Obama, des adieux amers

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

L' homme du jour, dans la presse s'appelle Barack Obama.

Le président élu il y a huit ans avec ce slogan "Yes we can", "oui nous pouvons" prononcera ce soir son discours d'adieu, à Chicago, nous rappelle, par exemple, Le Figaro qui titre "Obama, des adieux amers".

C'est, en une de Direct Matin, "Le goodbye d'Obama".

"Yes he could", "Oui, il aurait pu" enchaine 20 Minutes pour qui "le président américain, qui aura suscité beaucoup d'espoirs, laisse un bilan mitigé".

Ça continue dans l'Humanité qui titre sur "Les rêves évanouis d'Obama".

En Une de L'Opinion, KAK a dessiné un Barack tout fier du château de sable qu'il a construit, sur une plage. Et sur lequel on peut lire "accord avec l'Iran", "COP21", ou encore "Obama Care" (sa réforme de l'assurance santé). Sauf que derrière lui, un sale gosse en maillot de bain, un peu grassouillet, à la mèche blonde envahissante (vous aurez reconnu le petit Donald) est déjà en train de la piétiner, ce château.

La Croix s'interroge sur le Syrie et titre "La France doit-elle changer de position ?". Interrogation suscitée par l'interview accordée par Bachar el Assad à plusieurs médias français.

Une interview qui "embarrasse François Fillon", nous raconte Aujourd’hui en France.

Il faut dire que le président syrien a rendu un hommage inattendu au candidat à la présidentielle, saluant "sa rhétorique bienvenue concernant la priorité du combat contre le terrorisme sans s'ingérer dans les affaires des autres pays". Dans le camp Fillon, on tente de déminer : "François Fillon a toujours considéré que pour parvenir à la paix, il faut parler à tout le monde. Mais il ne s'agit en rien d'un soutien au régime", précise son porte-parole, Thierry Solère.
"Après Poutine c'est le deuxième soutien d'un autocrate à Fillon, ça commence à faire beaucoup", se désole un élu qui préfère toutefois garder l'anonymat.

Libération et Le Monde s'intéressent à la primaire de la gauche. "Les candidats bataillent sur le travail et le pouvoir d'achat" titre ce dernier.

Et puis il y a 20 Minutes qui, un an tout juste après la disparition de David Bowie, se pose une question : "Que restera-t-il du chanteur dans 200 ans" ?


Sophie Larmoyer pour l'international

À la Une de la presse chypriote, grecque et suisse également : les pourparlers entamés hier entre Chypriotes grecs et turcs pour essayer de trouver un accord de paix, qui serait historique.

"L’avenir de Chypre se joue à Genève cette semaine", voilà un titre de la Tribune de Genève, justement, qui fait le point sur le marathon diplomatique censé durer quatre jours. L'objectif est de réunifier l’île de Chypre, scindée en deux depuis plus de 40 ans.

Pourquoi Chypre est-elle coupée en deux ?

Ça remonte à 1974 et une tentative de coup d’État dans le but de rattacher l’île à la Grèce. La Turquie réagit, comme la Constitution l’y autorise depuis l’Indépendance en 1960, elle intervient militairement pour protéger la minorité turque. Mais l’armée turque reste et c’est l’origine de la partition de l’île. Le tiers nord deviendra la République turque de Chypre Nord et le sud, un membre de l'Union européenne. Et depuis, de très nombreuses discussions n’ont abouti à rien.

Mais cette fois, on sent de l’optimisme dans la presse chypriote.

Elle veut y croire et donc reprend les déclarations encourageantes de l’émissaire de l’ONU qui joue un rôle de médiateur. "Nous sommes à un moment de vérité", a-t-il dit hier et c’est devenu le titre du quotidien Cyprus Mail. Le site de l’hebdomadaire Cyprus weekly, souligne qu’il faut profiter de "l’impulsion donnée par deux dirigeants chypriotes modérés", le grec comme le turc, avant que les prochaines élections ne changent la donne.

