Marine Le Pen : Faites ce que je dis, pas ce que je fais !

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

"Faites ce que je dis, pas ce que je fais", c'est la Une d'Aujourd’hui en France, une nouvelle illustration de cette sale campagne.

En photo, Marine Le Pen. La candidate frontiste qui a annoncé "qu'elle ne se rendrait pas, aujourd’hui, à la convocation des juges dans le cadre du dossier des assistants parlementaires du FN".

On retrouve Marine Le Pen en Une de L'Opinion dans le dessin de KAK.

Elle fait face à Philippe Martinez. Elle a sur les genoux ses dossiers (retraite à 60 ans, embauches de fonctionnaire).
"Sur Tinder, nous sommes compatibles à 80%", dit-elle au numéro 1 de la CGT.

Le journal qui titre : "Présidentielle : les syndicats à la rue".

Libération tente de porter à bout de bras le candidat socialiste, Benoit Hamon : "Hamon, 10 jours pour inverser la courbe".

Il est aussi beaucoup question d'Europe : "Où va l'Europe ?" s'interroge CNewsMatin.

"L'Europe impuissante à surmonter le choc du Brexit" enchaine Le Figaro.

Le Figaro qui nous raconte "les divisions des 27 sur le projet d'union à plusieurs vitesse".
"D'accord sur le principe, Paris et Berlin divergent sur les détails".

L'Europe, dont l'avenir inquiète la patronne du FMI, Christine Lagarde, qui s'exprime rarement, a accordé une interview à Aujourd’hui en France.

Pour elle, "une sortie de la France de l'Euro ouvrirait une période de très grave incertitude, de grands déséquilibre et d'appauvrissement de la France".

La sortie de l'Europe, c'est déjà une réalité pour le PSG.
Ce matin, L'Équipe, entre autres, y revient avec cette Une : "Plus qu'un cauchemar".


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

Dans la presse internationale ce matin, une découverte impressionnante : une immense statue de quartz, un colosse, sorti de terre dans une banlieue du Caire.

C’est "Ramses le Grande qui se relève d’une tombe faite d’eau", titre le site d’information Middle East Eye, l’Œil du Moyen-Orient. Et son article commence comme ça : "Creusez profondément dans un jardin anglais, et vous ramasserez peut-être une pointe de flèche en pierre et un morceau de poterie bizarre. Faites la même chose en Égypte, et vous pourriez tomber dans un gisement d’alluvions avec le colosse d’un dieu-roi antique de huit mètres de haut". Eh bien "c’est exactement ce qui s’est passé", explique le site d’info. "Quand une statue du pharaon de l’ancienne Égypte Ramsès le Grand a été extraite de l’eau dans une banlieue très peuplée du Caire". Les photos sont assez incroyables : c’est la banlieue populaire de Matariya, au nord-est du Caire, et les morceaux de statue sont là, ils émergent à côté d’immeuble pas terminés et des routes boueuses.

Mais c’est une découverte énorme, non ?

Pour le ministre des Antiquités, ça ne fait aucun doute. Il qualifie "d’historique", "la découverte des morceaux de deux rois qui appartenaient à la 19e dynastie", nous dit Egypt Independent, un autre site d’info. "Deux rois" parce qu’il y avait aussi une plus petite statue, un buste de 80 centimètres sculpté dans une roche calcaire et qui représenterait Seti II, petit-fils de Ramsès II.
L’équipe d’archéologues égyptiens et allemands qui ont fait cette découverte sont convaincus que le colosse est bien Ramsès II car là était la cité antique d’Héliopolis, où il avait fait ériger le Temple du Soleil, l’un des plus grands d’Égypte. Ces jours-ci ont donc été mis à jour : un morceau du buste, un bout de tête avec une oreille, un autre avec un œil et un bout de couronne. Et l’équipe va continuer à creuser, a confirmé le chef égyptien de la mission, pour trouver le reste du bonhomme et confirmer l’identité du propriétaire de la tête. Il pense qu’il y a aussi d’autres restes du temple de Ramsès II.

