politique migratoire et ces paysages français transformés au gré des terrils. Les images d’archives sont étonnantes et émouvantes tout autant que les témoignages de ces hommes qui n’ont qu’une crainte : tomber dans l’oubli.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

Tapis rouge dans la Voix du Nord pour Iris Mittenaere. Quatre pages consacrées à Miss Univers, originaire de Steenvorde dans le Nord. Son village où l'on attend d'ailleurs avec impatience qu'elle vienne présenter sa couronne. L'invitation est lancée.

L'indignation dans Sud Ouest de l'ancien leader du syndicat des assistants parlementaires. Et ce qui choque surtout Jean-François Cassant, ce sont les niveaux de salaires évoqués dans l'affaire Penelope Fillon. Entre 6 et 7 000 euros. "De tels salaires, je n'en connais pas", assure-t-il.

Un autre candidat fait la Une ce matin. En pleine chasse aux parrainages, Jean Lassalle, s'est fait piquer tous ses papiers d'identité alors qu'il faisait une petite sieste dans sa voiture. Et le pire, raconte l'Eclair, c'est que c'est la 3ème fois que ça lui arrive en 6 mois !

L'histoire du jour, c'est une étonnante affaire de mœurs canines

Pour laquelle il est indispensable de planter le décor. 25 février 2014. Une ferme du Puy-de-Dôme à une soixantaine de kilomètres de Clermont-Ferrand. Les protagonistes : 2 chiens et, plus tard, leurs propriétaires. Ce 25 février donc, Eden -une épagneule de race en pleine période de chaleur- voit débarquer sur son territoire le chien du voisin. Un accouplement non programmé suivi de la naissance de 7 chiots noir et blanc. Le problème, c'est que dans la foulée, Eden tombe malade. Ablation de l'utérus.

Pour son propriétaire, meurtri raconte Aujourd'hui en France de ne plus jamais voir de petits chiots courir dans la maison, c'est au voisin de payer l'addition. Des frais vétérinaires mais aussi du préjudice puisque la loi reconnait désormais la sensibilité des animaux. Le propriétaire d'Eden réclame donc deux fois 2 000 euros au titre notamment des souffrances endurées par la chienne. Audience aujourd'hui devant le tribunal de Clermont-Ferrand. "Loufoque" juge l'avocate du voisin...