Macron et Bayrou : les deux font la paire !

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Les deux font la paire ce matin : François Bayrou et Emmanuel Macron.

"À deux, c'est vraiment mieux ?" s'interroge Aujourd’hui en France en Une.

Le quotidien qui parle d'un "mariage de raison" et se demande si Bayrou sera "pour Macron un atout ou un boulet", rappelant que ce cacique de la politique , déjà ministre sous la cohabitation Mitterrand Chirac, ne cadre pas vraiment avec l'image de renouvellement prôné par le jeune candidat d'En Marche".

Le boulet des politiques, ce sont souvent leurs tweets.

C'est le Huffington Post qui a ressorti quelques-unes des saillies en 140 signes de François Bayrou contre Emmanuel Macron.
Deux exemples parmi d'autre :
En septembre : "Je ne me reconnais pas dans ce qu'Emmanuel Macron incarne. Son projet de société est proche de celui défendu par Nicolas Sarkozy en 2007".
Ou encore "Derrière Macron, il y a des grands intérêts financiers incompatibles avec l'impartialité exigée par la fonction politique".

"Jamais je ne laisserai le centre à Macron", disait-il encore, en décembre. Cette fois, c'est l'Humanité qui le rappelle.

"Bayrou/Macron, c'est l'empire du milieu" titre Libération.

La Croix parle d'une "Alliance inédite".

Pour Le Figaro les choses sont claires : "Bayrou joue Macron et choisit encore la gauche".

En Une de L'Opinion, le dessinateur KAK s'amuse :

Il a croqué François Bayrou et Marielle de Sarnez regardant un camion emporter la dernière cabine téléphonique. Et le président du Modem de dire : "De toute façon, on allait bientôt être à court de salles de réunion".

De la politique, encore, en Une de Direct Matin et de 20 Minutes qui titrent "Réseaux sans filtre".

"Il n'est pas toujours facile de sortir de sa bulle su Facebook et Twitter", nous dit le gratuit.
La raison est simple : les algorithmes sur les réseaux sociaux, nous présentent des contenus en fonction de nos préférences. On ne nous montre ou nous parle que de ce que l'on aime déjà.
Peu à peu, ces algorithmes nous confinent dans un environnement fermé, coupés de toute opinion contraire. Ça s'appelle "l'hyperpersonnalisation".
Mais l'antidote existe nous explique 20 Minutes. Il faut par exemple " liker ce que l'on déteste".
Exemple : si vous êtes un électeur de Marine Le Pen, vous allez liker la page Facebook de Benoît Hamon ou de Jean-Luc Mélenchon.
À l’inverse c’est tout aussi vrai. Ça nourrit le débat et ça ouvre l'esprit.
La bonne nouvelle, quand même, c'est que le public a pris conscience du jeu des algorithmes. On n'est moins naïf !


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

La presse indienne nous fait découvrir un nouveau programme éducatif à destination des adolescents. Un nouveau programme pour la liberté de ton surtout : il y est écrit que l’on peut aimer quelqu’un du même sexe.

C’est le point le plus étonnant de ce nouveau programme car, pour rappel, le code pénal indien a été rédigé par les Britannique, il date de 1860, et son article 377 criminalise toujours l’homosexualité (même si la Cour Suprême, depuis un an, est en train de réétudier la question). En tous cas, c’est tabou dans la société indienne et sa myriade de groupes religieux. En plus, le gouvernement est dominé par la droite nationaliste indoue de Narendra Modi, parfaitement bloquée sur cette question.

Et pourtant ça bouge, donc ! Quel est ce programme ?

Une sorte de kit éducatif a été présenté en début de semaine par le ministère de la Santé, nous apprend le Indian Express. Un kit préparé avec le Fond des Nations-Unies pour la Population, et qui est destiné à quelques 165.000 enseignants, pour espérer toucher pas moins de 260 millions d’ados, en particulier dans les régions rurales, les villages "où il y a beaucoup de questions sans réponse dans l’esprit des jeunes", explique le secrétaire d’État à la Santé.
Le titre de l’article de l’Indian Express donne une idée des réponses qui sont proposées : "Oui on peut être attiré par quelqu’un du même sexe, oui un garçon peut pleurer, et quand une fille dit "non", c’est "non" !". Le kit précise que le plus important dans les relations amoureuses à l’adolescence, c’est "le consentement et le respect". Et le quotidien souligne que cette question de l’attirance homosexuelle est abordée avec une "maturité inhabituelle".

