Macron : attention à la marche !

  • A
  • A
Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
Partagez sur :

Axel de Tarlé, Xavier Yvon, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Opération "jeux de mots" autour d'Emmanuel Macron et de son mouvement, "En Marche", ce matin.

Ça donne, "La marche de Macron" en Une de Direct Matin.

Libération, de son côté, titre "Macron, attention à la marche !"
Une candidature "qui fragilise un peu plus François Hollande" écrit également Libération.

Le Figaro va plus loin, estimant qu'elle "aggrave le désarroi de la gauche".

Aujourd’hui en France, qui le rebaptise "le candidat attrape tout", s'interroge en Une : "Macron, de droite ou de gauche ?"

Il "veut entrainer le camp des progressistes" estime Le Monde.

N'empêche, ce "non-positionnement" va être son problème, nous dit Libération. "Il est condamné à échouer car les candidats bien implantés de droite et de gauche ne laisseront aucun espace politique et idéologique au leader d'En Marche".

Ah, "en Marche", nous y revoilà avec le dessin de Jul dans l'Humanité : "Ni droite ni gauche, comment nommer les supporters de "En Marche". Réponse d'un petit homme vert tout juste descendu de sa soucoupe : "des 'Marchiens'".

20 Minutes titre "L'extraterrestre". Cette fois, il ne s'agit plus d'Emmanuel Macron mais de Thomas Pesquet.

"Trop parfait pour rester sur terre", écrit le gratuit, visiblement conquis par notre astronaute. Il va y avoir du boulot : l'équipage va devoir réaliser 300 expériences et quatre sorties dans l'espace sont également prévues. Ses heures perdues, il les passera à jouer au saxophone et à tweeter.

Mais même là-haut, il ne trouvera pas "de rose bleue" car même dans l'espace, ça n'existe pas.

Et pourtant la rose bleue est désormais "l'emblème de campagne de Marine Le Pen". C'est Le Figaro qui nous le raconte. Alors pourquoi la rose bleue ? Réponse de Marine Le Pen : "La rose est une fleur qui été assimilée à la gauche, le bleu une couleur assimilée à la droite. Mais il n'y a pas d'épines, on les a laissées au PS" s'amuse la candidate. Décidément, les frontières sont bien poreuses en ce début de campagne.


Axel de Tarlé pour l'économie

"Les amateurs de barres chocolatées, victimes de la "Shrink-Flation", c’est à lire dans le Financial Times.

Qu’est-ce que la "Shrink-Flation" ?

Il s’agit d’un néologisme avec l’assemblage de deux mots anglais : Shrink qui veut dire rétrécir et Flation pour inflation. On pourrait donc le traduire par réduire l’inflation.
Le problème c’est que plutôt que d'augmenter le prix d'un produit, on en réduit la portion.
Par exemple, plutôt que d'augmenter le prix d'une barre de Mars, on va la rétrécir.

Ca phénomène touche particulièrement la GB car avec le Brexit, la Livre a chuté de près de 20%.
Par conséquent la matière première à l'importation, le cacao, coûte 20% plus cher.
Et donc, plutôt que de relever les prix de 20%, on va enlever 20% de produits.

Le symbole de la Shrink-Flation, c'est le Toblerone, qui a perdu quelques triangle. La longueur n’a pas été réduite mais il y a désormais plus d’espaces entre les triangles. Esthétiquement, ce n’est pas terrible.
Attention donc, si vous achetez du Toblerone en Grande-Bretagne, vous risquez d'être déçu.

Mais, ça existe aussi en France ?

C’est une astuce à la mode chez les industriels. En France, c'est au nom de la lutte contre l'obésité que l’on utilise la Shrink-Flation.
Les fabricants de barre chocolatées mettent moins de produits pour que "vous gardiez la ligne" et, eux, un peu plus d'argent.


Eva Roque pour le programme télé

Téléphone, jolie petite histoire à 20h50 sur France 4.

Un joli petit documentaire dans lequel on découvre pas mal d’archives.

Notamment une datant de 40 ans, en novembre 1976. Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac, Richard Kolinka et Corinne Marienneau répétaient une chanson, l’Hygiaphone en prévision d’un concert.
Un concert qui fut l’acte de naissance du groupe, à qui il manquait un nom.

Téléphone, c’est 10 ans de succès jalonnés par des histoires de sexe, de drogue et de rock’n’roll.
Ils ont rêvé d’une carrière internationale mais le rêve américain n’a pas franchement fonctionné comme le raconte Jean-Louis Aubert et Louis Bertignac.

Le documentaire est truffé d’histoires de ce genre rythmé évidemment par les plus grands tubes du groupe. Et surtout des archives jamais vues.
La jolie petite histoire du groupe se poursuit aujourd’hui, sans Corinne mais avec les Insus.
La dernière fois qu’ils étaient ensemble tous les quatre en studio pour enregistrer ce qui allait être leur dernier 45T, c’était pour la chanson Le jour s’est levé.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse régionale.

Et comme dans la presse nationale, la politique en bonne place dans les journaux régionaux.
Nice Matin a trouvé un petit surnom à Emmanuel Macron, désormais candidat : "l'emmerdeur".
La presse régionale associée au débat de la primaire ce soir. Candidats et électeurs à la Une donc La Charente Libre donne la parole à ces sympathisants de gauche qui comptent profiter de la primaire ouverte pour voter contre Nicolas Sarkozy.
Monaco s'agrandit, six hectares gagnés sur la mer. Un projet à deux milliards d'euros selon La Provence qui assure que les espèces marines seront mises à l'abri.

L'histoire du jour nous emmène dans un collège d'Herblay qui a pris une décision étonnante.

Celle de ne pas mettre de papier toilette dans les toilettes de l'établissement, un collège flambant neuf ouvert en septembre. Motif invoqué par le principal : la lutte contre les dégradations. Ceux qui auraient une envie pressante sont priés d'aller chercher le nécessaire à l'infirmerie ou à la vie scolaire. Sauf que pour les élèves, il n'est pas question d'aller solliciter le surveillant : "c'est trop la honte" dit une élève au Parisien Val d'Oise. Certains donc ont opté pour les mouchoirs dans le sac. D'autres se retiennent toute la journée. La FCPE s'indigne de la démarche qui voit chaque élève considéré comme un potentiel casseur. Et de toute façon, pas besoin de papier toilette pour les dégradations. Des élèves ont réussi à boucher les sanitaires avec des petits cailloux dès le mois de septembre. En attendant, l'inspection académique souhaite qu'une solution soit trouvée et que celle-là satisfasse tout le monde.