Petit candidat, grandes ambitions

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Il n'y a pas que de la politique en Une des journaux.

Regardez, la Une de L'Équipe : "L'État de grâce !" en hommage aux brillants footballeurs monégasques, hier soir, en Ligue des champions.

Pour le reste, c'est de la politique.

Jacques Cheminade, François Asselineau, Philippe Poutou, Nathalie Arthaud, et Nicolas Dupont-Aignan : ils sont cinq à se partager la Une de CNews qui titre "Petit candidat, grandes ambitions".

Libération nous propose "une plongée au cœur du casse-tête des électeurs de gauche" et titre "Le dilemme du vote utile".
À savoir "voter Hamon ou Mélenchon au risque de perdre ? Où se résigner à Macron pour éviter Fillon ou Le Pen".

Libé qui va loin, ce matin, dans la politique avec cet article en pages intérieures, titré "Les arbres ne voteraient pas à droite".

Pourquoi ? Parce que ce sont des êtres "sociaux, dont le bien être dépend de la communauté. Les plus faibles sont soutenus car tous y perdent s'ils disparaissent". C'est l'auteur d'un livre qui s'appelle La vie secrète des arbres qui s'amuse avec beaucoup de second degré de ces "gauchistes" qui peuplent nos forêts".

On n'ira pas jusqu'à dire qu'Emmanuel Macron a une tête de saule pleureur en une de 20 Minutes, mais il affiche quand même une mine préoccupée.

Pour illustrer ce titre "Ça marche trop bien". Le soutien de nombreux membres du PS pro-Hollande embarrasse le candidat Emmanuel Macron qui souhaite incarner le renouveau".

La campagne par les idées, ça se passe dans Le Figaro "Travailleurs détachés, la polémique enfle".

Dans l'Humanité qui propose ce matin "Un autre code du travail".

Ou encore dans L'Opinion qui se désole de voir le débat sur "l'emploi biaisé".


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

À la Une de la presse internationale : des manifestations qui se multiplient en Biélorussie (ou Bélarus). Hier encore, dans les rues de Minsk la capitale, 3.000 personnes protestaient contre une taxe qui provoque beaucoup de colère.

C’est une taxe sur "la prévention de l’assistanat social", prise par décret présidentiel il y a un peu plus d’un an et rebaptisée par les Biélorusses "taxe sur les parasites". C’est une conception à l’opposé de la solidarité nationale : l’idée, c’est de faire payer les chômeurs pour financer les dépenses publiques. Le magazine russe Profil l’explique dans un long article repéré par Courrier International : c’est très simple au bout de six mois sans emploi, il faut payer ! Pour l’année écoulée, l’équivalent de 180 euros, l’an prochain ce sera 208 euros. Récemment, un nouveau décret prévoit que celui qui ne paye pas sa "taxe parasite" risque 50 euros d’amende, des travaux d’intérêt général et même 15 jours de prison !

C’est la double peine ! Et combien de personnes sont concernées ?

Selon le magazine Profil, 470.000 avis de recouvrement ont été envoyés par les impôts, à peine 12% ont payé et les autres contestent. Résistance passive, pétitions, manifestations et dépôts de plaintes, parfois, contre les impôts. Il faut dire que les revenus des Biélorusses ont diminué de plus de 7% l’an dernier, le salaire moyen est de 350 euros, mais en province c’est plutôt 180 euros (le montant de la taxe parasite). Donc les gens comptent leurs sous et sont révoltés d’être "assimilés à des fainéants et des pique-assiettes". Le titre de l’article c’est "Comment Loukachenko a réveillé la colère des citoyens".

Alexandre Loukachenko, c’est le président depuis 1994 ?

Et réélu quatre fois depuis, la dernière fois en 2015 avec plus de 80% des voix. On peut dire que Loukachenko est un dictateur, ses opposants se retrouvent régulièrement derrière les barreaux. Et donc il faut bien comprendre que dans ce contexte, la contestation populaire est vraiment remarquable et rare. Il y a des manifestations tous les week-ends depuis un mois, à Minsk et en province, des "marches de non-assistés". Certains parlent même d’un "nouveau printemps de Minsk", au point que le président Loukachenko, pour tenter de calmer le jeu, a suspendu son décret mais pas retiré donc les manif continuent. La "taxe des parasites" a fait passer les Biélorusses de la résistance passive à la contestation ouverte.


Eva Roque pour le programme télé

Envoyé Spécial, Les ballerines de Kibera à 20h55 sur France 2.

Il s’agit bien d’un reportage sur la danse classique.
Un cours mené par Mike, considéré comme un des dix meilleurs professeurs au monde, devant des petits rats. Mais ici, pas de parquet, ni barre, ni miroir. Vous êtes au cœur d’un des plus grands bidonvilles d’Afrique : Kibera au Kenya.
Entre deux baraquements, une salle de classe sert de studio de danse. Des pitchouns en justaucorps à qui Mike fait répéter "regarde comme je suis magnifique".
Mike sait parfaitement qu’on ne règle pas tous les problèmes du quotidien avec des entrechats. Mais la danse devient une lueur d’espoir pour ces enfants. Comme Cynthia qui vit avec sa famille dans 10m2. Elle a les yeux qui brillent quand elle parle de danse, son petit frère sur les genoux.

Grâce à Mike et à une association, les meilleurs d’entre eux partent vivre à Nairobi pour suivre des cours dans une école prestigieuse. Cinq enfants noirs au milieu de danseurs et danseuses de la classe bourgeoise blanche. Ça fait aussi de jolie histoire d’amour, comme celle entre Joël et Lucille qui se sont rencontrés en dansant la belle au bois dormant.

Un reportage presque trop court tellement ces enfants et Mike irradient de joie et de bonheur.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale

C'est un trésor que la région Occitanie veut préserver : l'or bleu et ses ressources en eau. Un plan de gestion est lancé assure Midi Libre. Collectivités, agriculteurs et particuliers seront mis à contribution. "sans plan de gestion, il n'y aura pas assez d'eau pour tous" résume le directeur régional de l'agence de l'eau.
Il voulait bercer le bébé de sa compagne, il l'a mis dans un lave-linge et fait bouger le tambour à la main. Il a été mis en examen, c'est à la Une de l'Indépendant. L'enfant de 15 mois souffre seulement d'ecchymoses.
Des pierres vieilles de 14.000 ans découvertes en Bretagne, à Plougastel. Avec des têtes d'aurochs gravées. Le Télégramme pas peu fier assure que ces pièces ont une valeur comparable à celle des peintures de Lascaux.

L'histoire du jour, quand l'administration vous ferme la porte au nez pour votre bien. C'est ça Ubu Calais ?

La Voix du Nord résume assez bien : "pour améliorer le service public, la CAF réduit le service public". Fermeture à partir d'aujourd'hui de 40 annexes de la caisse d'allocations familiales du Nord. Ça représente un tiers des points d'accueil de l'administration dans le département. Et ils ne devraient pas rouvrir avant début juin ! La CAF veut en fait rattraper son retard pour pouvoir payer comme il se doit les allocataires. Aujourd'hui, il faut sept jours et demi en moyenne pour traiter un dossier et comme le début d'année est toujours chargé, il s'agit d'éviter que les retards s'accumulent. N'empêche, la mesure risque de faire grincer des dents, surtout souligne la Voix du Nord, qu'elle concerne des annexes dans des quartiers populaires ou en milieu rural.