Au-delà de cette question de l’homosexualité, pas mal d’autres questions souvent taboues sont abordées franchement ?

Oui comme la contraception, pour les filles comme pour les garçons. La violence envers les femmes, c’est un gros problème en Inde, en particulier les violences sexuelles. L’idée affichée c’est de faire évoluer chez les jeunes les comportements et les mentalités, de s’attaquer à des stéréotypes : exemple avec ce paragraphe sur le fait que bien-sûr, un garçon "a le droit pleurer pour laisser libre court à ses sentiments. Il peut parler doucement, aimer faire la cuisine". Il n’y a aucune raison de l’appeler "poule-mouillée" pour autant. Idem pour une fille. Alors dans leur définition, une fille sera affublée du sobriquet de "garçon-manqué" si elle s’habille comme un garçon ou joue comme un garçon, ou encore si elle parle beaucoup !

Pour plus de détails, cliquez ici.


Eva Roque pour le programme télé

La folle histoire de Florence Foresti à 21 heures sur C8.

Bienvenue dans le monde de Florence Foresti, où les filles sont souvent moquées et jalousées parfois aussi.

La chanteuse est l’un des témoins de ce documentaire qui revient sur les 20 ans de carrière de l’humoriste. On évite heureusement le film chronologique pour s’attacher à des traits de caractère de Florence Foresti. De mauvaise parfois, perfectionniste tout le temps même quand il s’agit de reproduire avec Vanessa Paradis et l’ambiance du clip de Joe le taxi pour un sketch diffusé pendant la cérémonie des César l’an dernier.

Le film est construit autour des témoignages de ses proches (de Jamel Debbouze à son prof de théâtre) et par des archives étonnantes comme cette répétition. Elle est sur scène et dans la salle, sa fille, toute petite, la regarde.

Même si l’on est pas fan des documentaires réalisés sans interview de l’artiste, il faut reconnaître que celui-là est bien fait, très rythmé, avec des témoignages pertinents. Un autre regard sur une artiste populaire.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

La satisfaction des habitants de Pau après la décision de François Bayrou de ne pas se présenter, c'est dans l'Éclair. "C'est bien qu'il reste" dit ainsi une paloise.
La sécurisation du port militaire de Toulon à la Une de Var Matin. Pénétrer dans la zone interdite à la navigation civile est désormais un délit puni de 15.000 euros d'amende. Une barrière va également être mise en place : détection sous-marine, et chapelet de bouées reliées par des câbles pour empêcher les intrusions.
Enfin, à votre avis : quel est le point commun entre une robe de mariée, des poulets congelés et des bouteilles remplies d'urine ? C'est que ces déchets ont tous été retrouvés le long de la Route Centre Europe Atlantique. C'est de pire en pire s'indigne le Journal de Saône et Loire.

L'histoire du jour c'est celle d'une casquette en prison.

Normalement, elles sont interdites pour des raisons de sécurité et de bonne tenue vestimentaire. Mais cette casquette-là, ce n'est pas pareil, elle a des vertus thérapeutiques. Un détenu a en effet obtenu un certificat médical pour porter sa casquette. Un certificat signé par un médecin du centre pénitentiaire de Nancy-Maxéville. Lui estime que le détenu doit pouvoir porter sa casquette à l'envers pour limiter les mouvements de sa tête. "Si on avait prescrit le port d'une minerve, j'aurais compris. Mais je ne vois pas en quoi une casquette peut le soigner" s'indigne la responsable de FO Pénitentiaire en Lorraine. Le syndicat vient de signer un tract incendiaire, s'indignant du comportement du détenu, qui ferait le malin devant les gardiens. Contactée par l'Est Républicain, la direction interrégionale de l'administration pénitentiaire est apparemment tombée des nues. Elle a demandé des explications à la direction locale de la prison.