Primaire : un débat fastidieux pour une gauche à bout de souffle

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Manifestement, les journaux sont comme tout le monde : ils ont trouvé le débat plutôt ennuyeux.

Il y a bien Le Figaro qui se réjouit d’avoir vu "Un débat fastidieux pour une gauche à bout de souffle".

Aujourd’hui en France qui donne des "notes" aux candidats. Ça va de 7/10 pour "Benoit Hamon, pugnace" et "Manuel Valls, solide" à 2,5/10 pour "Sylvia Pinel, transparente".

Quant à Direct Matin, qui n'a visiblement pas eu envie de veiller tard hier soir, il fait sa Une sur Emmanuel Macron, "Le trouble-fête de la gauche".

De son côté, L'Humanité préfère s'interroger sur la grippe : "Pourquoi une simple grippe met les hôpitaux en hypertension ?".

Une épidémie, bien que prévisible, qui provoque une crise à chaque fois, écrit L'Opinion pour qui "cette histoire bien française révèle des irresponsabilités à tous les niveaux".

Toujours en Une, Kak a dessiné deux canards en blouses blanche devant une salle d'attente bondée.
"Encore un cas de grippe" dit l'un. "Principe de précaution, vous m'abattez tout l'élevage", répond l'autre".

Et puis il y a Libération qui a pu consulter "la première lettre d'Abdeslam en prison".

Un courrier envoyé depuis sa cellule à une femme qui lui avait écrit à plusieurs reprises. Mutique devant les juges, il s'y montre assez disert."Je n'ai pas honte de ce que je suis", explique le dernier membre vivant du commando terroriste du 13 novembre. "Tu es sincère, je vais l'être aussi : si je te demande les intentions de ta démarche, c'est pour m'assurer que tu ne m'aimes pas comme si j'étais une star ou une idole parce que je reçois des courriers comme ça" écrit Abdeslam. Ce qu'un bon connaisseur du dossier confirme à Libé : "Des catholiques lui écrivent pour l'interroger sur sa foi, des femmes crient leur amour et veulent porter son enfant, des avocats proposent leurs services, c'est incessant" ! "Incessant", qui rime donc avec indécent".

Sophie Larmoyer pour la presse internationale

Toute la presse marocaine s’en fait l’écho cette semaine : les autorités marocaines ont interdit la fabrication et la vente de la burqa, ce voile intégral musulman à l'afghane.

Ça a commencé par des rumeurs, en début de semaine, qui agitaient le Royaume : "Se dirige-ton vers une interdiction de la burqa ?" questionnait le site du magazine Tel Quel ? Il y avait ces infos, qui ont perlaient dans la presse : à Casablanca, à Taroudant dans le Sud. Selon le site marocain d’information le360, depuis dimanche, des caïds (des agent d’autorité) faisaient le tour des fabricants de burqas pour les sommer de cesser leur activité. Ils avaient 48 heures pour se débarrasser de leurs stocks de vêtements, dont la confection devenait par ailleurs interdite.

Mais ça a été confirmé officiellement ?

Pas officiellement non, mais le360 cite sans le nommer un responsable de haut rang au ministère de l’Intérieur, qui confirme l’interdiction totale de "l'importation, la fabrication et la commercialisation de ce vêtement" dans tout le Maroc. Sur une éventuelle future interdiction du port de la burqa, le responsable en question est resté évasif. Selon  le site d’info, ce sont des raisons sécuritaires qui sont invoquées, des malfrats ayant à maintes reprises utilisé des burqas pour perpétrer leurs crimes puisque ça ne coûte que six ou sept euros. 

Que ces "raisons sécuritaires" soient vraies ou non, ça n’a pas plu à tout le monde au Maroc.