Qu’est-ce qu’ils en font, de ces morceaux de colosse ?

Ils les sortent à la pelleteuse de la boue, parce que c’est vraiment ça, on dirait un chantier de BTP avec des badauds autour. Et comme c’est un quartier populaire, ils emmènent les blocs dans un lieu où ils pourront être restaurés. Et s’il se confirme que c’est bien Ramsès II, le colosse pourrait se retrouver à l’entrée du Grand musée du Caire qui doit ouvrir ses portes en 2018.

Ça fera sans doute du bien au tourisme, en berne en Égypte alors que c’est une part essentielle de l’économie.


Eva Roque pour le programme télé

Les OFNI awards de la présidentielle à 20h55 dimanche sur W9.

Après les César et les Oscar, voici les OFNI awards.
Des récompenses destinées aux politiques et remises par Bertrand Chameroy et son équipe

Il s’agit d’une cérémonie parodique évidemment avec des intitulés improbables façon Les Gérard.
Exemple : "L’award du politique qui voulait être comédien mais papa et maman ne voulaient pas donc il a fait l’ENA".

Au menu de cette émission, des parodies, des fausses enquêtes et des micro trottoirs très réussis, mais également des détournements comme ce rap électro construit à partir du discours de François Fillon au Trocadéro mêlé à celui d’un député.

Bertrand Chameroy, c’est le petit frère de Yann Barthès. Tout n’est pas réussi mais il y a vraiment des séquences très drôles.
Il faut reconnaître que c’est très malin de la part de la chaîne de parler politique, même si c’est avec humour et surtout avec de l’esprit critique. C’est aussi une façon d’aborder le sujet de la présidentielle auprès d’un public jeune sans pour autant dénigrer la politique en tant que telle.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

Le cauchemar du PSG qui a fait le bonheur de deux Marseillais, c'est à la Une de la Provence. Ils avaient parié 200 euros sur une défaite 6-1 et si pendant 88 minutes ils se sont faits chambrer par les copains, ils ont fini par empocher 9.200 euros.
Une petite phrase relevé ce matin dans l'Est Républicain : "je suis devenu le rebelle que le système n'arrêtera pas". C’est une phrase signée François Fillon, en meeting hier à Besançon devant 2.600 personnes.
Quand une tradition dégénère. À Pau, la bataille d'œufs et de farine entre deux lycées s'est terminée dans les gaz lacrymogènes. Une intervention des policiers alors que cailloux et boulons s'étaient mêlés aux œufs dans une bagarre qui a mal tourné.

L'histoire du jour, c'est qu'il faut ranger sa chambre surtout quand on travaille au tribunal.

Et surtout quand il s'agit d'une plainte dans une affaire de meurtre. Un acte de procédure qui pourrait être capital puisqu’il pourrait permettre d'éviter la prescription du dossier. Le problème, raconte le Progrès, c'est que personne ne parvient à remettre la main dessus dans les tribunaux de Chalon-sur-Saône et de Villefranche-sur-Saône et voilà pourquoi cet acte est décisif. Dans cette affaire, tout a commencé en 2001 avec la disparition de Mohammed Abdelhadi. Il faudra attendre 2016 pour qu'un père et ses deux fils avouent le meurtre. Entre temps, il s'est écoulé 15 ans. Le problème, c'est que l'an dernier, le délai de prescription était encore de 10 ans. Il vient de passer à 20 mais ça ne change rien dans cette affaire. Seule la plainte pour disparition inquiétante déposée en 2008 permettrait de changer la donne, ça permettrait d'interrompre la prescription à partir de 2008. Alors à défaut de l'acte en lui-même, les témoignages sur la réalité des investigations de l'époque suffiront-ils ? La justice se prononcera le 13 avril prochain.