Mettons les candidats au travail !

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
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Axel de Tarlé, Xavier Yvon, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

Axel de Tarlé pour l'économie

"Le pari perdu de la baisse de la Pression fiscale", c’est à lire dans les Échos.

Le prélèvement obligatoire, c’est l’ensemble des impôts et des taxes payés par les entreprises et les ménages qui représente 44,5%, ce qui veut dire que pour 100 euros de richesses créées, l’État prélève 44,50 euros.
Malgré la baisse d’impôts, ça ne baisse pas et les prévisions sont stables pour 2016 et 2017, c’est même en hausse de deux points depuis le début du quinquennat de François Hollande. Un milliard supplémentaire est prélevé sur les ménages et 40 milliards sur les entreprises.

Pour expliquer cette situation, il faut préciser que la baisse d'impôts ne concerne pas tout le monde.
Pas de baisse des impôts pour les ménages issus des classes moyennes supérieures, 35 milliards d’euros de plus ont été prélevés sur les ménages par rapport à 2012 selon l’OFCE.

Pourquoi la baisse de la fiscalité ne se répercute-t-elle pas ?

Il y a deux explications :
Tout d’abord, on assiste à une reprise de l'emploi. Les entreprises embauchent, donc, elles payent plus de cotisations salariales.
Mais la raison la plus importante c’est que les baisses d'impôts de François Hollande sont calibrées pour ne rien coûter en 2017, c’est un petit tour de passe-passe puisque les entreprises paieront plein pot en 2017 mais vont recevoir des bons pour baisser leur impôts en 2018.
Elles auront donc droit à un bon pour un crédit d’impôt en 2018 sous la prochaine présidence donc.
L’astuce c’est que le gouvernement fait des cadeaux qui seront payer par le prochain président qui recevra la facture en 2018.
On assiste même à l’opération inverse puisque le gouvernement demande aux entreprises de verser des acomptes en 2017 sur les impôts à payer en 2018.
Le prochain président aura donc déjà quelques facture à régler en 2018.


Eva Roque pour le programme télé

Mardi cinéma à 20h55 sur France 2.

De 1982 à 1988, tous les 15 jours, Pierre Tchernia et Jacques Rouland proposaient Mardi cinéma.
Laurent Ruquier a décidé de ressusciter l’émission avec, dans un décor clinquant, des comédiens et réalisateurs venus pour la promotion de leur film et des jeux sur le cinéma programmés en fin d’émission.

Alors évidemment, Laurent Ruquier aime les films dont il parle. Il n’y a pas de distance critique mais ce n’est pas l’objet de l’émission qui s’impose avant tout comme un divertissement sur le septième art.
Une telle émission, ça n’existait plus à la télévision. Les promotions durent désormais 10 minutes maximum avec des acteurs qui répètent toujours la même chose. Là, on prend le temps de parler du film et de dévoiler des secrets de tournage.

Avec un côté nostalgique évidemment cultivé par Laurent Ruquier qui invite par exemple une partie des comédiens d’un Eléphant ça trompe énormément dont on fête les 40 ans.

Par ailleurs, si l’objectif est de nous inciter à aller dans les salles de cinéma, alors le pari est gagné.



Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

Question dans le Bien Public : le suicidaire de Dijon sera-t-il jugé aux assises ? Vendredi, il avait tenté de mettre fin à ses jours en utilisant des bonbonnes de gaz. Son immeuble a explosé, faisant une vingtaine de blessés, dont lui-même. Le parquet envisage donc de le poursuivre.
Dans Sud Ouest, le ras-le-bol des habitants de Saint-Ferme en Gironde. Depuis les orages de mardi dernier, le village est coupé du monde sans réseau, ni téléphone ou Internet.
De son côté, Aujourd'hui en France espère voir Momo et Selma sacrés champions du monde. Le couple de restaurateurs installé à Bailleul dans le Nord participe en ce moment en Sicile aux championnats du monde de couscous.

L'histoire du jour commence par un très long voyage, c’est à lire dans Le Courrier de l'Ouest.

Une heure aller, une heure retour soit deux heures de bus par jour pour aller et revenir du travail. Voilà une illustration des contraintes imposées aux salariés quand une entreprise annonce un transfert d'emploi ou un déménagement. C'est ce qui est arrivé aux salariés du Crédit Agricole de Niort, la banque a décidé d'installer son nouveau siège dans la banlieue de la Rochelle. Ça fait une soixantaine de kilomètres à faire matin et soir. Premiers trajets hier avec des navettes gratuites mises en place par le Crédit Agricole et pas mal d'amertume. "nous n'avons pas le choix. Ça nous a été imposé" dit une employée. "Je vis ça hyper mal" ajoute un autre qui s'interroge sur les raisons de ce transfert. De toute façon, "On va devoir s'y faire" résume une salariée. Sur les 230 personnes qui travaillaient à Niort, 75 étaient dans ce bus hier.


Xavier Yvon pour la presse américaine

À la télé américaine avec Xavier Yvon. Hillary Clinton était l’invitée de Jimmy Fallon dans le Tonight show, l’émission satirique du soir la plus connue.

Histoire de se changer un peu les idées au milieu de cette actualité marquée par le terrorisme, les late-show sont toujours un passage obligé pour se donner une image sympa et s’adresser aux jeunes.

Alors toujours provoc, Jimmy Fallon a accueilli Hillary Clinton avec un masque chirurgical et après lui avoir tapé dans la main, il a sorti le gel antibactérien. Référence bien sur à sa pneumonie qui a fait la Une la semaine dernière mais à part ce moment, on s’est un peu ennuyé. Hillary Clinton, la sérieuse, nous a expliqué que non "être présidente ça n’était pas un rêve de petite fille puisqu’à cette époque ça n’était même pas envisageable pour une petite fille".

On n’a pas eu la séquence improbable comme avec Donald Trump, il y a trois jours, où Jimmy Fallon lui a demandé la permission de décoiffer son casque blond indéfinissable qui ressemble à une perruque. La vidéo a cartonné.

Il est peut-être là le problème de cette élection, il se passe toujours quelque chose quand Donald Trump est à la télé. Dans une tribune très intéressante lue récemment dans le Huff Post, l’auteur explique que "Donald Trump va être élu" parce que les Américains sont le peuple de la TV, ils passent cinq heures par jour devant, c’est leur activité numéro un après le sommeil.

Hillary Clinton, on a pu le constater ce soir, c’est de la mauvaise télé. Elle a beau être intelligente, mieux préparée, meilleure politique, elle est nulle pour le divertissement.

Alors que Donald Trump c’est de la très bonne télé, il sait divertir, c’est un showman, c’est Kim Kardashian. Trump, c’est le programme préféré des Américains…

Et l’auteur de conclure : franchement vous voulez regarder qui ces quatre prochaines années à la télé ?