Non, pourtant la burqa est très rarement portée au Maroc, ça reste marginal. Mais le débat a rebondi toute la semaine et les milieux islamistes s’insurgent évidemment. Tel Quel cite un militant salafiste qui dénonce une  “décision affligeante, comparant avec la vente de minijupes, qui n’a jamais été interdite." On retrouve les mêmes polémiques, comme à chaque fois qu’il est question d’interdire ce voile intégral mais cette fois c’est dans un pays musulman, dont le roi Mohamed VI veut promouvoir un Islam modéré.

Ces polémiques tournent toujours autour de la notion de "liberté" notamment de s’habiller comme on le souhaite.

Exactement, et à ce propos nous vous invitons à découvrir un texte publié par le site d’info marocain le360, toujours lui.  Ce texte est titré : Les femmes sans visage, et signé de Leila Slimani, prix Goncourt 2016, journaliste et écrivaine franco-marocaine. Elle y explique avec beaucoup de force pourquoi, selon elle, la burqa n’est pas un vêtement comme les autres et en quoi il est une insulte à la moitié de l’humanité.

Pour découvrir le texte de Leila Slimani, cliquez ici.

Eva Roque pour le programme télé

Michèle Morgan, une vie à 20h55 sur France 3.

Elle est face caméra avec ses cheveux courts. D’une beauté incroyable. Michèle Morgan dans un sourire raconte la petite fille qu’elle était.

Ce documentaire est le plus bel hommage rendu à la comédienne décédée le 20 décembre dernier. Pas de commentaires, seulement des extraits d’interviews de Michèle Morgan et de ses films.

Elle aimait cette réplique. Elle aimait Gabin aussi.
En 1938, au moment du tournage de Quai des Brumes, il est déjà une star. Michèle Morgan a 17 ans et est pétrifiée devant Gabin surtout pour cette scène.

Qu’il s’agisse de parler de ses films, de ses partenaires, de sa vie privée, Michèle Morgan le fait avec classe, avec bienveillance.
On revit avec elle, et à travers elle, les plus belles pages du cinéma. En France et à Hollywood où elle a vécu pendant la guerre.

En la regardant, on se dit qu’elle était la grand-mère idéale. En fait, comme le dit Jean Marais, elle était bien plus que ça.

Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale

Après le vent, la neige et le froid, la mise en garde des journaux régionaux ce matin, comme la Provence qui lance une alerte aux températures polaires. La semaine prochaine, le thermomètre pourrait descendre jusqu'à moins neuf.
Le départ surprise de Noël Mamère à la Une de Sud Ouest. L'élu de Bègles annonce qu'il abandonnera tous ses mandats d'ici à juin. Il évoque un besoin de renouvellement et dit ne pas vouloir être pathétique en s'accrochant à ses mandats de maire et de député.
Des joueurs aussi à la Une. Ils ne ratent jamais le vendredi 13 soulignent le Berry Républicain. Alors que l'Est Républicain nous fait découvrir un mot ce matin : "paraskevidékatriaphobe", c'est la phobie du vendredi 13.

L'histoire du jour c'est celle d'un salarié qui "travaille" à la maison.

Salarié, il l'est, à la maison aussi. Mais travailler, c'est peut-être pas tout à fait le mot, parce qu'en réalité, l'entreprise au sein de laquelle il travaillait à Brest a fermé en octobre 2015. Il y a 15 mois. Et depuis, il est payé à rester chez lui. D'autant que même s'il le voulait, il ne pourrait pas retourner dans son ancienne usine : les bâtiments, raconte Aujourd'hui en France, ont été revendus il y a 15 jours à une entreprise locale. Alors officiellement, Serge Roudaut est en dispense d'activité. En réalité, il a contesté par deux fois sa procédure de licenciement et par deux fois, ce délégué syndical et secrétaire du comité d'entreprise a eu gain de cause. Devant l'inspection du travail et devant le ministère. "on me propose, explique-t-il, un reclassement sur le site de Chartres, mais ça ne me convient pas. Je vais avoir 60 ans" souligne-t-il. Serge continue donc de défendre ses droits et ceux des anciens salariés. Et il continuera même si une décision est attendue le 31 janvier sur une nouvelle procédure de licenciement.