Louis Aliot et Brigitte Macron : Les élus de leur cœur

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Il y a parfois des images qui nous disent qu'il est peut-être temps que la campagne s'achève !

Vous en trouverez deux en Une d'Aujourd’hui en France.
Partie haute : Emmanuel Macron qui joue au foot en costume cravate, au milieu de quelques jeunes et d'une forêt de caméras.
Partie basse : Marine Le Pen, sur un bateau de pêche, ciré jaune sur le dos et poulpe à la main.
C'est, titre le journal "La guerre des images". Avec des mises en scène "jusqu'à la caricature". On y apprend des choses fondamentales. Elle se maquille, et joue les coquettes, désormais. Lui a changé de nœud de cravate récemment.

Sur son dessin, Ranson a croqué un couple d'électeurs.
Lui : "Je vais pas voter pour un banquier". Elle : "Tu as raison!! La fille de milliardaire, elle, nous comprend".

On reste dans la même veine avec 20 Minutes qui titre "Les élus de leur cœur".
Louis Aliot pour Marine Le Pen, Brigitte Macron pour le candidat En Marche !.

Pendant ce temps, Libération regarde Les Républicains se déchirer et titre "Droite dans le mur".

"Depuis la défaite de François Fillon, les derniers liens qui tenaient la droite ont cédé, laissant la place à une fracture entre progressistes et conservateurs".

Et puis revoilà le célèbre "Travailler plus pour gagner plus".

Et bien non ce n'est plus de la politique mais des sciences. 20 Minutes nous raconte que "le cerveau fabrique de la matière grise lorsqu'il est stimulé". D'ailleurs, le titre exact de l'article, c'est "travailler plus pour gagner plus de neurones".
Il parait qu'en lisant l'article sur le sujet, on gagne 1 neurone !

On passe à Donald Trump.

Il fait la Une de L'Opinion, du Figaro qui titre "Les 100 jours chaotiques de la présidence Trump", ou encore de CNewsMatin.


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

Voilà longtemps que l’on n’avait pas parlé de la Corée du Nord, dans le kiosque. Ce matin c’est une vidéo qui nous en donne l’occasion.

Une super production made in Pyongyang, c’est le dernier clip de propagande diffusé hier par les studios Kim Yung-Un. 2,25 minutes de tirs de missiles en tous genres, souvent avec une cible au milieu de l’écran, et derrière la cible : des navires américains, des porte-avions. Le feu va crescendo, et puis il y a cette mise en garde : "le moment où l’ennemi débute l’agression et les provocations".
À la fin, un très gros missile, lancé très haut dans l’atmosphère, finit sa course sur le Capitole à Washington.
Et pourtant, bizarrement, les titres de la presse anglo-saxonne titrent sur la promesse d’une "destructions incandescente de la Maison Blanche" (The Telegraph). Ou encore "Une nouvelle vidéo montre la Maison Blanche dans le viseur et des porte-avions qui explosent" (Washington Post).

Pas très amical !

Non ! On a un peu l’impression d’être dans un mauvais jeu vidéo, ça peut même faire sourire. Mais ça n’a pas du tout fait rire à Séoul et Washington qui ont immédiatement prévenu hier que face à une menace, ils prendraient des "mesures punitives rapides". Hier toujours, la Corée du Nord a juré que jamais elle n’arrêterait ses essais militaires. Et de son côté les États-Unis ont fait savoir que le porte-avion Carl Vinson et son armada se trouvaient à portée de tir de la Corée du Nord.

On peut dire que beaucoup d’ingrédients sont rassemblés pour que la tension soit au maximum.

C’est vrai qu’elle est encore montée d’un cran. Notamment à cause du nouveau bouclier anti-missile que les États-Unis commencent justement à déployer en Corée du Sud. Les premiers éléments sont arrivés hier par camion sur le parcours de golf où ils vont être installés. Ce système provoque la colère de Pyongyang bien-sûr mais aussi de Pékin et des habitants du coin, qui ont peur de devenir les cibles n°1. Petit signe d’apaisement tout de même : Donald Trump a fait savoir mercredi qu’il voulait "ramener Kim Yung-Un à la raison". La Chine s’est empressé d’applaudir. Le mot d’ordre du moment c’est plutôt "pression diplomatique et sanctions si besoin".

Pour plus de détails, cliquez ici.


Eva Roque pour le programme télé

Un Français nommé Gabin à 20h55 sur France 3.

Il s’agit d’un remarquable portrait de l’acteur qui rêvait de ne pas être acteur.
Gabin, fils d’artiste, s’imaginait fermier ou conducteur de locomotive. Mais pour gagner sa croûte, il a accepté une figuration. Il n’a plus jamais quitté le métier d’artiste.
Gabin, c’était une gueule et une gouaille.

Au fil de sa carrière, il est passé du bel homme usant de son charme auprès des femmes (son histoire avec Marlène Dietrich est longuement évoquée) à l’homme mûr, l’incarnation de l’autorité parvenant même à impressionner Alain Delon.

Un portrait juste et intelligent signé Yves Jeuland qui parvient à raconter à travers le destin de Gabin, la France du XXe siècle. Il dit d’ailleurs : Gabin était un morceau de France.

Gabin et sa casquette, ses quatre paquets de gitanes sans filtre par jour, son caractère trempé, un peu misanthrope et parfois misogyne.
Gabin que 42% des Français rêvait d’avoir pour ancêtre selon un sondage.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale

Avec la riposte d'Emmanuel Macron dans une interview à la presse régionale. Notamment dans le Progrès où le candidat d'en Marche y dénonce l'imbrication d'incohérences du programme de son adversaire, mettant en avant sa volonté à lui de réconcilier une France fracturée.
Un choix qui ne passe pas dans le Courrier Picard. Le délégué CFDT de l'usine Whirlpool assume son vote pour Marine Le Pen au 1er tour. Le secrétaire national du syndicat brandit la menace d'une exclusion.
Dans le Parisien, un chien qui chasse. Jusque-là rien d'extraordinaire sauf que celui-là, traque les punaises de lit ! Il marque l'arrêt au niveau des nids pour une meilleure désinsectisation. 250 euros la prestation jusque dans les palaces où ses maitres doivent se faire passer pour des clients pour la jouer plus discrète.

L'histoire du jour c'est la version "Sanofi" de "combien ça coute", rubrique "gaspillage".

Ou comment perdre 107 millions d'euros. Dans les années 2000, le groupe pharmaceutique décide de construire une usine à Montpellier. Projet DI 50 présenté en 2009 comme un site qui sera "à la pointe de la technologie mondiale. Il est prévu pour durer "20 à 30 ans". Voilà ce qu'en disait la direction. La construction est lancée et terminée en 2012 pour un investissement de 107 millions. Mais aujourd'hui, cinq ans plus tard, le bâtiment n'a jamais servi et il va même être détruit sans avoir jamais servi ! Effarement dans les rangs du personnel écrit Midi Libre d'autant que le groupe a lancé un plan social ces dernières années. "On attendait monts et merveilles de cet équipement, témoigne un salarié, des gens s'étaient fait muter à Montpellier pour y travailler". Sanofi explique qu'avec les transformations du marché, le projet était devenu inadapté. Aucun impact sur l'emploi promet le directeur du site. "C'est la vie d'un grand groupe" conclut-il.