Primaire : tout doit disparaitre !

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

C'est les soldes, à la Une du Canard Enchainé : "Primaire : le slogan que redoutent les socialistes : tout doit disparaitre".

Aucune ristourne en vue chez François Fillon en revanche.

En tout cas si l'on en croit Le Figaro qui titre : "Fillon revendique la "radicalité" de son projet".
"Le candidat de la droite a répondu aux critiques qui lui sont adressées en dénonçant "les caricatures", écrit le journal. En assurant qu'il n'entendait pas modifier son projet".

"Vous devrez faire avec ma réserve et mes sourcils broussailleux" a-t-il même dit hier nous raconte Libération.

Toujours à propos de politique, Christiane Taubira se confie, longuement, dans l'hebdomadaire Le Un.

Diagnostic implacable pour l'ancienne garde des Sceaux : "la gauche a renoncé à ce qui l'identifie et bute sur ses propres renoncements". Et elle parle, sans détour, "du probable échec de la gauche à la présidentielle".

Voilà pour une gauche que La Croix décrit "en quête d'idées" en Une.

Autre diagnostic, strictement médical celui-là : il concerne la grippe.

Il fait la Une d'Aujourd’hui en France qui titre "L'état d'urgence".
On sourit avec le dessin de Ranson qui accompagne le dossier : "La grippe est grave" dit Marisol Touraine à François Hollande. "Oh, moi je ne risque rien, je ne vois plus personne", répond-il à sa ministre.

Quelques mots de handball.

Quand 20 Minutes titre "Ça se réglera à la maison", le gratuit ne parle pas de la grippe mais bien du mondial de hand qui débute donc ce soir, en France.

Sur le même sujet, affichant un Nikola Karabatic plus conquérant que jamais, L'Équipe titre "En mission".
La mission pour les bleus est de conserver leur titre de champion du monde et on y croit !


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

Obama tire sa révérence et qu’en dit la presse internationale ? Sophie Larmoyer a regardé les médias de trois grands pays : la Chine, la Russie et l'Allemagne.

Pour la Chine, un coup d’œil sur le site du Global Times, ce journal qui a été virulent ces dernières semaines contre les sorties de Donald Trump. Le quotidien estime que "La Chine aurait fait face à une Amérique plus dure sans Obama". C’est le titre de l’article qui revient sur les huit ans de relations sino-américaines, avec ses hauts et ses bas. Le journal évoque le "charme personnel de Barak Obama", qui lui a valu une bonne réputation auprès des Chinois.

La Chine qui va regretter Obama, c’est une toute autre tonalité en Russie !

Le média de référence en Russie, c’est la télévision, un média d’opinion et de propagande. Et là, ce qui ne passe pas, ce sont les dernières sanctions prises par le président américain en réponse aux cyberattaques attribuées au Kremlin. Sur Rossiya 24 par exemple, la chaine d’info continue de l’État, le titre qui apparait à l’écran, c’est "La dernière crise d’hystérie d’Obama", évocation des Comme en écho, ce reportage sur la 1ère chaine, Perviy Kanal, qui commence comme ça : "Moins il reste de jours avant le départ de Barack Obama, plus absurdes sont les déclarations de son entourage à l'égard de notre pays."

Et c’est la même tonalité sur les sites en français de la propagande russe, Sputnik ou RT France pour Russia Today.

Et dans la presse allemande alors, c’est plus balancé ?

Le quotidien Die Zeit consacre un dossier au "Bilan d’un porteur d’espoir". La Frankfurter Allgemeine Zeitung évoque "les pièges laissés par Obama à Trump".  Et puis vous avez ce joli titre du Spiegel, évoquant le bilan Obama : il a "échoué brillamment". Le grand hebdomadaire allemand fait la liste de six grands succès du président américain, qui marqueront l’histoire et de six grands échecs comme l'économie, le climat, Obama Care ou le mariage homosexuel d’un côté et la montée du racisme et bilan décevant à l’international de l’autre.


Eva Roque pour le programme télé

La folle histoire de Sophie Marceau à 21 heures sur C8.

C’était en 1980, sur les écrans ciné, apparaissait la bouille d’une future grande actrice française. Sophie Marceau, alias Vic dans La Boum. Elle avait été préférée à Emmanuelle Béart et Mathilda May, grâce à cet essai qui ouvre ce documentaire.

C’est réjouissant de revoir les images de tournage, une joyeuse colonie de vacances. Avec Sophie Marceau en chef de file, qui à 14 ans faisait preuve d’une maturité incroyable.

De ce documentaire retraçant toute sa carrière, on retiendra surtout la liberté dont elle a toujours fait preuve, même très jeune, pour notamment choisir ses rôles. Capable de rompre son contrat avec Gaumont en 1984, elle le rachète un million de francs, pour pouvoir tourner L’amour braque d’Andrej Zulawski qu’elle épousera par la suite.

Les qualités de ce documentaire sont les archives, les coulisses et les témoignages notamment de Francis Huster, Danièle Thompson ou encore Dany Boon qui ont travaillé avec elle.

En revanche, la construction du film est bancale et surtout les commentaires plats. C’est dommage surtout quand la matière est aussi riche.
L’occasion de réentendre notamment sa voix de chanteuse.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale

Des mesures d'urgence face aux épidémies : au Mans, l'hôpital rappelle les retraités de l'établissement en renfort. Jusqu'à 200 passages par jour aux urgences, contre 160 habituellement souligne le Maine Libre.
Un chiffre étonnant dans le Journal du Centre, 14.5% des logements HLM de la Nièvre sont vides soit plus d'un sur 10. En cause : l'ancienneté du parc et les prix bas des logements privés.
Une bonne nouvelle à un peu plus de trois semaines du début des vacances d'hiver : la neige tombe enfin ! 30 à 80 centimètres selon la Dépêche du Midi. Les stations des Pyrénées respirent.

Drôle de galette dans une école de St Malo, c'est l'histoire du jour !

Drôle de fèves surtout, où l'on imagine la gêne des uns et les rires des autres. Avec au milieu une petite fille de CE2, c'est elle la semaine dernière qui est tombée sur la fève de la galette de l'école offerte par un parent d'élève. Fièrement, elle l'a ramené à la maison où ses parents, raconte le Télégramme, ont légèrement tiqué parce que la fève ne représentait pas un animal tout mignon ou un personnage comme d'habitude, mais un couple dans une position très suggestive. Ni une, ni deux, les parents ont prévenu l'école qui a mené l'enquête. En fait, c'est l'apprenti boulanger qui s'est emmêlé les pinceaux : il a remis au parent d'élève la galette destinée au club de rugby. Depuis, il a présenté ses excuses. "Tout est maintenant rentré dans l'ordre" assure le directeur de l'école. Enfin, peut-être pas pour tout le monde, selon le Télégramme, "certains ont évoqué l'idée de porter l'affaire devant les tribunaux".