L'impuissance de l'Occident face au cuirassé Poutine

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Axel de Tarlé, Xavier Yvon, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

À chaque jour son couple vedette. Hier, c'était Donald et Hillary et ce matin, c'est Vladimir et François.

"La France peut-elle faire plier Poutine, principal soutien du régime de Bachar el Assad" s'intéresse 20 Minutes qui titre "Tsar War".

Même sujet et même inquiétude en Une de Libération qui s'interroge: "Comment l'arrêter ?" Ou "l'impuissance de l'Occident face au cuirassé Poutine".

Le Figaro stigmatise "les hésitations de Hollande".

L'autre sujet du jour, reste le choc après l'agression des policiers de Viry-Châtillon.

Aujourd’hui en France a recueilli le témoignage d'une des victimes : "On ne s'attendait pas à ce qu'ils veuillent nous tuer".

"Fermeté absolu" titre, comme une supplique, Direct Matin.

Pour l'Humanité, "l'attaque de Viry repose la question des effectifs de police".

Bien sûr vous aurez votre dose de politique aujourd'hui encore.

Il faut noter les jeux de mots qui se poursuivent autour de Jean Frédéric Poisson, l'inconnu de la primaire .
Il était "dans le grand bain", hier dans Libé.
Il est "Seul sur sa ligne", ce matin, dans La Croix.

Pour terminer Direct Matin a enquêté sur "nos pires défauts au bureau".

Pour près de 30% c'est "le manque d'hygiène", pour 25% c'est "la paresse" et puis, pour 18% c'est "le fayotage".


Axel de Tarlé pour l'économie

"ISF le cout du plafonnement dépasse le milliard", c’est à lire dans le Figaro.

Ça a l'air compliqué quand on dit que le coût du plafond dépasse le milliard mais c'est une image et en réalité c’est assez simple.

Quand François Hollande est arrivé au pouvoir, il a augmenté l'ISF pour les plus riches.

Sauf qu'il a été rattrapé par la patrouille. En l'occurrence, le Conseil Constitutionnel qui a dit : "On ne peut pas payer en impôt plus que 75% de son revenu. Si vous gagnez 100, vos impôts ne peuvent pas dépasser 75".

Du coup, suite à la hausse de l'ISF, de plus en plus de gens fortunés bénéficient de ce système et de ce plafonnement.

Voilà pourquoi, le coût du plafonnement est en hausse de 19% à 1,077 milliard.

Il ne faut pas être naïf, il y a de l'optimisation fiscale.

Les explications de la manipulation de Liliane Bettencourt.

L'héritière de L'Oréal s'arrange pour minimiser ses revenus, elle se rémunère juste de ce dont elle a besoin et s'arrange pour avoir un plafond bas. Donc, l’ISF est bas puisque l'ISF ne peut pas dépasser 75% du plafond.

C'est très difficile de taxer lourdement puisque vous générez forcément des solutions d'évitement, de l'optimisation fiscal ou encore de l'exil fiscal.


Eva Roque pour le programme télé

Jean-Jacques Goldman, un héros si discret à 20h55 sur W9.

Septembre 1981, sort le premier single du premier album de Jean-Jacques Goldman et un premier succès. Ce documentaire retrace les 35 ans de carrière de l’artiste.
Une carrière qui a débuté quelques années auparavant alors qu’il jouait avec un groupe dans l’église de Montrouge.

Mais les débuts ont été difficiles. C’est le producteur Marc Lumbroso qui s’occupait alors de lui à l’époque qui le raconte.

Et puis une personne du service marketing d’une maison de disque a cru en lui. Les succès se sont alors enchaînés comme le racontent les témoins de ce documentaire : des journalistes, Michel Drucker, mais aussi Michael Jones.
Et puis, il y a eu les chansons pour les autres : Patricia Kaas, Céline Dion ou Florent Pagny qui, à chaque fois, devenaient des tubes.
Coluche ne s’y trompe pas quand il vient le chercher pour les Restos du cœur.

