Macron lance ses marcheurs à l'assaut de l'Assemblée

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
Partagez sur :

Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Cap sur les législatives, ce matin !

"Macron lance ses marcheurs à l'assaut de l'Assemblée" titre Le Figaro.

"Ça tangue pour Marine Le Pen", poursuit Aujourd’hui en France.

"Malgré le record de voix à la présidentielle, la défaite de MLP puis le départ soudain de sa nièce soulèvent un vent de crise dans le parti". Sur son dessin, Ranson a croqué Emmanuel Macron devant un panneau "En marche". Marine Le Pen devant un "En panne" et Jean-Marie Le Pen devant un panneau "En pétard".

À gauche, ce n'est pas plus brillant constate CNewsMatin qui titre "PS : La zizanie".

Quand L'Humanité regarde vers Jean-Luc Mélenchon : "Communistes et insoumis, les causes d'un désaccord".

Des causes que 20 Minutes résume en un titre : "Mélenchon la joue perso" !

Quand Libération s'amuse de constater que "le parachute de Mélenchon atterrit à Marseille".

Dans la 4e circonscription où la campagne "à la marseillaise" a déjà commencé. Ainsi le député sortant Patrick Menucci avertit : "Je le préviens, pour lui, dans ma circonscription, ça sera la chute du faucon noir".

Aujourd’hui en France nous rappelle que l'on ne connait pas le nom du futur Premier ministre.

"Mais que ce n'est pas le seul secret du moment". Autre épais mystère : quelle sera "la voiture présidentielle à bord de laquelle il roulera dimanche lors de la cérémonie d'investiture en remontant les Champs Élysées puis lors de ses déplacements officiels ?".
Seule certitude ce sera un modèle "français" et "blindé".
L'occasion d'un petit voyage dans l'histoire. Depuis la 4e république, c'est Citroen qui a le plus eu les faveurs du pouvoir. De la traction de René Coty à la DS de De Gaulle, Chirac eu longtemps sa CX quand Mitterrand roulait en Renault Espace. Macron, lui, devrait "privilégier l'écologie à la technologie" mais il n'est pas simple de dénicher une routière très propre dans notre pays : "Une berline 100% électrique made in France n'existe pas sur le marché".
Bref, c'est pas si simple de passer de "En Marche" à "ça roule".

Deux Unes pour terminer.

Libération affiche Donald Trump.

Même sujet pour Le Monde, interloqué de voir le président américain "limoger le patron du FBI".


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

Ce matin c’est la presse espagnole que nous feuilletons. À l’approche du Grand-Prix de Formule 1 de Barcelone ce week-end, on sent une certaine mobilisation contre les tenues extrêmement légères des hôtesses.

On les appelle "les parapluies", nous explique le quotidien El Periodico de Catalunya. Des jeunes femmes (rarement plus de 35 ans), sexy, perchées sur des hauts talons, mini-jupes et décolletés, et qui sont transformées en supports de publicité. D’où ce surnom de "parapluie", qu’elles portent souvent, à l’effigie des marques, des sponsors de la course automobile ou du grand prix de moto du mois prochain. "À l’odeur d’essence s’ajoute l’exposition de dizaines de femmes légèrement vêtues", peut-on lire dans ce quotidien de Catalogne, qui résume bien le débat qui anime l’Espagne de plus en plus souvent "la polémique des hôtesses", c’est le titre de l’article ou comment faire pour concilier le machisme et le travail.

C’est-à-dire que certains voudraient qu’il n’y ait plus d’hôtesses sur les circuits ?

Plus comme ça en tous cas, avec ce que le quotidien appelle "l’instrumentalisation sexuelle" de ces femmes donc dans des tenues plus "normales". C’est une requête de la gauche alternative, Podemos et ses alliés, auprès du conseil municipal de Montmelo, la commune qui accueille le circuit près de Barcelone. Le circuit renvoie l’affaire aux marques : ce sont elles qui emploient ces jeunes femmes et d’ailleurs il faut reconnaitre que la plupart d’entre elles préféreraient que rien ne change : elles peuvent gagner jusqu’à 1.000 euros en trois jours. À ce prix-là, beaucoup veulent bien faire le job, et tant pis pour le sexisme.

C’est un débat qui prend de l’ampleur en Espagne ?

Oui, El Periodico raconte par exemple qu’il y a 10 jours, lors du tournoi de tennis de Barcelone, une hôtesse, au nom du groupe de filles employées par une célèbre marque de soda, a déploré avoir été obligée de travailler en mini-jupes et bras nus malgré la pluie et des températures en-dessous de 10 degrés. Et le quotidien salue le monde du cyclisme, qui a été pionnier en Espagne : plusieurs courses comme la Volta (le tour de Catalogne) ou le Tour du Pays-Basque, ont suivi l’exemple australien : fini le traditionnel bisou de la jolie fille sur le podium, qui était aussi l’occasion parfois de quelques mains aux fesses. Henry de Laguérie, notre correspondant à Barcelone, nous le confirme : désormais à chaque étape, la commune propose à un citoyen du coin ou à un enfant de remettre le trophée. Ce que dit ce débat, très présent dans les médias, c’est que l’Espagne souvent présenté comme un pays machiste, porte une vraie réflexion sur le sexisme ordinaire.

Pour plus de détails, cliquez ici.


Eva Roque pour le programme télé

Eurovision, Demi-finale à 21 heures sur France 4.

Avant la grande finale de samedi, ce soir a lieu la seconde demi-finale de l’Eurovision.
Car si des pays comme la France sont qualifiés d’office, d’autres doivent passer par cette sélection.
10 pays ont déjà été retenus mardi, dix le seront à nouveau aujourd’hui.

Ce soir, la candidate de San Marin sera en compétition. Elle s’appelle Valentina Monetta, c’est une passionnée de jazz qui a travaillé avec Sylvie Vartan.

Aux commentaires ce soir, et rien que pour ça, ça mérite le détour : les foufous Marianne James et Jarry. Marianne James qui changera de cavalier samedi, puisqu’elle sera avec Stéphane Bern.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

Dans le Télégramme, les obsèques de la députée Corinne Erhel à Lannion en présence d'Emmanuel Macron et Jean-Yves Le Drian. Nombreux hommages à une femme remarquable, décédée la semaine dernière lors d'un meeting.
L'offensive de Google pour convaincre les Français de passer au numérique. Formation gratuite pour 70.000 personnes dans tout le pays, patrons, commerçants, particuliers. Annonce du patron de Google France dans Ouest France.
Une image aussi à la Une dans la Montagne, celle d'un éléphant en vadrouille dans une zone commerciale de Clermont-Ferrand. La bête de 4,5 tonnes a pu s'échapper de son cirque. La balade a duré deux minutes, sans incident.
 
L'histoire du jour c'est une belle petite histoire d'amour, toute petite.

Petite comme l'est cette fillette de quatre ans retrouvée sur un rond-point dimanche dernier, aux alentours de sept heures du matin en Indre-et-Loire. C'est une jeune femme de retour de boite de nuit qui a croisé sa route et qui a donné l'alerte. À l'arrivée des gendarmes, la petite fille a expliqué qu'elle voulait rejoindre son amoureux à quelques kilomètres de là. Elle avait donc tout prévu, raconte la Nouvelle République, un sac rempli de jouets, un manteau, ses chaussures, le tout enfilé par-dessus le pyjama. Ne restait plus qu'à quitter discrètement la maison de ses grands-parents où elle passait la nuit. Eux, ne se sont rendus compte de rien. La petite fille a pu marcher plus d'un kilomètre et c'est finalement à l'école qu'elle a retrouvé son amoureux le mardi matin.