Quels sont les principaux points de discussion ?

Par exemple le partage du pouvoir au sein d’une fédération. Les Turcs par exemple veulent une présidence tournante, pas les Grecs. Ou encore les questions de territoires et de propriété car au moment de la partition, plus de 200.000 Chypriotes ont dû abandonner leurs maisons et migrer dans l’île. Que leur propose-t-on maintenant ? Vous l’avez compris c’est à la fois très concret et très politique.

On peut estimer quelles sont les chances de réussite ?

À cette question, l’émissaire de l’Onu a répondu à la presse à Genève : "Mon sentiment profond est que ça va être difficile et possible".


Eva Roque pour le programme télé

Glacé à 21 heures sur M6 en six épisodes.

C’était annoncé et c’est réussi. M6 réinvestit dans la fiction et frappe fort avec ce polar tourné dans les montagnes enneigées des Pyrénées.
Dans le rôle principal du capitaine Servaz, on retrouve Charles Berling. Il raconte le début de l’histoire qui commence très mal

Un cheval décapité et un flic un peu paumé qui de toute évidence n’a guère envie d’enquêter sur cette affaire.
D’autant qu’elle se déroule dans un lieu qu’il déteste.

Dans le rôle de l’ex-procureur sérial killer, l’incroyable Pascal Gréggory, face à un excellent Charles Berling.
La distribution est une des forces de la fiction.

La réalisation en est une autre. On tremble de froid et de peur au gré de cette histoire plus complexe qu’il n’y paraît, dans une ambiance qui n’est pas sans rappeler Le silence des agneaux.

Un regret seulement, le rythme un peu lent du premier épisode. Pour le reste, c’est une série ambitieuse qui a nécessité un gros budget de neuf millions d’euros et qui devrait vous garder scotché devant l’écran.
Acceptez de ne pas tout comprendre tout de suite, vous ne le regretterez pas.
Un polar adapté d’un succès en librairie signée Bernard Minier que je ne peux que vous recommander aussi ! Et vous constaterez que l’on retrouve sur l’écran l’atmosphère du roman.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

Avec cette question à la Une de la Voix du Nord : faut-il avoir peur de la grippe ? En tout cas, après la mort de 13 résidents d'un EHPAD de Lyon, la vigilance est renforcée dans les maisons de retraite avec notamment des flacons de gel hydroalcoolique disposés un peu partout dans les établissements.
Choc thermique et rupture de canalisations, c’est la conséquence inattendue du froid dans la Dépêche du Midi. Une école et le métro ont dû être fermés.
Quand la menace terroriste prive des salariés de sport, c'est à la Une de la Provence. 500 agents de RTM le réseau de transport de Marseille n'auront plus accès aux salles qui étaient jusque-là mises à leur disposition. Un comble s'insurge ces salariés quand Marseille est cette année la capitale européenne du sport.

L'histoire du jour c'est la fin des problèmes de parcmètre.

Ou quand les tickets d'horodateur ne vous coûtent rien. C'est ainsi qu'un automobiliste de Côte d'Or a pu stationner gratuitement tous les jours depuis l'été dernier à Dijon. Ce qu'il ne savait pas c'est que son véhicule était dans le collimateur de la police municipale et des pervenches parce que s'il y avait bien un ticket derrière le pare-brise, avec l'heure et le jour, le numéro en haut du ticket n'était pas le bon. Le problème, c'est que jamais les agents n'étaient présents quand l'automobiliste venait récupérer sa voiture. Alors, il y a quelques jours, ils ont planqué. Ils ont attendu le conducteur et ont fini par mettre la main sur un quadragénaire qui n'a pas tardé à reconnaitre avoir scanné un ticket. Dont il changeait la date et l'heure en fonction de ses besoins. Ça lui a quand même permis de passer entre les mailles du filet pendant six mois. Le truc, c'est que maintenant, il va devoir tout payer d'un coup et le préjudice est estimé à 250 euros.