Primaire PS : demandez les programmes !

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Il y a des questions plus vertigineuses que les autres.

Ainsi Le Monde s'interroge, en Une : "L'espèce humaine a-t-elle atteint ses limites ?".
C'est un débat qui agite les scientifiques car plusieurs études laissent penser "que l'humanité connaitrait une forme de "mur physique".
"La taille des individus n'évoluerait plus" et "l'intelligence baisserait même". Les causes de ce phénomène sont multiples, nous explique Le Monde mais "l'environnement" jouerait un rôle.

Beaucoup plus terre à terre, Le Figaro, comme Les Échos d'ailleurs, font leur Une sur "l'immobilier".

Voilà que "Les prix repartent à la hausse" ! Une première depuis 2011 et "une tendance qui devrait continuer cette année".
Si ce n'est pas le cas, Le Figaro et Les Échos, et peut-être même L’Express et Le Point, titreront dans quelques semaines "Immobilier, voilà que les prix repartent à la baisse".
 
Eux rêvent tous de décrocher le même logement, un pied à terre, du côté de la rue de Faubourg St Honoré, à Paris, ce sont les candidats à la primaire de la gauche.

"Demandez les programmes", titre 20 Minutes qui zoome sur les propositions de Vincent Peillon et de Manuel Valls.

"Les lignes de fractures sont nettes entre ces deux-là et Benoit Hamon et Arnaud Montebourg" écrit L'Humanité qui fait sa Une sur "Le grand écart des projets".

Les quatre hommes qui se retrouvent à la Une de Libération : "Pouvoir d'achat, travail, santé : C'est quoi ta gauche ?".

Politique encore en une de L'Opinion qui titre "Valls ne fait plus de Valls", et qui lance une sorte d'avis de recherche, en une : "Où est passé le réformateur ?".
"L'ex Premier ministre, devenu candidat à la primaire, propose un catalogue de mesures classiques, basées sur la dépense publique et la protection du modèle social".

"Déconcertant pour celui qui avait fait de la transgression sa marque de fabrique" juge L'Opinion.

Le Canard Enchaîné, qui sent le crash de la primaire arriver, s'amuse de tout ça : "Le PS vient de faire voter une loi pour prohiber la fessée mais rien pour interdire la déculottée ".

Et puis il y a Aujourd’hui en France qui nous rappelle qu'il est désormais "interdit d'équiper l'avant de sa voiture de vitres surteintées".

Les premiers PV tombent (135€ et trois points de moins). Le taux de transparence doit être supérieur à 70%. Il n'y a qu'un petit problème : les policiers n'ont pas d'appareil pour mesurer l'opacité.


Sophie Larmoyer pour l'international

À la Une de la presse brésilienne, il est toujours question de cette énorme mutinerie qui a fait 56 morts dans le complexe pénitencier de Manaus, dans le Nord-ouest du pays, c’était dans la nuit de dimanche à lundi.

Oui, et les derniers articles, par exemple, du journal Folha de San Paulo, décrivent l’attente des familles de détenus devant l’Institut Médico-légal de Manaus, la plus grande ville d’Amazonie sous un soleil de plomb et sans information. Chacun veut savoir si son fils ou son mari, fait partie des victimes et récupérer les corps. Mais les procédures sont extrêmement lentes, car beaucoup des victimes ont été démembrées ou même décapitées. Certains corps sont aussi calcinés, ce qui rend les identifications très difficiles.

C’est en fait une tuerie qui s’est déroulée dimanche, un véritable massacre entre prisonniers !

Absolument, et dans ce journal, Folah de San Paulo, le juge qui a été envoyé pour négocier avec les détenus, explique avoir découvert une "scène dantesque, la plus horrible" qu’il ait jamais vu, avec ces cadavres qui avaient été empilés à l’entrée de la prison.

Les experts qui sont interrogés, expliquent que ce bain de sang est le résultat de la rivalité entre deux clans criminels rivaux. Depuis juin dernier, ces deux grosses organisations, très puissantes, se disputent les routes d’entrée de la drogue au Brésil. À cette époque-là, le meurtre d’un trafiquant d’une faction avait été mis en scène dans une vidéo de quatre heures et depuis ce sont des règlements de comptes mutuels à répétition.

