Primaire à droite : les enjeux du scrutin

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Axel de Tarlé, Xavier Yvon, Eva Roque et Marguerite Lefebvre font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Ce matin, le sujet qui monopolise, c'est le débat.

Pour commencer, il y a Direct Matin qui titre sur "Les enjeux du scrutin".

Plus mordant, Libération qui met le trio Fillon-Juppé-Sarkozy en Une. Surnommés "Les tontons ringards", Libé accuse les candidats de vouloir faire avaler aux français "une potion libérale inchangée depuis le RPR".

Même veine pour L'Humanité : "Fonctionnaires, chômeurs, syndicats...cibles obsessionnelles de la droite".

"Primaire : le cas Bayrou sème la zizanie à droite" constate Le Figaro.

Quand Marianne annonce, en Une, un Nicolas Sarkozy "En solde !".

"Non !" semble répondre Aujourd’hui en France. "Non, il n'a pas encore perdu". Le quotidien nous raconte que l'ancien président, reste "convaincu que la victoire ne peut lui échapper".

Ce qui est sûr, c'est que ce soir, il jouera "son va-tout contre Juppé" comme le titre l'Opinion. Sur le dessin de Kak, en Une, François Baroin et Nicolas Sarkozy voient, à la télé, que "Trump remonte, grâce à l'affaire des mails de Clinton". "Il nous faudrait une affaire comme ça" dit Baroin. "Avec Juppé ? il n'a même pas d'ordinateur", répond Sarkozy.

20 Minutes titre "Tous méchants !". Seuls 9% des français pensent "que la gentillesse est une qualité en politique" !

Enfin il y a ce papier dans Aujourd’hui en France : "Comment ils apprennent la langue de bois" !

Il ne s'agit pas des politiques, mais des footballeurs. Ainsi quand un joueur dit "Le groupe vit bien", ça veut dire "Bien sûr qu'il y a des tensions". Autre exemple : "Malgré la défaite, j'ai vu de bonnes choses", ça signifie "il faut vraiment qu'on se bouge".


Axel de Tarlé pour l'économie

La charge de Laurent Berger contre les programmes des candidats de droite à la Présidentielle, c’est à lire dans Paris-Match.

Le Secrétaire général de la CFDT dénonce le "fonctionnaires bashing", c'est "scandaleux" de "pointer les fonctionnaires comme les responsables de notre situation actuelle".
Surtout, Laurent Berger juge "délirante" les suppressions annoncées de postes de fonctionnaires. (300.000 pour Juppé et Sarkozyo et 600.000 pour Fillon et Le Maire).
Et Laurent Berger prévient : "quand ils annonceront moins de remplacements d'enseignants, moins de service public, les gens réagiront" et on peut penser que la CFDT réagira dans la rue.
Le cauchemar de la droite, ce sont les syndicats qui cherchent à bloquer les réformes par des manifestations massives.

Il faut dire que la droite n'est pas tendre avec les syndicats.
Ils sont considérés comme des appartchiks politisés, déconnectés du monde de l'entreprise.
Alain Juppé souhaite que les syndicalistes passent la moitié de leur temps à exercer leur métier.
Laurent Berger rappelle, opportunément, que 90% des élus syndicaux en entreprise continuent d'exercer leur activité professionnelle.
Et qu'à l'inverse, en politique, ce sont toujours les mêmes "qui sont là depuis si longtemps qu'ils ont vu défiler plusieurs secrétaires généraux de la CGT".

Et rien sur la gauche ?

Sur la forme, il dénonce le "livre sidérant" de François Hollande : "l'ultra transparence n'est pas bonne pour cette fonction"
Le fait que le PS "préfère la bal des égos à la réflexion sur les idées".

Mais, on le voit, le combat s'annonce musclé entre la droite et les syndicats de salariés.


Eva Roque pour le programme télé

Envoyé spécial à 20h55 sur France 2.

Paul Sanfourche est journaliste pour Envoyé Spécial sauf qu’un matin, il se retrouve dans un collège.

Pour enquêter sur la crise des vocations dans l’éducation nationale, il a choisi de se faire embaucher en tant que contractuel. 25.000 personnes sont ainsi embauchées chaque année, sans aucune formation si ce n’est trois jours d’information quand cela est possible.
Paul Sanfourche commence par postuler à un poste de prof de français. Lors de l’entretien, il fait une faute d’orthographe, est incapable d’expliquer la moindre règle de grammaire.
Impossible d’être embauché. Enfin presque, la rencontre avec l’inspecteur a été enregistrée en caméra cachée.