C’est extrêmement plaisant de revivre ces années musicales. Dommage qu’il n’y ait pas d’interview récente de Jean-Jacques Goldman. Et surtout, il méritait un documentaire bien mieux écrit.
Mais les images d’archives sont intéressantes comme ce morceau à la guitare, d’une chanson écrite pour lui et qu’il a fini par donner à Johnny Hallyday.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale

Avec le visage d'Omar Raddad dans Var Matin, 25 ans après le meurtre de Ghislaine Marchal, l'examen des scellés a révélé la présence de quatre ADN masculins et aucun n'appartient au jardinier condamné puis gracié dans cette affaire.

Des actes de vandalisme en série dans les Pyrénées Atlantiques, 22 sépultures ont été profanées en huit jours. À chaque fois, précise l'Eclair, les tombes ont été fouillées. 

Dans Vaucluse Matin, une famille au bord de la crise de nerfs. Depuis deux ans, l'humidité ronge leur appartement et leur demande de logement social reste pour l'instant sans réponse.

L'histoire du jour c'est celle d'un supermarché, un Carrefour, qui n'aime pas les jeunes.

C'est un peu le sketch de "t'as des baskets, tu rentres pas" quand le vigile les voit approcher, le message est clair : "ah non, vous ne pouvez pas rentrer. Ordre de la direction" et comme l’explique le vigile dans la Provence : "tout ce qui est lycéen, étudiant, avec un sac, dès qu'il y a un groupe, on ne laisse pas rentrer". Nous sommes là au Carrefour Market de Saint Loup à Marseille, situé juste en face d'un lycée où les élèves ont l'habitude à la mi-journée d'acheter leur casse-croute. Un responsable explique : "il y avait vol sur vol, des personnes ont été agressées. Après, dit-il, on ne peut pas faire de distinction". Donc, les jeunes dehors, certains ont prévenu la police qui n'a pas voulu prendre de plainte. Des parents d'élèves ont saisi la direction de Carrefour pour dénoncer des pratiques discriminatoires.

Xavier Yvon pour la presse américaine

A la Une de la presse américaine, il y a chez le vainqueur du débat d’hier mais ce n’est ni Trump, ni Clinton.

Non c’est Ken Bone. Si vous n’avez pas encore entendu parler de lui c’est juste parce que vous êtes en France et pas ici car il est partout, que ce soit à la télé, sur les réseaux sociaux ou dans les journaux. Le New York Times écrit : "une Amérique désespérée par l’horrible climat politique s’est trouvé un nouveau chéri : un électeur indécis au pull-over rouge".

Ken Bone était dans le public choisi pour interpeller les candidats et il a fait une impression incroyable quand il a posé sa question, à la fin de ce qui ressemblait à combat de boue. Il est apparu, tel un bisounours avec sa bouille ronde, ses lunettes, sa moustache et donc, son pull rouge et il a posé une question de fond.

"Quelle politique énergétique allez-vous mener pour répondre à nos besoins tout en respectant l’environnement et en limitant la casse sociale ?" question intéressée puisque Ken Bone, 34 ans, travaille dans une usine de charbon.

Il n’a pas tellement eu de réponse. Il a trouvé que les deux candidats ont passé trop de temps à s’invectiver : "d’aussi près c’était pas très confortable, a-t-il raconté au Washington Post, on aurait dit papa et maman qui se disputaient, on avait envie de se boucher les oreilles".

On a moqué sa dégaine, un déguisement avec ses vêtements est en vente sur internet pour Halloween, mais il a surtout attiré énormément de sympathie. Il gagné des milliers d’abonnés sur les réseaux sociaux et a même désormais sa chanson.

Ce qui est intéressant c’est que Ken Bone, c’est l’électeur indécis par excellence. Il avait un penchant pour Trump mais les réponses et l’attitude de Clinton l’ont "impressionné". Il pense que Donald Trump défendra mieux son job à lui, mais qu’Hillary Clinton sera meilleure pour l’Amérique. Conclusion : "je dois choisir entre mon intérêt personnel et le bien commun", c'est ce que l’on appelle de la politique.