Mais jusque dans les prisons ?

Ah oui, les spécialistes cités dans la presse brésilienne expliquent que toutes les prisons sont contrôlées par les gangs. Au point que dans les États dominés par une faction, les détenus du camp adverse sont isolés quand c’est possible, dans des cellules à part, pour essayer de les protéger. Ce qui devient absolument ingérable en cas de rébellion, comme ça été le cas dimanche. Surtout vue l’ampleur de la surpopulation carcérale : à Manaus il y avait trois fois plus de détenus que de places. Et la majorité des morts fait d’ailleurs partie du même clan, ce qui explique cette volonté de torturer, de massacrer, pour envoyer un message au clan rival.


Eva Roque pour le programme télé

Mystère à l’opéra à 20h55 sur France 2.

En quelques secondes, cette fiction va vous transporter dans l’univers magique de l’opéra Garnier à Paris.
Un saut dans l’espace et dans le temps car nous sommes en 1880, à quelques jours d’une représentation de Carmen. Sauf qu’une ouvreuse est retrouvée poignardée dans une loge et le commissaire ne va pas faire dans le sentiment

Rapidement, un machiniste, qui plus est fiancé d’une des chanteuses, est accusé du meurtre.
Le peuple face à l’élite, c’est bien de ça dont il s’agit.

Du suspens façon Agatha Christie, un travail de reconstitution notamment grâce aux costumes qui est remarquable, de très bons comédiens dont Mathilda May en diva capricieuse, Antoine Duléry ou encore Lionnel Astier, et surtout le cadre de l’Opéra de Paris dont on découvre les coulisses.

C’est de la bonne fiction française qui a cet atout de mettre en avant le patrimoine culturel.
Un autre film dans le même esprit est d’ailleurs programmé la semaine prochaine, Mystère à la Tour Eiffel.

Ce soir, vous en prendrez plein les mirettes mais vos oreilles aussi seront gâtées avec de grands airs d’opéra.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

Un mystère à la Une de Var Matin autour de la disparition d'un policier retraité à la Garde près de Toulon. Une enquête pour enlèvement et séquestration est ouverte. Une flaque de sang a été retrouvée devant son domicile. Sa famille organise aujourd'hui des recherches.
Alerte au grand froid en Moselle avec des températures entre -9 et -10 degrés annoncées souligne le Républicain Lorrain. Le plan grand froid pour protéger notamment les SDF est activé.
Vu aussi dans la Montagne, l'histoire de ce chaton qui roule 650 kilomètres dans le moteur de la voiture d'une famille du Puy-de-Dôme. L'animal qui appartenait à des proches de la famille a fait le trajet retour en covoiturage. Depuis, le chat s'appelle Chanceux !

L'histoire du jour c'est celle d'un maire qui a une manière vraiment particulière de présenter ses vœux.

L'édile de Caen va souhaiter la bonne année dans les différents quartiers de la ville à partir d'aujourd'hui et jusqu'à la fin du mois. Le programme a été établi de longue date. C'est ainsi que dans deux semaines, il s'exprimera dans les locaux vides d'un collège. Le problème, c'est qu'entre temps, ces locaux ont été mis à disposition de l'État dans le cadre du plan hivernal pour accueillir des SDF et des migrants. Soixante personnes accueillies aujourd'hui qui vont devoir purement et simplement quitter les lieux pour les vœux du maire et même au total pour 48 heures. La municipalité assure que la continuité de l'accueil est garanti et que les personnes seront logées dans un gymnase. Gymnase au passage qu'elles avaient déjà dû quitter pour cause d'activité sportive. Une logistique bien compliquée, déplacer 60 lits et 60 personnes aller et retour pour deux petits jours seulement. "La cérémonie des vœux n'aurait-elle pas pu être organisée ailleurs ?" s'interroge ce matin Ouest France.