Pire, le journaliste va ensuite s’inventer un diplôme pour postuler à un poste de prof de mathématiques. Il passe un test de huit minutes, donne cinq mauvaises réponses sur six. Et trois jours plus tard, il est devant ses élèves.

Une présence incompétente plutôt qu’une absence.
Paul Sanfourche a démission après deux jours de travail, totalement démoralisé, conscient de pénaliser ses élèves.

Le reportage est édifiant. Que va pouvoir répondre la ministre, Najat Vallaud-Belkacem à Elise Lucet après cette démonstration ? Réponse ce soir.


Marguerite Lefebvre pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne

Et la précarité à la Une de l'Est Eclair qui revient ce matin sur ces Français obligés de cumuler plusieurs emplois pour s'en sortir. Comme Laurence qui doit jongler entre ses trois boulots, des semaines à plus de 45 heures pour pouvoir élever ses enfants.
L'Alsace se penche ce matin sur le problème du harcèlement scolaire. Une journée scpéciale est organisée aujourd'hui par l'Éducation nationale. Le fléau du numérique titre le quotidien avec Internet qui rend les insultes plus faciles et encore plus violentes.
Et puis "Donald Trump est fou". C'est son ancien cuisinier originaire de la Sarthe qui le dit et c'est à la Une du Maine Libre. Le chef raconte : "Il m'adorait, mais le jour où il a commencé à me taper dessus, j'ai compris qu'il y avait un problème".

Affaire Biotrial, les nouvelles révélations dans Ouest France.

Douze spécialistes du CHU de Rennes ont réalisé une étude pour comprendre ce qu'il s'est réellement passé. L'affaire Biotrial, c'est cet essai clinique qui causé la mort d'une personne et l'hospitalisation de quatre autres. Ils étaient en train de tester un nouveau médicament.
Ce matin, on apprend donc que tous ces patients ont développé les même lésions. On a donc, pour la première fois, la confirmation que c'est bien la molécule testée qui est en cause et qu'il y a eu surdosage. Jamais les patients n'auraient du ingérer une telle dose de ce médicament. "Nous n'avions jamais été confrontés à un tel tableau clinique" confie un médecin.


Xavier Yvon pour la presse américaine

Tout oppose Trump et Clinton, l’antagonisme est à son comble, mais ils ne sont pas si différents sur certains points surprenants.
Oui, Hillary Clinton et Donald Trump aiment tous les deux dormir dans leur lit, c’est le site Politico qui nous raconte ça. lls ont beau parcourir le pays, faire plusieurs États dans la journée, ils finissent toujours ou presque par rentrer à la maison, à New York, où ils habitent tous les deux. Hillary Clinton dans une maison au nord de la ville et Donald Trump dans son appartement de marbre et de dorures au 66e étage de sa tour à Manhattan. Il est prêt même à retraverser le pays depuis le Nevada pour ça. On a là, écrit Politico "deux new-yorkais qui préfèrent ajouter des heures de vol et dépenser des milliers de dollars en plus pour éviter de dormir dans l'Amérique profonde qu'ils promettent de représenter".
Du jamais-vu, racontent des conseillers de campagnes précédentes. "On connaissait tous les Hilton de la terre, les Marriott du pays " raconte un proche de Mitt Romney, l’ancien candidat républicain.
Deux candidats qui se ressemblent et qui furent un temps amis nous rappelle le New York Times, photos à l'appui : Hillary hilare à coté de Donald lors du dernier mariage du milliardaire, il y a 11 ans. Leurs filles Chelsea et Ivanka sont toujours amies et les deux candidats vont finir tous les deux leur longue campagne à New York : soirées électorales à Manhattan, à trois kilomètres l’un de l’autre. Sauf que mardi soir, il y en a un qui dormira un peu moins bien que l’autre dans son lit.

Mais avant l’élection, il y a un autre match qui a passionné les américains cette nuit.

Oui la finale du championnat de baseball, toute l’Amérique était devant sa télé. Chicago a gagné après un scénario incroyable, une course en tête, rattrapé juste avant la fin par Cleveland pour finalement gagner dans la manche additionnelle. Ça ressemblerait pas au scénario de l’élection ? Il y a une statistique historique qui disait que si Chicago gagnait, c’est Hillary Clinton qui serait élue.