Mossoul : les civils paient le prix fort

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Axel de Tarlé, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

"La guerre part en live", c'est la Une, à la fois surprenante et étonnante de 20 Minutes : "Facebook, Twitter, instagram ou snapchatt, la bataille de Mossoul en Irak, se suit comme un feuilleton sur les réseaux sociaux. Parfois sans le moindre filtre".

Mossoul, où, La Croix nous le rappelle en Une ce matin, "Les civils paient le prix fort" d'une guerre "particulièrement meurtrière pour la population".

Sinon, vous aurez bien sûr votre dose de politique.

Ça commence par une petite annonce, en Une de Libération : "Deuxième gauche cherche second souffle".

Même idée en Une d'Aujourd’hui en France qui titre "La gauche cherche son patron".

Il voudrait bien être celui-là : il, c'est "Le candidat Valls qui fait les yeux doux à la gauche", comme le titre Le Figaro.

Mais qui, sans surprise, ne séduit pas l'Humanité : "Manuel Valls, le plus grand commun diviseur ".

Une gauche "en panne générale", en Une de l'Opinion.

Bon, si vous en avez marre des éditos répétitifs et parfois contradictoires, passez à Françoise Hardy.

"François Hardy, chanteuse et spécialiste des thèmes astraux", interviewée dans Aujourd’hui en France.
Elle nous apprend que "Fillon comme Macron sont nés à la culmination d'Uranus...".

Sinon, il vous reste Dieu dans le même journal.

Avec une nouvelle application qui va vous permettre "de bénir vos amis sur votre téléphone, à partir de leur photo".
L'homme qui lance cette appli, baptisée Godblessyou a réussi à lever 160.000€ pour la développer.

Mais la preuve ultime que Dieu existe vous la trouverez dans 20 Minutes qui nous apprend que "Kenji Girac rejoint la troupe des Enfoirés".


Eva Roque pour le programme télé

Lascaux IV, un défi technologique à 20h50 sur RMC découverte.

Samedi, François Hollande entrera dans la grotte de Lascaux.
Enfin pas vraiment, il inaugurera en fait la reproduction grandeur nature du site fermé au public depuis 1963.
Ce documentaire revient sur ce chantier titanesque qui a donné naissance à un musée à proximité de la grotte découverte en 1940 par quatre jeunes garçons.
Simon est le dernier survivant et il se souvient exactement de ce moment.

Le documentaire se termine d’ailleurs sur le regard émerveillé de Simon découvrant le fac-simile de la grotte dont on va suivre toutes les étapes de la construction à coup de polystyrène, moulages et un peu de béton.
Une construction rendue possible grâce aux nouvelles technologies mais surtout grâce à des artisans passionnés

Dans ce lieu ultra moderne, une quarantaine de femmes et d’hommes ont reproduit, centimètre par centimètre, les fresques, au pinceau et avec des pigments comme l’ont fait les hommes du paléolithique

C’est absolument fascinant à la fois sur la partie technique et sur la partie historique.
Avec les éclairages notamment d’Yves Coppens sur l’aspect sacré de ce lieu.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

Dieu n'est pas passé par la presse en région mais Manuel Valls si. Et l'Est Républicain l'assure : il a choisi Audincourt pour donner son premier meeting. Audincourt, dans le Doubs, où il s'était déjà rendu en février 2015 pour soutenir le socialiste candidat à la succession de Pierre Moscovici.

Dans Ouest France, un chiffre ahurissant : 12,5 millions de Français sont mal inscrits, ou carrément, non-inscrits sur les listes électorales. Pour voter à la présidentielle, inscription possible jusqu'au 31 décembre.

Dans Presse Océan, un oubli idiot. Un homme qui vient visiter son frère en prison avec ses munitions porte-bonheurs dans la poche, quatre balles de 9 millimètres. Devant le tribunal, il a été condamné à 1.000 € d'amende.

L'histoire du jour c'est celle d'un petit commerçant pas complètement comme les autres.

Il le dit lui-même dans la Provence ce matin "je ne me considère pas comme un voyou mais plutôt comme un commerçant ambulant". Oui, alors un commerçant ambulant qui organise la vente des cigarettes sous le manteau. À ma meilleure période, explique-t-il, j'ai vendu jusqu'à 150 cartouches par jour pour un bénéfice d'environ 3.000 euros quotidien. "Les clopes, dit-il, ça peut rapporter plus que le shit". Avec une organisation digne de n'importe quel trafic : des transporteurs, des revendeurs, des nourrices pour garder la marchandise, des mules qui font passer les colis entre l'Afrique du Nord et la France. D'ailleurs, celui que la Provence appelle Abdel assure qu'un certain nombre de marins des compagnies maritimes trempent dans la combine touchant en moyenne cinq euros par cartouche et le marché est énorme. Selon les derniers chiffres, à Marseille, l'an dernier, près d'une cigarette sur deux a été achetée en dehors du réseau légal.