Médias, l'exigence s'accroit !

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marguerite Lefebvre font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

"Médias, l'exigence s'accroit !" C'est, ce matin, la Une de La Croix.

La Croix qui publie son baromètre annuel sur la confiance dans les médias. Résultat : une chute de leur crédibilité et de l'intérêt pour l'information. Alors allons-y, soyons transparents : vous êtes 78% à penser que les médias ont un rôle "très" ou "assez important" dans l'élection présidentielle. 67% à penser que les journalistes "résistent aux pressions des partis politiques et du pouvoir". 58% seulement "aux pressions de l'argent". 52% à trouver l'info radio "crédible" (44% pour la presse écrite et 41% pour la télé).
Bref, "Peut mieux faire".

Pourtant, il faut croire Direct Matin qui titre "Le sommet de l'urgence" à propos du sommet européen de Malte, qui va se pencher sur le drame que constitue la crise des migrants.

Sinon, vous trouverez encore beaucoup de "Fillon" dans vos journaux.

"Quel plan B ?" se demande le dessinateur Ranson dans Aujourd’hui en France. "Baroin" répond François Baroin. "Bertrand" enchaine Xavier Bertrand. "Wauquiez" tente Laurent Wauquiez. "Bismuth ! Paul Bismuth !" hurle, bras levés, Nicolas Sarkozy.

L'Humanité s'interroge sur "Les vraies questions que pose l'Affaire Fillon".
Une affaire qui "fait vaciller la droite, nourrit le "tous pourris". "Plus que jamais" estime l'Huma, la démocratie doit être revitalisée et l'argent muselé.

François Fillon encore en Une du Figaro mais avec un changement de ton. Jusque-là le journal se faisait l'impeccable porte-parole de la défense de François Fillon.
Ce matin, en Une donc, les premiers doutes pointent : "Fillon continue, la droite s'inquiète". "Il n'est toujours pas parvenu à dissiper les doutes sur sa capacité à mener la campagne présidentielle".

Autre candidat dans le viseur de L'Opinion, c'est Emmanuel Macron.
"On demande le programme !" s'impatiente le journal.
 
Enfin, vous vous sentez "Absolument Débordé", lisez Aujourd’hui en France.

Des chercheurs américains se sont aperçus que "plus on donne l'impression d'être "overbookés", mieux on est perçus socialement. C'est un peu "je suis très occupé donc je suis important". Conclusion : vive la glandouille !


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

On jette un œil à la presse internationale qui témoigne notamment d’un fort regain de violence dans l’Est de l’Ukraine, où régnait pourtant une trêve plutôt stable depuis décembre dernier.

C’est par exemple le site du quotidien ukrainien Kyiv Post, qui titrait hier "Combats à Avdiyivka (Av-diy-ivka) : épicentre de l’escalade majeure de la guerre de la Russie". Cette ville, c’est un point stratégique dans l’Est du pays, à 10 kilomètres du bastion rebelle séparatiste de Donetsk. Elle est tenue par les troupes ukrainiennes. Mais dimanche, cette relative stabilité a volé en éclat : soldats ukrainiens et rebelles pro-russes s’affrontent à coup de roquettes et d’obus de mortier.

Des combats qui ont fait déjà 23 morts en cinq jours, dont des civils.

"Les habitants évacuent sous les tirs d’obus", explique le Kyiv Post qui montre des gens monter dans un bus ou d’autres faire la queue pour avoir une gamelle chaude d’une sorte de bouillie. Car la population fait face à des pénuries alimentaires. Pénuries également d’eau courante et de chauffage, car les infrastructures ont été endommagées. Or il fait -18, -20 en ce moment. Au pic de violence s’ajoute donc une crise humanitaire.

On se demande toujours qui a commencé dans ce cas-là ?

Les deux camps s’accusent mutuellement d’avoir ouvert les hostilités et le quotidien britannique le Guardian, sous la plume de son correspondant à Moscou, y consacre un article et note que c’est "le premier test face au désire affiché de Donald Trump que les États-Unis aient de meilleures relations avec la Russie".

Un test qui a connu un premier élément de réponse hier soir, tard.

Oui effectivement, le premier signe, guetté par tous, a été donné depuis l’Onu à New-York, par  la toute nouvelle ambassadrice de l’équipe Trump et il est clairement en faveur de l’Ukraine : Nikki Haley a "condamné  les actions agressives de la Russie" et indiqué que les sanctions contre Moscou resteraient en place "jusqu’à ce que la Russie redonne le contrôle de la péninsule de Crimée à l’Ukraine". Des déclarations qui ont dû provoquer un énorme "ouf", à la fois à Kiev et parmi les dirigeants européens réunis en sommet à Malte.


Eva Roque pour le programme télé

Les trésors cachés des variétés à 20h55 sur France 3.

À la fin des années 60, les variétés à la télé, c’était soit les show rigolos des Carpentier soit les show avec effets spéciaux de Jean-Christophe Averty qui aimait plus que tout le petit écran.

De Brassens à Johnny, de Gainsbourg à Jeanne Moreau, ils tous accepté de participer aux mises en scènes d’Averty. Des émissions dessinées sur papier, imaginées comme des tableaux animés. Des œuvres d’art exhumées des archives par Mireille Dumas.
Averty use des codes de la pop culture façon Andy Wharol, fait évoluer les chanteurs dans des peintures de Picasso ou Dali. C’est d’un esthétisme incroyable.
Avec une règle immuable : le playback !

Vous l’avez sans doute compris : Averty a du caractère. Françoise Hardy qui a souvent tourné avec lui, le raconte très bien

Deux heures de pépites télévisuelles entrecoupées des interviews provocatrices d’Averty.
Même si l’on déteste le "c’était mieux avant" là oui, c’était mieux avant. Des programmes créatifs, originaux. Il y avait de l’élégance et un immense respect pour les artistes.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

Avec dans la Dépêche du Midi, une école de la discorde. Un établissement musulman dont la fermeture a été ordonné par la justice le 15 décembre dernier pour des enseignements non conformes et qui pourtant reste ouvert. Une petite quarantaine d'élèves y reste scolarisés.

Coup de pouce à la garde d'enfant dans les Hauts-de-France. C'est à la Une du Courrier Picard. 20 euros par mois, une décision du Conseil régional lors d'une séance où l'affaire Fillon était sur toutes les lèvres.

Et puis, des professionnels parés alors que les vacances d'hiver commencent ce soir pour la zone C, Vaucluse Matin évoque une fréquentation en hausse en montagne. Et ce malgré, des conditions d'enneigement inégales.

L'histoire du jour c'est celle d'une Église qui se lève tôt et ne s'arrête jamais.

À Notre-Dame-de-Consolation à Lille, c'est un peu comme à Europe 1. Il y a toujours quelqu'un dans les murs. En tout cas, pour eux, à partir de ce week-end où des fidèles vont prier 24 h sur 24, 7 jours sur 7. C'est l'adoration perpétuelle. Une première à Lille, mais déjà pratiquée à Montmartre à Paris et dans une trentaine de lieux en France. Ils sont 180 volontaires à se relayer dans une petite chapelle, avec accès sécurisé et digicode la nuit. Jusque-là, et depuis quatre ans, ils se relayaient du dimanche soir au vendredi soir. Désormais donc, ce sera toute la semaine. "on a senti un vrai besoin, dit la coordinatrice du projet. Il y a tout type de personne, du chômeur au professeur, de l'étranger à l'étudiant". Pour le diocèse de Lille, c'est aussi une réponse au pape François qui a invité les fidèles à reprendre l'activité de prière. Le voilà donc exaucé !